Union europĂ©enne. Elle risque de se fracasser sur le dossier de l’immigration. Si l’Italie continue Ă  repousser les bateaux des ONG chargĂ©s de migrants, ses voisins ne tarderont pas Ă  s’invectiver, Ă  se barricader et le principe de libre circulation associĂ© aux accords de Schengen, dĂ©jĂ  malmenĂ©, sera dĂ©finitivement abandonnĂ©. Et le ministre italien de l’IntĂ©rieur, Matteo Salvini, s’est rapprochĂ© de ses homologues autrichien et allemand, dans un « axe » aux visĂ©es trĂšs politiques.

Les Premiers ministres du groupe de Visegrad (Hongrie, RĂ©publique tchĂšque, Slovaquie, Pologne) rĂ©unis Ă  Budapest cette semaine ont exclu de participer Ă  un mini-sommet europĂ©en sur l’immigration qui devrait se tenir Ă  Bruxelles.

Allemagne. L’avenir politique de Mme Angela Merkel semble en jeu aprĂšs l’entrĂ©e en rĂ©bellion de la CSU sur la politique migratoire. En cause, la dĂ©cision de la chanceliĂšre de bloquer un vaste projet de refonte de la politique d’asile prĂ©sentĂ© par son ministre de l’IntĂ©rieur. M. Seehofer veut renvoyer les migrants arrivant en Allemagne s’ils ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s par un autre pays dans la base de donnĂ©es de l’UE.

La chanceliĂšre qui a accueilli plus d’un million de migrants en 2015-2016, refuse le refoulement aux frontiĂšres au nom du droit et des principes de solidaritĂ© europĂ©ens qu’elle dĂ©fend. Si la question n’est pas rĂ©glĂ©e avant le prochain sommet europĂ©en des 28 et 29 juin, la coalition au Pouvoir depuis seulement trois mois pourrait voler en Ă©clats, ce qui conduirait Ă  de nouvelles Ă©lections.

Et comme si cela ne suffisait pas, Donald Trump a dĂ©gainĂ© son arme favorite, Twitter, pour s’immiscer dans la crise politique allemande : « Le peuple allemand est en train de se retourner contre ses dirigeants alors que l’immigration secoue la coalition dĂ©jĂ  fragile de Berlin. La criminalitĂ© en Allemagne est trĂšs en hausse. Grosse erreur dans toute l’Europe que de laisser entrer des millions de personnes qui ont si fortement et violemment changĂ© leur culture ! ».

Espagne. Une premiĂšre : le beau-frĂšre du roi Felipe VI, Iñaki Urdangarin, a Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© lundi 18 juin, Ă  8 heures, dans l’établissement pĂ©nitentiaire d’Avila, en Castille-et-Leon. Il aurait dĂ©tournĂ©, par l’intermĂ©diaire de l’institut Ă  but non lucratif Noos qu’il prĂ©sidait, plusieurs millions d’euros entre 2004 et 2007. En thĂ©orie, il devrait purger une peine de cinq ans et dix mois.

Instaurant un cordon sanitaire autour de lui, le roi a rĂ©duit la liste des membres appartenant Ă  la « famille royale » : ses parents, sa femme, ses deux filles. Et il a banni sa sƓur des Ă©vĂ©nements officiels et retirĂ© son titre de duchesse de Palma.

Le gouvernement socialiste s’en prend Ă  Franco. Pedro Sanchez a confirmĂ© son intention de dĂ©loger le dictateur dont la dĂ©pouille devrait ĂȘtre Ă©vacuĂ©e de la Valle de los CaĂŻdos.

Mariano Rajoy qui a abandonnĂ© son siĂšge de dĂ©putĂ© et de prĂ©sident du Parti populaire est redevenu simple fonctionnaire au bureau des hypothĂšques de Santa Pola, une station balnĂ©aire de la province d’Alicante. Ce retour Ă  la base est sans doute un moyen pour lui de rĂ©pondre Ă  ceux qui l’accusent d’avoir couvert les nombreuses affaires de corruption de son parti.

