Emmanuel Macron, bien qu’ayant Ă©tĂ© l’élĂšve du philosophe Paul RicƓur, semble contrevenir aux principes Ă©lĂ©mentaires de la social-dĂ©mocratie, voire ceux du libĂ©ralisme social.

Gilets jaunes

La question de la violence dans les conflits politiques n’a jamais Ă©tĂ© aussi d’actualitĂ© depuis le dĂ©but de la contestation sociale dite « des Gilets jaunes », et ce comme le dĂ©crit Baptiste Legrand de L’Obs dans son article du 13 janvier (cliquez ici).

Les provocations, les intimidations, les menaces de mort et les agressions gratuites fusent : entre des manifestants et des Ă©lus, des dĂ©guisĂ©s en Gilets jaunes et des journalistes, des Gilets jaunes et des Gilets jaunes et entre des politiques eux-mĂȘmes. Violence verbale contre violence verbale, ou bien violence physique contre violence verbale
 Personne n’est Ă©pargnĂ©. Le problĂšme est que seule la violence visible serait insupportable pour l’ordre libĂ©ral-libertaire. VoilĂ  une autre forme de puritanisme : « Couvrez ce poing que je ne saurais voir ».

RĂ©sultat : le PrĂ©sident Macron fait profil bas et essaie tant bien que mal de ne pas cĂ©der Ă  son instinct primaire, le mĂ©pris de classe. La crise actuelle est, sur le plan philosophique, autant celle de l’humanisme que celle de l’individualisme. Parce que l’individu est Ă  la politique ce que l’atome est Ă  la physique : celui-ci est une bombe Ă  retardement. Dans ce contexte Ă©lectrique, tout le monde perd son sang-froid, y compris les intellectuels : certains justifient l’usage de la violence du cĂŽtĂ© des Gilets jaunes alors que d’autres rĂ©clament celui des armes lĂ©tales par les forces de l’ordre. Tels sont les signes d’une sociĂ©tĂ© en perdition oĂč la haine attire exponentiellement la haine.

Il faut donc savoir si la grave crise sociale que traverse actuellement le pays relĂšve de la rĂ©volte ou de la rĂ©volution. Car, entre demander la dĂ©mission du gouvernement et exiger celle du PrĂ©sident, il n’y a qu’un pas. Et quand les cyniques pensent qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des Ɠufs, les esprits belliqueux ajoutent que « la guerre est la simple continuation de la politique par d’autres moyens » (Clausewitz). C’est un fait : que ce soit en interne comme en externe, les civilisations n’échappent jamais Ă  la sempiternelle dialectique de la guerre et de la paix (Ă©voquĂ©e par HĂ©raclite d’ÉphĂšse). Devant un mouvement Ă  la tonalitĂ© de plus en plus rĂ©volutionnaire, le jeune monarque prĂ©sidentiel sera appelĂ© Ă  se muter en LĂ©viathan.

Dans une sociĂ©tĂ© libĂ©rale oĂč « l’homme est un loup pour l’homme » (Thomas Hobbes), Jupiter tient Ă  rester insaisissable tel un serpent. D’ailleurs, beaucoup confondent en lui charme et charisme. À prĂ©sent, la France ressemble Ă  un foyer de cinq enfants turbulents tenus Ă  bout de bras par une pauvre mĂšre cĂ©libataire. OĂč est la figure emblĂ©matique du PĂšre ? VoilĂ  sans doute Ă  quoi mĂšne l’apologie pompeuse des familles non-traditionnelles. Pourtant fĂ©ru de philosophie, Macron devrait mĂ©diter la formule de Pascal : « L’homme n’est ni ange ni bĂȘte, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bĂȘte. »

Le rĂŽle de tout politique en social-dĂ©mocratie est de veiller Ă  ce que le recours Ă  la violence soit toujours proportionnĂ© Ă  l’agression. Tel un chef d’établissement public, il doit veiller Ă  ce que la poussiĂšre reste sous le tapis. N’ayant jamais exercĂ© de mandat local, Macron n’a pas le goĂ»t pour les territoires. Il n’a clairement pas le sens de l’Histoire et n’est pas en mesure de comprendre que la France est une nation avant d’ĂȘtre une administration.

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