Il Ă©tait une fois aux confins de la littĂ©rature
 la science-fiction !, cette apprĂ©hension tou­te particuliĂšre de notre futur comme certains s’imaginent qu’il ira – ou n’ira pas ! –, pour le meilleur ou pour le pire donc d’une hu­manitĂ© qui en a pourtant dĂ©jĂ  vue tant et tant


Star Wars

ConnaĂźtre l’avenir a toujours hantĂ© les hommes ; de la Pythie – l’oracle du temple d’Apollon Ă  Delphes – au Chaman – se voulant intermĂ©diaire avec les esprits divins – jusqu’à nos « voyants » contemporains – astrologues, cartomancien, mage, leurs disciplines sont tout aussi nombreuses que souvent suspectes – force est de constater cette obsession pour la prĂ©diction sous toute ses formes et toutes ses finalitĂ©s.

D’oĂč Ă  l’évidence cet engouement pour la littĂ©rature « d’anticipation » qui ne s’est jamais dĂ©menti depuis son apparition – que certains situent dĂšs l’AntiquitĂ© – mais dont la forme moderne au xixe siĂšcle a vĂ©ritablement connu son apogĂ©e au XXe.

Le prĂ©sent livre de RĂ©my Valat, comme son titre – Le KendĂŽ de maĂźtre Obi-WanÂź –, et davantage encore son sous-titre – « JedisÂź et samouraĂŻs : orientalisme, mĂ©diĂ©valismes et arts martiaux » – l’indiquent, est une Ă©tude sur un phĂ©nomĂšne cinĂ©matographique planĂ©taire, ce qui est la moindre des choses, dira-t-on, pour une saga romanesque baptisĂ©e aussi simplement que pompeusement : La Guerre des Ă©toiles.

RĂ©sidant depuis plusieurs annĂ©es au pays du Soleil Levant, pratiquant lui-mĂȘme ces arts martiaux qui sont le fil rouge de l’étude qu’il consacre Ă  l’Ɠuvre de George Lucas, RĂ©my Valat a donc dĂ©laissĂ© ses habituelles recherches historiques – ses prĂ©cĂ©dents ouvrages traitaient notamment de la Commune de Paris et du conflit algĂ©rien – pour cette juxtaposition des plus pertinentes entre ce cĂ©lĂšbre space opera, nĂ© de l’imagination d’un AmĂ©ricain « pur produit de la politique culturelle nord-amĂ©ricaine » – mais s’inspirant « de mondes rĂ©els ou imaginaires » – et les « cultures asiatiques en particulier. »

J’avoue que ce n’est pas ce qui m’était venu Ă  l’esprit aux premiers abords, lorsque adolescent, je dĂ©couvrais alors le premier Ă©pisode de Star Wars dans une salle de cinĂ©ma de Paris. Je trouvais « sur Ă©cran » ce que je ne croyais possible que « sur papier », ne connaissant alors principalement la science-fiction que par les romans « d’anticipation » de la collection Ă©ponyme des Éditions Fleuve noir, ou la lecture des revues Fiction ou Galaxies que les moins de vingt ans, hĂ©las pour eux ! n’ont guĂšre connaissance.

Si je restais alors « scotchĂ© » – selon une expression d’aujour­d’hui qui n’était nullement usitĂ©e alors – Ă  mon fauteuil, totalement hypnotisĂ© par un fabuleux univers, je le rattachais bien plus aux seuls westerns d’une enfance dont je venais de sortir
 qu’à cette chevalerie et ces cultures martiales japonaises que RĂ©my Valat a la juste ambition de nous faire redĂ©couvrir.

Nous ne pouvons que l’en remercier, tant cette vision me semble aujourd’hui bien plus exacte, mĂȘme si, comme l’auteur l’explicite dans son livre : « Star Wars est une alchimie de diffĂ©rents styles cinĂ©matographiques Ă  caractĂšre historique : les westerns, les peplums et les films de guerre en particulier. »

Si, « en un demi-siĂšcle, Star Wars s’est Ă©levĂ© au rang de mythe, une mythologie centrĂ©e sur deux thĂšmes majeurs : la Force et la chevalerie jedi », cette Ɠuvre devait forcĂ©ment puiser ses racines dans une culture plus que millĂ©naire


Une culture, certes
 mais également des références historiques incontestables.

