Ça, c’est fait ! La vie peut reprendre son cours normal, Emmanuel Macron son programme en accĂ©lĂ©rĂ© et l’Union europĂ©enne sa course folle destructrice. Rien ne changera par rapport Ă  la situation prĂ©cĂ©dente avec quelques Ă©cologistes en plus et une poignĂ©e de nationaux populistes dispersĂ©s en trois groupes famĂ©liques.

europe

Le « raz-de-marĂ©e » national-populiste n’a pas eu lieu : quelques Ă©lus en plus ici, quelques autres en moins lĂ , stagnation ailleurs. Au final, les peuples bien informĂ©s et mis en condition, ont votĂ© massivement (avec « seulement » 48 % d’abstentions en Europe comme en France) pour la « droite », le « centre » et la « gauche » comme d’habitude, Ă  epsilon prĂšs et avec une redistribution entre le PPE, les sociaux-dĂ©mocrates et l’AELE (groupe « macronien »).

En France, le RN arrive en tĂȘte de trĂšs peu, et malgrĂ© un million de voix supplĂ©mentaires par rapport Ă  2014, baisse en pourcentage. Les 200 000 voix qui le sĂ©parent de LREM donnent un goĂ»t amer Ă  cette courte victoire qui a frĂŽlĂ© la dĂ©faite et qui rend triomphants LREM et les Ă©lites qui martĂšlent le fait que finalement 70 % des Ă©lecteurs ont votĂ© pour l’Union europĂ©enne actuelle. Et c’est malheureusement vrai. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes.

Enfin, l’impossibilitĂ© de convergences entre les diffĂ©rents nationaux-populistes obsĂ©dĂ©s par le mythe de souverainetĂ©s nationales Ă©troites, obĂšre gravement l’impact d’élections qui auraient pu aboutir Ă  un groupe dominant de plus de 170 dĂ©putĂ©s « anti-UE » qui s’éclatent finalement en trois groupes d’une cinquantaine de dĂ©putĂ©s sans pouvoir. Cette situation montre encore une fois qu’une Europe des souverainetĂ©s d’États-nations traditionnels est impossible Ă  construire pour assurer son devenir. Une Europe fĂ©dĂ©rale des peuples est la seule issue Ă  une Europe qui va s’enlisant de plus en plus dans ses contradictions Ă  la plus grande joie des puissances Ă©conomico-financiĂšres mondialistes.

En revanche la vĂ©ritable poussĂ©e Ă©lectorale vient des Écologistes dont la principale caractĂ©ristique est de se situer Ă  gauche voire Ă  l’extrĂȘme gauche avec un zeste de snobisme bobo de bon aloi et un engouement Ă  la mode d’une partie de la jeunesse qui succĂšde d’une certaine maniĂšre aux anciens gauchistes et pacifistes d’antan.

Le reprĂ©sentant du WWF interrogĂ© sur Europe 1 rĂ©pondait tranquillement Ă  une auditrice « qu’on ne peut qu’ĂȘtre de gauche quand on est Ă©cologiste »  L’écologie politique n’est qu’une branche habile d’une idĂ©ologie politique droit-de-l’hommienne, « humaniste », internationaliste, adepte d’une mixitĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e, et rĂȘvant d’un monde Ă  15 ou 20 milliards d’humains.

En rĂ©alitĂ©, l’écologie politique idĂ©ologique qui triomphe actuellement est une superbe mystification qui fait saliver tous les partis politiques traditionnels. L’écologie politique est en fait le contraire de la protection de la Nature. L’écologie politique officielle met l’homme au centre de ses prĂ©occupations lĂ  oĂč une vĂ©ritable Ă©cologie met la Nature elle-mĂȘme au premier plan. Et cela change tout fondamentalement.

L’objectif devrait ĂȘtre de rĂ©tablir les Ă©quilibres naturels, notamment en termes de dĂ©mographie humaine comme animale, sur un mĂȘme plan. IntĂ©grer comme une Ă©vidence idĂ©ologique de progressistes un dĂ©veloppement humain au prix d’une quasi-disparition des dĂ©mographies animales et de la destruction de la flore et des ressources que nous offre la Nature, est la ligne effective des Écologistes quoi qu’ils en disent. Leur « politique » ne peut mener qu’à cette conclusion. Tout comme l’idĂ©e d’un progrĂšs perpĂ©tuel est la solution prĂŽnĂ©e par ces Écologistes aux propos prĂ©tendument incontournables parce que culpabilisants et alarmistes.

Si la situation du monde et de la Nature est en effet devenue dramatique, ce ne sont certainement pas les utopies idĂ©ologiques des Écologistes qui apporteront des solutions. Mais ils ont rĂ©ussi Ă  enfermer tout dĂ©bat (s’il en existait un
) dans une alternative entre eux et les saccageurs de la PlanĂšte incarnĂ©s par tous ceux qui sont leurs adversaires politiques. Alors que l’écologie devrait ĂȘtre un sujet transversal totalement dĂ©connectĂ© de tout partisanisme politique d’ailleurs largement mis Ă  mal depuis quelques annĂ©es par ailleurs. Mais le discours de M. Jadot le soir de son « triomphe » (Ă  13 %
) Ă©tait consacrĂ© en partie Ă  fustiger l’« extrĂȘme droite » et le danger du chaos reprĂ©sentĂ© par le Rassemblement national.

Autrement dit si vous votez pour le RN vous n’avez pas le droit d’ĂȘtre Ă©cologiste. De mĂȘme si vous dĂ©fendez la cause animale vous devez voter pour le Parti animaliste, proche et d’ailleurs assimilĂ© Ă  EELV. Cette dialectique est insupportable et malsaine mais porte ses fruits Ă©lectoralement.

La dĂ©mographie humaine galopante est la seule catastrophe Ă©cologique qui entraĂźne toutes les autres. Mais de cela les Écologistes ne veulent tenir aucun compte idĂ©ologiquement.

Au terme de la pĂ©riode Ă©lectorale qui s’achĂšve, le constat ne peut qu’ĂȘtre dĂ©solant : l’Europe s’enlise dans une morne plaine dĂ©solĂ©e et fait les yeux doux aux nouveaux pacifistes babacool mondialistes incarnĂ©s par des « Verts » qui se renforcent dans leurs principes politiques mortifĂšres.

La route risque d’ĂȘtre longue pour libĂ©rer les peuples et rĂ©tablir les vĂ©ritables Ă©quilibres naturels. En espĂ©rant qu’elle ne sera pas coupĂ©e trop tĂŽt.

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A propos de l'auteur

Richard Dessens

Enseignant pendant plusieurs annĂ©es dans une Ă©cole prĂ©paratoire aux concours d’entrĂ©e aux IEP et Écoles de journalisme, Richard Dessens crĂ©e et dirige parallĂšlement une troupe de thĂ©Ăątre dans la rĂ©gion de Montpellier. Docteur en droit, DEA de philosophie et licenciĂ© en histoire, il est l’auteur d’ouvrages de philosophie et d’histoire des idĂ©es politiques, de relations internationale. Il a entres autres livres publiĂ© aux Ă©ditions Dualpha "Henri Rochefort ou la vĂ©ritable libertĂ© de la presse", "La dĂ©mocratie interdite" et "Histoire et formation de la pensĂ©e politique".

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