Il est Ă©vident qu’il faut lutter efficacement contre la pollution des fleuves et des riviĂšres et celle de l’atmosphĂšre respirable par les rejets domestiques, agricoles et industriels. Toutefois cette action, nĂ©cessaire voire indispensable, ne peut qu’avoir des effets limitĂ©s : l’écosystĂšme est bien plus perturbĂ© par Dame nature que par l’humanitĂ©, ses animaux domestiques et ses usines.

Les matiĂšres organiques, rejetĂ©es par le monde animal, sont pour l’essentiel dĂ©composĂ©es par les lits bactĂ©riens des stations d’épuration ou le seront lorsque l’on aura appris l’hygiĂšne publique aux pays attardĂ©s.

Les hydrocarbures devraient ĂȘtre brĂ»lĂ©s (ce qui dĂ©gage des « gaz Ă  effet de serre » !) et les mĂ©taux lourds (plomb, mercure, cadmium, chrome, titane, etc.) recyclĂ©s. Le chlore est biologiquement recyclable, quant au calcium il est indispensable aux vĂ©gĂ©taux et aux animaux.

Les phosphates des dĂ©tergents, les phosphates et les dĂ©rivĂ©s nitrĂ©s provenant de l’utilisation des engrais, indispensable Ă  la productivitĂ© agricole, stimulent la production d’algues qui pompent l’O2 (l’oxygĂšne) aquatique, ce qui diminue indĂ©niablement la faune des lacs et cours d’eau. Divers procĂ©dĂ©s sont envisageables pour pallier cette production d’agents polluants, qui tous sont onĂ©reux, mais ce traitement des eaux entre dans le cadre de l’entretien des infrastructures par l’État. PlutĂŽt que de financer des parasites sociaux, les États ont le devoir de restaurer la qualitĂ© de ce qui est dĂ©tĂ©riorĂ© par l’activitĂ© humaine.

De mĂȘme, le soi-disant drame Ă©cologique induit par l’accumulation des rĂ©sidus de matiĂšres plastiques – il en existe plusieurs dizaines de variĂ©tĂ©s – est inexistant. L’expĂ©rience du devenir des objets en matiĂšre plastique dĂ©versĂ©s dans les ocĂ©ans par les riverains et les marins rend trĂšs optimiste : la nature s’adapte, tandis que l’homme, accablĂ© par sa bĂȘtise, geint et ne propose que de crĂ©er de nouvelles taxes. En l’occurrence, de trĂšs nombreuses espĂšces de bactĂ©ries aĂ©robies (dont les vibrions, soit des agents de mĂȘme famille que ceux du cholĂ©ra) dĂ©gradent les particules, les utilisant comme sources de carbone et d’hydrogĂšne.

Les oxydes d’azote (NO et NO2) et de soufre (SO2), constituants des cĂ©lĂšbres « pluies acides », sont nocifs pour la santĂ© des insuffisants respiratoires et des asthmatiques, autant que pour les arbres feuillus. On peut en rĂ©duire la production en limitant la production d’électricitĂ© par les centrales au fuel et au charbon, mais il est impossible de limiter le trafic routier ou aĂ©rien qui en gĂ©nĂšre d’énormes quantitĂ©s… on peut bien sĂ»r en revenir Ă  la bicyclette ou aux diligences, mais cela pose un problĂšme d’efficacitĂ©.

Le problĂšme est bien plus complexe pour ce qui est des « gaz Ă  effet » de serre et de leur retentissement sur le climat : la nature en produit Ă©normĂ©ment plus que l’activitĂ© humaine et animale, ce qui introduit un autre chapitre. Quelles sont les causes rĂ©elles des perturbations majeures du climat : d’abord et avant tout le fonctionnement de l’étoile Soleil et la mĂ©canique des fluides sur la planĂšte Terre.