RĂ©my Valat rappelle dans son livre, combien la mĂ©moire de la IIe Guerre mondiale reste vivace : dans Stars Wars, le « cĂŽtĂ© obscur de la Force », c’est le Japon nationaliste (ou fĂ©odal) et le IIIe Reich. « Star Wars met en scĂšne le mal, dont l’archĂ©type est le nazisme. Le chancelier Palpatine, alias Adolf Hitler, rĂšgne sur un Empire galactique, dont l’esthĂ©tique est celle de l’Allemagne nationale socialiste. »

Ce Japon fĂ©odal pourtant peuplĂ© d’authentiques guerriers, guerriers, fiers de leur identitĂ©, attachĂ©s Ă  leur honneur et Ă  leur part de libertĂ© acquise par les armes. Le samouraĂŻ n’est pas le « serviteur » (qui est la racine Ă©tymologique du nom « samouraĂŻ »), loin de lĂ  : hom­me brutal, mais non dĂ©nuĂ© de valeurs, le guerrier japonais choisit son maĂźtre. Ce sont ces guerriers, souvent en marge de la sociĂ©tĂ© qui vont Ă©crire l’histoire du Japon et, dans le cas des 47 rĂŽnins, façonner, au prix d’un travestissement de leurs motivations rĂ©elles, un idĂ©al chevaleresque amalgamant loyautĂ© et don de soi
 Alors que leur « lĂ©gitime dĂ©sobĂ©issance », comme l’Ă©crit RĂ©my Valat, Ă©tait un acte de rĂ©sistance Ă  l’ordre Ă©tabli, celui du shĂŽgun
 Un acte sans espoir pour lui rappeler ses racines identitaires.

Certes, les hĂ©ros de Star Wars se nomment eux-mĂȘmes les RĂ©sis­tants et combattent « L’Empire », mais leur nature est tout autre : le parallĂšle avec la IIe Guerre mondiale vient Ă  l’esprit Ă  l’évi­dence, on l’admettra aisĂ©ment.

NĂ©anmoins, quelques dĂ©cennies aprĂšs ces Ă©vĂ©nements, il est tout aussi possible de concevoir un autre parallĂšle, beaucoup plus contemporain : celui de la lutte – la Nouvelle RĂ©sistance – contre le Nouvel Ordre Mondial ou Mondialisation.

Certes, la lutte entreprise par une poignĂ©e d’« hĂ©rĂ©tiques » ne fait pas (encore ?) libre usage de sabre-lasers et, Ă  ce que l’on sache, aucune chevalerie nouvelle n’a fait son apparition
 pour l’heure !

« La mise sous tutelle Ă©conomique et culturelle, renforcĂ©e par la dé­mi­litarisation politique et morale » des peuples – notamment eu­ro­pĂ©ens, mais pas que ! – voulu par les tenants d’une Mondia­lisa­tion liberticide n’est guĂšre Ă©loignĂ©e du totalitarisme du chancelier Palpatine


Est-ce Ă  dire que les rĂ©sistances d’hier ne sont que les dictatures de demain ? À moins que de tous temps, les unes se soient toujours confondues avec les autres, les passions humaines se chargeant de les arbitrer.

Et il est clair que les supposées passions extra-terrestres, si extraordinairement mises en scÚnes dans Stars Wars, ne semblent guÚre différentes, elles non plus


Ainsi semble donc aller l’univers
 quel que soit le cĂŽtĂ© obscur de la Force !

Le kendĂŽ de MaĂźtre Obi-Wan de RĂ©my Valat, Éditions Dualpha.

Le kendĂŽ de MaĂźtre Obi-Wan de RĂ©my Valat, Éditions Dualpha.

Le kendĂŽ de MaĂźtre Obi-Wan de RĂ©my Valat, Éditions Dualpha, PrĂ©face de Philippe Randa, collection « Patrimoine du spectacle », 252 pages, 29 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99