Au mois de septembre 2018, Laurence Rossignol a déposé devant le Sénat, une proposition de loi visant à supprimer le droit pour les professionnels de santé, médecins, sages-femmes, infirmiÚres et auxiliaires médicaux, de refuser de pratiquer ou de participer à une interruption volontaire de grossesse.

Cet acharnement politique contre la clause de conscience rĂ©vĂšle le profond malaise qui habite notre pays : malgrĂ© les tentatives pour banaliser ce geste, l’avortement nous pose Ă  tous un vrai cas de conscience.

Aux professionnels de santĂ© d’abord.

Le Dr de Rochambeau, prĂ©sident du SYNGOF, a affirmĂ© il y a quelques semaines que la clause de conscience lui permettait de ne pas pratiquer d’IVG, qu’il juge contraire Ă  sa mission de soignant. PlutĂŽt que d’entendre le trouble mĂ©dical manifestĂ© par cette dĂ©claration, le gouvernement s’est scandalisĂ© de ce qu’il voit comme une volontĂ© des mĂ©decins de contrĂŽler le corps des femmes. Il aurait peut-ĂȘtre fallu l’entendre uniquement comme l’expression d’une prise de conscience mĂ©dicale de la contradiction entre la pratique de l’avortement et la mission du mĂ©decin : retirer une vie d’un cĂŽtĂ©, soigner de l’autre. Tandis que la clause de conscience des pharmaciens a Ă©tĂ© abandonnĂ©e dĂ©jĂ  depuis 2016, que des quotas d’IVG ont Ă©tĂ© instituĂ©s dans les hĂŽpitaux comme des critĂšres de bonne conduite, qu’en 2017 une loi sur le dĂ©lit d’entrave a l’IVG a Ă©tĂ© adoptĂ©e par le Parlement pour contrer les informations sur les alternatives Ă  l’avortement, le gouvernement a pour seule rĂ©ponse Ă  la dĂ©tresse de ces mĂ©decins, le mĂ©pris de leur conscience.

Mais l’avortement est aussi un cas de conscience pour tous les citoyens


L’annonce d’une grossesse est bien souvent accompagnĂ©e d’inquiĂ©tude et de difficultĂ©s. C’est trop tĂŽt, trop tard, pas le bon pĂšre, pas le moment financiĂšrement
 alors se pose la question : faut-il aller jusqu’au bout et donner vie Ă  un enfant non dĂ©siré ? Le cas de conscience se pose quand le dĂ©sir et la connaissance du bien Ă  faire sont en contradiction. Le cas de conscience se pose Ă  toutes les femmes qui ne veulent pas de cet enfant, mais qui savent que supprimer sa vie n’est un bien ni pour lui, ni pour elle. Il se pose Ă  tous les pĂšres qui ne savent comment accepter ce nouvel ĂȘtre mais dont le refus suppose d’abandonner la femme enceinte. Il se pose Ă  chaque personne confrontĂ©e Ă  cette question dans son travail, auprĂšs de ses amis ou de sa famille : comment accompagner une grossesse difficile quand nous ne sommes pas directement concernĂ©s, quand il serait tellement plus simple d’ignorer le problĂšme ?

Face aux multiples situations oĂč nous avons Ă  faire face Ă  la question de l’avortement, la conscience est cette capacitĂ© que nous avons Ă  Ă©viter le chemin de l’aveuglement ou de l’indiffĂ©rence. La conscience est lĂ  pour nous rappeler que supprimer une vie n’est jamais la solution, mĂȘme quand son accueil est difficile.

Face Ă  ces attaques contre l’objection de conscience, nous en appelons Ă  la responsabilitĂ© et Ă  la conscience de chacun. Quel monde voulons-nous pour demain ? Quel monde voulons-nous pour les futures mĂšres, pour nos enfants, pour les femmes en difficultĂ© ? Quel monde voulons-nous pour les professionnels sommĂ©s de faire un choix que leur conscience rĂ©prouve ?

En notre Ăąme et conscience, nous devons refuser la fatalitĂ© de l’avortement. Nous voulons reconstruire une sociĂ©tĂ© oĂč une grossesse est soutenue, oĂč les maternitĂ©s difficiles sont accompagnĂ©es, oĂč les mĂ©decins sont lĂ  pour les soigner. Nous voulons une communautĂ© politique oĂč les mĂ©tiers sont respectĂ©s, oĂč le geste mĂ©dical ne se retourne pas contre la vie de l’enfant Ă  naĂźtre.

Contre la marche de la mort, nous vous appelons à marcher pour la vie !

Marche pour la Vie 2019

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