Entretien avec Norbert Hofer, candidat Ă  l’élection prĂ©sidentielle en Autriche : « Je crois que ce serait un avantage pour notre pays de rejoindre le groupe de Visegrad », par Ferenc AlmĂĄssy.

Ferenc AlmĂĄssy a rĂ©alisĂ© un entretien par e-mail avec Norbert Hofer pour le VisegrĂĄd Post. Norbert Hofer est le candidat du FPÖ, parti national-libĂ©ral, et il se prĂ©sente Ă  la prĂ©sidence de l’Autriche le 4 dĂ©cembre. Son adversaire, Alexander Van der Bellen, est un radical indĂ©pendant d’extrĂȘme gauche, ancien chef des Verts, et soutenu par la gauche. Norbert Hofer et le FPÖ sont souvent prĂ©sentĂ©s dans les mĂ©dias occidentaux comme Ă©tant d’extrĂȘme droite, bien que leurs positions soient simplement conservatrices et Ă©conomiquement libĂ©rales.


Ferenc AlmĂĄssy : Monsieur Hofer, vous ĂȘtes le candidat actuel du parti libĂ©ral national de droite – on pourrait dire populiste – FPÖ pour la prĂ©sidence de la RĂ©publique autrichienne. Tout d’abord, expliquez-nous comment l’Autriche, qui a une rĂ©putation mondiale de sĂ©rieux et de fiabilitĂ©, est-elle capable de faire face Ă  une Ă©lection si dĂ©sordonnĂ©e ? De plus, la prĂ©sidence en Autriche est moins importante que dans des pays comme la France, les Etats-Unis ou la Russie. Quels changements votre victoire pourrait-elle apporter ?

Norbert Hofer : Je crois qu’il y a toujours des irrĂ©gularitĂ©s dans d’autres pays aussi, Ă  cet Ă©gard, l’Autriche n’est pas plus ou moins chaotique que les autres pays. Au contraire, je pense que l’abrogation de l’élection et sa rĂ©pĂ©tition ont prouvĂ© que le systĂšme juridique autrichien fonctionne. Bien sĂ»r, le report de la date des Ă©lections d’octobre Ă  dĂ©cembre a donnĂ© l’impression d’un grand trouble, mais j’ai dĂ©jĂ  dit qu’à mon avis, la dĂ©cision du gouvernement fĂ©dĂ©ral Ă©tait correcte, car des cartes Ă©lectorales mal conçues auraient pu empĂȘcher au final un rĂ©sultat d’élection valide. Je suis certain que l’élection sera honnĂȘte et bien conduite cette fois et que chaque vote sera comptĂ©.

FA : Il y a un an, lorsque la Hongrie a Ă©rigĂ© sa clĂŽture sur la frontiĂšre sud afin d’arrĂȘter l’afflux massif de migrants clandestins, le gouvernement autrichien a critiquĂ© durement Viktor OrbĂĄn. Le gouvernement autrichien a changĂ© au mois de mai cette annĂ©e et, bien qu’il soit encore un gouvernement de centre-gauche, il a commencĂ© Ă  utiliser une rhĂ©torique populiste et Ă  lutter contre l’immigration clandestine. Pensez-vous qu’il est sincĂšre, ou qu’il s’agit juste d’un coup politique pour mettre des bĂątons dans les roues du FPÖ ? Et pensez-vous que cela pourrait affecter les Ă©lections, reportĂ©es Ă  deux reprises, qui devraient se tenir le 4 dĂ©cembre ?

Norbert Hofer : La restructuration du gouvernement est devenue nĂ©cessaire du cĂŽtĂ© des sociaux-dĂ©mocrates Ă©tant donnĂ© que leur ancien chancelier fĂ©dĂ©ral Werner Faymann a dĂ©missionnĂ©. Certains ministres ont Ă©galement Ă©tĂ© nommĂ©s par le SPÖ. Certains ministres, tant du SPÖ que de l’ÖVP, tentent de faire une politique raisonnable, mais il semble qu’ils ne soient pas encore en mesure d’agir de maniĂšre appropriĂ©e contre la majoritĂ© du gouvernement fĂ©dĂ©ral autrichien.

Pour lire la suite de cet entretien paru sur le VPost, cliquez ici.

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