L’émission des rayons solaires est variable. Par pĂ©riodes de 11 Ă  12 annĂ©es, surviennent des Ă©ruptions qui dĂ©clenchent un petit rĂ©chauffement dont les consĂ©quences ne sont pas identiques en tout point de la Terre (et des autres planĂštes) : elles dĂ©pendent de l’inclinaison de l’axe planĂ©taire. L’épaisseur de la couche d’ozone (O3) et celle de la couche de nuages ou de poussiĂšres modifie Ă©normĂ©ment le retentissement des rayons solaires sur la planĂšte
 leur accroissement (par exemple aprĂšs une sĂ©rie d’éruptions volcaniques) explique les courts Ă©pisodes de refroidissement d’un hĂ©misphĂšre.

Pour les groupements humains vivant en zones exposĂ©es, les cycles Ă©ruptifs solaires sont corrĂ©lĂ©s Ă  une augmentation des cancers de la peau et des accidents vasculaires thrombotiques, cĂ©rĂ©braux et coronariens – sur des artĂšres aux parois trop riches en dĂ©pĂŽts lipidiques, ce qui est liĂ© Ă  une suralimentation et Ă  un dĂ©faut d’exercice physique : l’homme se fait bien plus de mal qu’il n’en fait Ă  Dame Nature.

Sur Terre, le climat est surtout influencĂ© par l’activitĂ© volcanique, le dĂ©placement de l’axe gĂ©omagnĂ©tique et les Ă©lĂ©ments atmosphĂ©riques : eau, O3, gaz dits Ă  effet de serre (CO2 – gaz carbonique ou dioxyde de carbone – et mĂ©thane) qui diminuent le refroidissement planĂ©taire nocturne. Ces Gaz Ă  effet de serre furent Ă©tudiĂ©s, Ă  la fin du XIXe siĂšcle, par Svante Arrhenius, qui avait effrayĂ© ses contemporains avec l’hypothĂšse catastrophique d’un rĂ©chauffement liĂ© Ă  l’excĂšs de CO2 dans l’atmosphĂšre
 en se trompant totalement dans ses calculs !

C’est dĂšs 1956 que l’on a constatĂ© l’existence d’un trou de la couche d’ozone au niveau du vortex antarctique, soit en une Ă©poque oĂč l’industrialisation de l’hĂ©misphĂšre Sud Ă©tait minime et, bien sĂ»r, ce trou n’avait aucun rapport avec d’éventuels rejets d’élĂ©ments chlorĂ©s industriels ou animaux, inexistants en Antarctique
 il fallait en accuser le trĂšs faible afflux d’ultra-violets, d’origine solaire, au niveau des pĂŽles, car le problĂšme est identique au PĂŽle Nord.

Le cycle du CO2 est strictement corrĂ©lĂ© Ă  celui de l’eau. 90% du CO2 rejetĂ© le sont par Ă©vaporation continue des eaux ocĂ©aniques, lacustres et maritimes ou par une Ă©mission massive lors des Ă©ruptions volcaniques. Seuls 10% du CO2 rejetĂ© proviennent du monde animal, dont l’activitĂ© humaine. Il va ĂȘtre difficile de taxer les eaux et les volcans, ni HadĂšs ni PosĂ©idon ne sont des contribuables dociles. En outre, le CO2, qui fait retour sur Terre grĂące aux pluies, est indispensable Ă  la vie des vĂ©gĂ©taux, des minĂ©raux et mĂȘme des animaux : c’est le cycle des carbonates, absolument indispensables aux animaux Ă  coquille.

