« J’ai Ă©tĂ© horrifiĂ© que la politique allemande d’ouverture des frontiĂšres se poursuive si brutalement. »

L’ancien gĂ©nĂ©ral allemand Joachim Wundrak, trois Ă©toiles, veut devenir maire de Hanovre pour l’AfD. Il accuse la chanceliĂšre allemande d’une politique « anti-allemande » visant Ă  « dĂ©nationaliser » l’Allemagne.

Monsieur Wundrak, vous avez été membre de la CDU pendant six ans. Vous avez démissionné en 2014, pourquoi ?

J’ai dĂ©jĂ  vu alors que la politique migratoire du gouvernement fĂ©dĂ©ral Ă©tait complĂštement hors de contrĂŽle et que la police fĂ©dĂ©rale Ă©tait mĂȘme empĂȘchĂ©e de rĂ©tablir l’ordre.

Qu’avez-vous pensĂ© quand la crise des rĂ©fugiĂ©s a Ă©clatĂ© un an plus tard ?

J’ai Ă©tĂ© horrifiĂ© que la politique allemande d’ouverture des frontiĂšres se poursuive aussi brutalement. Mais je n’ai pas rejoint l’AfD Ă  l’Ă©poque. J’espĂ©rais que la dissolution des frontiĂšres n’Ă©tait pas un calcul politique.

Vous sous-entendez donc une perte délibérée de contrÎle de la part du gouvernement ?

Je n’irais pas aussi loin : Bien sĂ»r qu’elle ne voulait pas perdre le contrĂŽle. Mais elle l’a acceptĂ© avec sa politique. En 2017, la chanceliĂšre allemande Angela Merkel a dĂ©clarĂ© qu’elle ne voyait pas ce qu’elle aurait dĂ» faire diffĂ©remment. En d’autres termes, rĂ©trospectivement, elle n’a rien compris. Quand j’ai entendu cela, j’ai dĂ©cidĂ© de rejoindre l’AfD. Mais j’y ai bien rĂ©flĂ©chi. Parce que je savais qu’il y avait des risques. […]

L’AfD n’est pas particuliĂšrement populaire auprĂšs du personnel de commandement de la Bundeswehr.

L’AfD suscite certainement des rĂ©actions nĂ©gatives chez certains officiers. Mais la politique partisane n’est pas discutĂ©e pour des raisons de camaraderie, et je pense que c’est correct. Pendant longtemps, j’ai Ă©galement Ă©tĂ© d’avis que les officiers ne devraient pas s’engager dans la politique partisane. Le fait que j’ai quand mĂȘme rejoint la CDU en 2008 est dĂ» au glissement Ă  gauche en Allemagne et finalement Ă  l’affaire Ypsilanti. J’avais le sentiment que je devais envoyer un signal clair.

Friedrich Merz, politicien de la CDU, a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© dans une interview au journal Bild que son parti risque de perdre le soutien de la police et de l’armĂ©e. A-t-il raison ?

C’est certainement un problĂšme pour la CDU/CSU. L’AfD est le seul parti qui soutient pleinement la Bundeswehr [NDLR : l’armĂ©e allemande]. Cependant, l’appui de l’AfD dans les milieux policiers est susceptible d’ĂȘtre encore plus important que parmi les soldats.

Pour quelle raison?

Parce que les camarades de la police constatent tous les jours dans la rue les dérives de la politique allemande. Ils se trouvent aux premiers rangs, au front.

« Lorsqu’on Ă©coute les discours de l’AfD au Bundestag, je dois le dire : C’est du pur bon sens. »

Hier, votre parti vous a dĂ©signĂ© comme candidat aux Ă©lections municipales de Hanovre avec 98 % d’approbation. Dans votre discours, vous avez dĂ©crit la libertĂ©, la raison et la responsabilitĂ© comme des termes clĂ©s de votre vie. L’AfD est-elle un parti raisonnable?

Oui. Mais savez-vous une certaine chose? Personne ne lit notre programme. Si vous le lisez, vous aurez une impression diffĂ©rente de ce parti. Le programme AfD d’aujourd’hui s’inscrit dans le droit fil du programme CDU de 2003 et j’ai mĂȘme juxtaposĂ© les deux programmes une fois. En Ă©coutant les discours de l’AfD au Bundestag, je dois dire que c’est du pur bon sens.

[…]

Lors de votre premiĂšre, vous avez dĂ©clarĂ© que « beaucoup de choses ont dĂ» mal fonctionner quand une grande partie du spectre de la gauche, y compris la chanceliĂšre d’un parti autrefois plutĂŽt conservateur, se positionne comme anti-allemand « . Qu’entendez-vous par « anti-allemand » ?

Je veux parler de la tendance de l’Allemagne Ă  s’Ă©loigner de plus en plus de l’État-nation. Madame Merkel a prĂȘtĂ© serment sur l’Allemagne, mais elle a dĂ©jĂ  du mal Ă  parler d’un peuple allemand. Elle prĂ©fĂšre parler de « population ». Beaucoup de politiciens allemands ont du mal Ă  s’engager pour leur propre nation. MĂȘme la protection de leurs propres frontiĂšres n’est plus un objectif prioritaire. L’Allemagne cĂšde de plus en plus de souverainetĂ© Ă  l’UE, Ă  la Banque centrale europĂ©enne et aux organisations supranationales. Je ne pense pas que ce soit juste. L’État-nation est la premiĂšre forme d’organisation de l’Allemagne. LĂ  oĂč les structures deviennent trop grandes, un esprit antidĂ©mocratique Ă©merge rapidement.

(Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch).

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