par  Marc Rousset

Marc Rousset.

Marc Rousset.

Tout va trùs bien ! Il n’y a pas de crise en vue ou de souci à se faire !

La sempiternelle croissance retrouvĂ©e est bien lĂ  devant nous, en personne, et elle nous sourit Ă  tous ! Dormez bien sur vos deux oreilles, braves gens, et imprĂ©gnez-vous de ce qu’écrivent vos quotidiens Ă©conomiques ou de ce que vient de dĂ©clarer le professeur Olivier Blanchard, l’ancien chef Ă©conomiste du FMI, actuellement au MIT Ă  Boston, au-delĂ  de quelques doutes trĂšs formels de principe, lors d’un entretien rĂ©cent avec Le Figaro.

Malheureusement, si les hommes de gauche, du SystĂšme et de la pensĂ©e unique voient ce qu’ils croient, certains hommes de droite croient ce qu’ils voient. De nombreux indices et diffĂ©rentes rĂ©flexions Ă©conomiques laissent penser qu’un krach est probable dans un proche avenir, d’autant plus que de nombreux organismes officiels nationaux et internationaux laissent parfois transparaĂźtre, au-delĂ  des dĂ©clarations officielles lĂ©nifiantes systĂ©matiques, des raisons de douter.

C’est ainsi que les travaux de rĂ©flexion et d’analyse de la BCE de Francfort dans un document de 58 pages publiĂ© le 8 novembre 2017 ne peuvent que conforter ceux qui voient se profiler un trĂšs grave krach financier Ă  l’horizon.
La BCE accepterait, suite Ă  l’impĂ©cuniositĂ© des banques et des gouvernements, qu’une partie des dĂ©pĂŽts bancaires soit confisquĂ©e pour Ă©viter la faillite et la banqueroute de certaines banques. Il est Ă©crit noir sur blanc, dans ce document de travail : « Les dĂ©posants pourront avoir accĂšs Ă  une partie seulement de leurs avoirs en banque, afin de leur permettre d’assumer leurs dĂ©penses quotidiennes, dans les cinq jours qui suivront leur demande. »

Et tous les comptes seraient concernĂ©s, pas seulement ceux des dĂ©posants disposant de plus de 100 000 euros, contrairement Ă  ce qui est affirmĂ©, cru et rĂ©pĂ©té urbi et orbidans les mĂ©dias. Ce fut dĂ©jĂ  le cas Ă  Chypre en mars 2013 ; les comptes de dĂ©pĂŽt des particuliers furent bloquĂ©s afin d’éviter la panique et la course aux guichets, le retrait de leurs avoirs par des dĂ©posants et, donc, l’écroulement des Ă©tablissements bancaires.

Lorsque l’on sait qu’il y a dĂ©jĂ  eu une directive europĂ©enne DRRB (directive sur le redressement et la rĂ©solution des banques) autorisant Ă  « chypriser » les comptes au-dessus de 100.000 euros, que la loi Sapin 2 autorise dĂ©jĂ  trĂšs officiellement le gouvernement français Ă  pouvoir bloquer les comptes de l’assurance-vie en cas de crise, il est alors possible de pouvoir douter et s’interroger sĂ©rieusement sur une probable crise Ă  venir, compte tenu des derniĂšres rĂ©flexions en cours Ă  la BCE. Il n’y a pas de fumĂ©e sans feu.

Article paru sur le site SynthĂšse nationale.

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