La « taxe carbone » n’est pas fonciĂšrement mauvaise, ayant pour but de pĂ©naliser les activitĂ©s Ă  fort dĂ©gagement de gaz Ă  effet de serre, mais elle n’aurait de motivation Ă©thique que si elle Ă©tait appliquĂ©e Ă  tous les pays. Les gouvernants des USA s’y refusent, comme ceux des plus gros producteurs de CO2 (ce qui reste de toute façon infime au regard de la production de CO2 induite par l’évaporation de l’eau). Pour l’essentiel cette taxe pĂ©nalise les entreprises europĂ©ennes (elle existe depuis 1990 en Finlande, depuis 2014 en France). Au sens strict, c’est une arnaque, visant Ă  surtaxer des concurrents, idĂ©alistes au point d’en ĂȘtre niais. Quant aux « crĂ©dits carbone », c’est une entourloupe qui revient Ă  vendre le droit de polluer.

En revanche, si l’on veut rĂ©duire un peu son Ă©mission (comme celle du NO, du NO2 et du SO2), il faut supprimer la production d’électricitĂ© par les centrales Ă  fuel et Ă  charbon, donc favoriser la fission nuclĂ©aire ou la dĂ©sintĂ©gration du lithium, puisque les Ă©nergies Ă©olienne et photovoltaĂŻque sont notoirement trĂšs peu rentables (coĂ»t trĂšs Ă©levĂ© pour une faible production d’électricité ; le coĂ»t est moindre pour l’énergie gĂ©othermique, mais le rendement reste faible). Les Ă©colo-ignares feraient bien de revoir leurs fondamentaux.

Pour ce qui est de la santĂ© publique, l’usage du tabac et du haschich (si utile Ă  la balance commerciale de certains pays arabo-musulmans, dont le Maroc) est infiniment plus dangereux que l’augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphĂšre ou des « particules fines », dont raffolent les journalistes.

Reste un Ă©lĂ©ment essentiel, nĂ©gligĂ© par les pantins des media et les financiers qui agitent leurs ficelles : l’axe gĂ©omagnĂ©tique. Depuis l’An 2000, l’on a observĂ© le dĂ©placement d’ouest en est du Nord magnĂ©tique. Entre 2001 et 2011, l’axe s’est modifiĂ© d’environ 4° de latitude et de 22° de longitude et le mouvement se poursuit Ă  la vitesse moyenne de 40 km/an.

De ce fait, le climat radoucit au Nord du Canada (et dans la partie occidentale du Groenland) et refroidit au Nord de la SibĂ©rie, la glace arctique se disloque au Nord-Ouest (au sens strict, elle ne « fond » pas, mais se fissure), mais elle s’accroĂźt en Antarctique, d’oĂč une infime augmentation des ocĂ©ans, sans commune mesure avec ce qu’elle serait si « les glaces polaires fondaient ».

La balade d’icebergs dans l’Atlantique Nord perturbe le Gulf Stream, occasionnant d’énormes tempĂȘtes de neige hivernales sur la cĂŽte Est des USA et, bien sĂ»r le refoulement de l’air chaud provoque des tornades et des cyclones en zones tropicales & Ă©quatoriales, oĂč effectivement les Ă©tĂ©s sont globalement plus chauds depuis une vingtaine d’annĂ©es
 chaleur et pluies y permettraient l’obtention de 2 Ă  3 rĂ©coltes annuelles, si les cadences de travail Ă©taient aussi « occidentales » que l’origine des subventions qui ancrent une partie des populations locales dans le parasitisme.

Chacun sait la vĂ©nalitĂ© extrĂȘme des potentats des pays du Tiers-Monde. Pour avoir l’autorisation d’exploiter les richesses du sol et du sous-sol de ces pays, les multinationales paient annuellement d’énormes sommes aux voraces « élus du peuple ». Il est tentant, pour les nouveaux maĂźtres du monde, de reporter sur les contribuables, via une taxe de « rĂ©chauffement climatique », la charge financiĂšre liĂ©e Ă  ce qu’en langage d’initiĂ©s on nomme les exigences des « rois nĂšgres » (ou Ă©quivalents exotiques). D’une fiscalitĂ© inĂ©galitaire, l’on passe aisĂ©ment Ă  l’escroquerie pure et simple.

 Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.