Italie. Matteo Salvini a confirmĂ© que plus aucun navire d’ONG humanitaire ne serait autorisĂ© Ă  entrer dans un port italien. Il s’en est pris nommĂ©ment Ă  deux unitĂ©s d’une ONG allemande, le Lifeline et le Seefuchs, « qui stationnent au large de la Libye en attendant d’embarquer leur cargaison d’ĂȘtres humains abandonnĂ©s en pleine mer par les trafiquants : qu’ils cherchent d’autres ports qui ne soient pas italiens. »

Au prochain Conseil europĂ©en, les 28 et 29 juin, Enzo Moavero, ministres des Affaires Ă©trangĂšres, va proposer « la crĂ©ation en Afrique de centres d’assistance, d’information et de protection, le long des routes de migration. »

Ces centres, a-t-il indiquĂ©, devront ĂȘtre surmontĂ©s du drapeau de l’Union europĂ©enne et ĂȘtre gĂ©rĂ©s par du personnel de tous les États membres de l’Union « pour garantir une coresponsabilitĂ© de tous les pays ».

Matteo Salvini crĂ©e la zizanie dans l’entente gouvernementale en voulant recenser les Roms : « Je veux savoir qui ils sont, combien ils sont, oĂč ils se trouvent. Pour ceux qui sont en situation irrĂ©guliĂšre, ce sera l’expulsion. Les Roms italiens, malheureusement, nous devrons les conserver chez nous ». Ils seraient entre 120 000 et 180 000 dans le pays.

Rome a annoncĂ© qu’elle ne ratifierait pas l’accord de libre-Ă©change entre le Canada et l’Union europĂ©enne (CETA). Pour le ministre de l’Agriculture, Gian Marco Centinaio (Ligue) des appellations d’origine contrĂŽlĂ©e sont menacĂ©es par le texte.

Hongrie. « Il est impossible d’installer un peuple Ă©tranger en Hongrie », tel est l’amendement constitutionnel soumis au Parlement. Et les dĂ©putĂ©s ont Ă©galement votĂ© un ensemble de lois intitulĂ©es « Stop Soros » du nom du milliardaire amĂ©ricano-hongrois pro-migrants et interdisant toute activitĂ© des ONG qu’il subventionne dans le pays.

Pays-Bas. Les Pays-Bas ont annoncĂ© vendredi leur retrait de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (Minusma), Ă  laquelle ils participent depuis 2014, pour intensifier leur contribution en Afghanistan.

RĂ©publique tchĂšque. Le Parti social-dĂ©mocrate tchĂšque (CSSD) va s’associer au mouvement populiste ANO du milliardaire ex-communiste Andrej Babis au sein d’une coalition gouvernementale soutenue au Parlement par les communistes.

Russie. Le Premier ministre, Dmitri Medvedev, a annoncĂ© la mise en Ɠuvre d’une rĂ©forme contenue dans un projet de loi qui aboutira « à partir de 2019, Ă©tape par Ă©tape, Ă  atteindre un Ăąge de dĂ©part Ă  la retraite Ă  65 ans pour les hommes en 2028, et 63 ans pour les femmes en 2034 ». L’espĂ©rance de vie ayant crĂ» aussi en Russie a rendu la mesure nĂ©cessaire rejoignant ainsi ses homologues europĂ©ens.

SuĂšde. Le Sverigedemokraterna, SD – les DĂ©mocrates de SuĂšde, parti nationaliste – est parvenue Ă  imposer sa description de la rĂ©alité : un pays en dĂ©liquescence, rongĂ© par la violence et les problĂšmes d’intĂ©gration. MĂȘme les sociaux-dĂ©mocrates, Ă  la tĂȘte du gouvernement depuis 2014, dĂ©peignent sombrement la SuĂšde plutĂŽt que de mettre en avant leurs propres rĂ©alisations. Le SD plane Ă  plus de 18 % dans les sondages.

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