Tous les dix mois, une compagnie d’un rĂ©giment de la 11e Brigade parachutiste est envoyĂ©e faire un sĂ©jour en Nouvelle CalĂ©donie. Au titre du 9e RĂ©giment de Chasseurs Parachutistes, j’ai eu l’honneur en 1967/1968 de faire partie du premier contingent qui, cette seule fois, Ă©tait un bataillon. Nous rĂ©novĂąmes un camp amĂ©ricain abandonnĂ© aprĂšs la Guerre. Notre mission Ă©tait d’assurer une prĂ©sence forte de la France. Le nickel n’y Ă©tait pas pour rien. Nous rencontrions les tribus avec lesquelles les relations Ă©taient bonnes ; nous respections la Coutume ; le lever des Couleurs dans le village Ă©tait un moment Ă©mouvant. Les Ă©vĂšnements d’OuvĂ©a seraient pour plus tard.

Pourquoi avoir institué deux collÚges en Nouvelle Calédonie ?

Pourquoi avoir institué deux collÚges en Nouvelle Calédonie ?

Mais je suis aussi un Français d’AlgĂ©rie, un « Pieds-noirs », un « DĂ©patrié ». Vous comprendrez donc pourquoi je suis les Ă©vĂšnements de Nouvelle CalĂ©donie avec attention et plus particuliĂšrement les rĂ©sultats du rĂ©fĂ©rendum du 4 novembre. Ceci m’amĂšne Ă  quelques rĂ©flexions.

On reproche aux Français d’AlgĂ©rie les deux collĂšges qui sĂ©paraient les votes et Ă©lus musulmans et europĂ©ens, en oubliant d’ailleurs :

– qu’il s’agissait d’un choix des gouvernements français, notamment socialistes ;

– qu’il s’agissait de respecter les Musulmans pour qui la Charia Ă©tait (et reste) supĂ©rieure aux lois de la RĂ©publique. Un musulman qui renonçait Ă  la Charia pouvait se faire Ă©lire dans l‘autre collĂšge. C’était le cas des fonctionnaires.

C’était « honteux » ? Mais alors pourquoi avoir instituĂ© deux collĂšges en Nouvelle CalĂ©donie ? Bien pour la France aprĂšs 1988, pas bien pour la France avant 1962 ?

On est en RĂ©publique ? Égalité ? Mais pourquoi empĂȘcher les Français installĂ©s depuis moins de 24 ans de voter ? Cela rappelle d’ailleurs De Gaulle qui a interdit aux Français d’AlgĂ©rie de voter le 8 avril 1962 au rĂ©fĂ©rendum sur les accords d’Évian qui pourtant allait dĂ©cider de leur destin.

La notion de « Peuple premier » (Kanak) est mise en avant par rapport Ă  celle de « Population de peuplement » (EuropĂ©ens, Kabyles, Wallisiens, Tahitiens, etc.) pour justifier ces coups de poignards plus que coups de canifs faits Ă  la dĂ©mocratie, Ă  l’égalitĂ© entre les hommes et Ă  la RĂ©publique. Bon !

Mais alors qu’en est-il pour l’AlgĂ©rie ? Les Arabes ne sont pas un « Peuple premier » en AlgĂ©rie, mais bien une « Population de peuplement » comme l’ont Ă©tĂ© aprĂšs eux un peu – car cantonnĂ©s Ă  des ports – Turcs et Espagnols, mais surtout les Français avec les tous les autres EuropĂ©ens. Le « Peuple premier » en AlgĂ©rie, c’était bien les BerbĂšres, dont les descendants sont aujourd’hui les Kabyles. Et mĂȘme les Juifs Ă©taient lĂ  avant les Arabes. Voir la reine berbĂšre La Kahena (Dyhia, Kahina) qui avait d’ailleurs certainement du sang juif. Bien pour les Kanaks, pas bien pour les Kabyles ?

Et puis cela Ă©tonnera certainement les plus jeunes dĂ©cervelĂ©s par nos mĂ©dias et l’enseignement, mais les « Peuples premiers » en Afrique du Sud, c’étaient bien les Portugais et les Hollandais, avant les Bantous (Xhosas, Zoulous, Sothos). Bien pour les kanaks, pas bien pour les Portugais et les Hollandais ?

Au Kosovo et en Bosnie, les « Peuples premiers » étaient bien slaves et pas musulmans (occupations turques environ 4 siÚcles à partir milieu du XVe siÚcle). Bien pour les Kanaks, pas bien pour les Serbes ?

C’est pourquoi, les accords de 1988 et 1998 Ă©taient un piĂšge, et quel qu’ait Ă©tĂ© le rĂ©sultat mĂ©diocre (grĂące Ă  ces manipulations lĂ©galisĂ©es par la loi) de ce rĂ©fĂ©rendum ou que seront les futurs rĂ©sultats des deux prochains, le corps Ă©lectoral Ă©tant quasiment figĂ© et le vent dĂ©mographique de l’Histoire n’allant pas dans le bon sens des « lĂ©galistes », je crains que l’appel des dirigeants LR de Nouvelle CalĂ©donie Ă  se rĂ©unir de nouveau autour de la table ne soit qu’un Ă©cran de fumĂ©e qui masque la rĂ©alitĂ© du sort rĂ©servĂ© Ă  nos Compatriotes.

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