Lucie Laurier fait partie des actrices les plus connues du QuĂ©bec, avec une participation Ă  une dizaine de films et d’innombrables tĂ©lĂ©sĂ©ries. Membre bien en vue de la jet-set quĂ©bĂ©coise, elle fut mĂȘme la compagne du magnat des mĂ©dias et ancien chef du Parti quĂ©bĂ©cois Pierre-Karl PĂ©ladeau. C’est dire Ă  quel point elle faisait partie du gratin artistique quĂ©bĂ©cois. Faisait, car depuis peu, elle a Ă©tĂ© exclue du monde bien sĂ©lect dont elle faisait partie.

La raison de son exclusion est fort simple : depuis quelques semaines, elle remet en question sur les réseaux sociaux le narratif officiel sur le covid-19 et questionne les mesures imposées par les gouvernements occidentaux.

Depuis, elle se fait taxer de conspirationniste. On appelle ouvertement Ă  sa censure et elle est dĂ©noncĂ©e Ă  droite et Ă  gauche par divers bien-pensants, adeptes d’une rectitude politique extrĂȘme et sans faille. Une seule pensĂ©e doit prĂ©valoir, celle du gouvernement. Toute remise en cause du narratif officiel Ă©quivaut Ă  la mise au ban de la sociĂ©tĂ©.

La question ici n’est pas de savoir si les propos de Lucie Laurier sont fondĂ©s ou non. Certaines questions sont plus que lĂ©gitimes, certaines affirmations sont particuliĂšrement lucides, d’autres un peu moins, libre au lecteur de juger par lui-mĂȘme en se rendant sur la page de l’actrice. Le vĂ©ritable enjeu dans le cas Laurier, est la libertĂ© de penser. Celle de dire que 2+2 font 4.

Le fait qu’elle se soit fait lĂącher par son agence, par peur de reprĂ©sailles, dĂ©montre la couardise de notre sociĂ©tĂ© et Ă  quel point l’indĂ©pendance d’esprit est absente. L’ensemble des artistes, qui aiment se considĂ©rer comme des esprits libres et indĂ©pendants, auraient dĂ» se ranger derriĂšre elle pour dĂ©fendre son droit Ă  la diffĂ©rence, Ă  l’opinion, Ă  la libertĂ© d’expression. Mais, lorsque ces artistes invoquent ces droits et libertĂ©s, c’est pour Ăąnonner un discours prĂ©fabriquĂ©, prĂ©visible, conformiste. Quand l’un d’eux se sĂ©pare du lot et se rebelle face Ă  ce conformisme, les masques tombent et on rejette ces fameuses libertĂ©s dont on aimait se draper quand il s’agissait de rĂ©pĂ©ter les discours monolithiques du systĂšme.

L’écrivain Robert Poulet avait vu juste lorsqu’il affirmait prophĂ©tiquement que « nous allons vers un temps oĂč tous ceux, de moins en moins nombreux, qui osent penser autrement que les dĂ©tenteurs du pouvoir seront mis Ă  l’écart de la vie sociale, traitĂ©s comme des malades contagieux, qu’il convient d’intimider d’abord, d’éliminer ensuite ».

Aujourd’hui, en pleine pandĂ©mie, les pestifĂ©rĂ©s, ceux dont on craint la contagion, ce sont ceux qui osent aller Ă  contre-courant.

Thomas Jefferson affirmait que la libertĂ© d’expression Ă©tait le socle de la dĂ©mocratie. Si on ne peut ĂȘtre en dĂ©saccord avec une loi, une mesure gouvernementale ou les idĂ©es vĂ©hiculĂ©es par les Ă©lites, alors comment faire changer la sociĂ©tĂ©? Comment la faire Ă©voluer? C’est Ă©videmment chose impossible. Lorsque la seule libertĂ© est de rĂ©pĂ©ter ce que dit officiellement le gouvernement, il s’agit d’une tyrannie. Les dictatures dictent quoi penser, alors que les hommes libres, dont Lucie Laurier, apprennent Ă  penser par eux-mĂȘmes. La tyrannie peut se cacher sous une apparence de dĂ©mocratie, avec diffĂ©rents partis, mais ce n’est qu’illusion si tout le monde est forcĂ© d’adopter de grĂ© ou de force le mĂȘme discours. C’est ce que Tom Sunic, qui connut tant le communisme que la dĂ©mocratie libĂ©rale, appelait le soft totalitarisme en opposition avec le hard totalitarisme des rĂ©gimes staliniens, maoĂŻstes et autres.

La libertĂ© est limitĂ©e dans les deux cas, seule l’apparence est conservĂ©e dans notre rĂ©gime.

Les artistes et l’ensemble de la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise devraient faire front derriĂšre Laurier. Non pas nĂ©cessairement pour dĂ©fendre ce qu’elle dit, mais pour dĂ©fendre son droit de le dire.

C’est le principe mĂȘme de la dĂ©mocratie, Ă  moins qu’on admette ouvertement que nous n’en sommes pas une.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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