Pourquoi avons-nous eu droit, le 25 avril dernier, Ă  la retransmission intĂ©grale, sur bon nombre d’antennes, de la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e devant la PrĂ©fecture de Police Ă  l’occasion des obsĂšques du capitaine Jugelé ?

Pourquoi avons-nous pu entendre l’intĂ©gralitĂ© de l’éloge domestique prononcĂ© par l’un de ses intimes ?

Pourquoi avons-nous eu le privilĂšge de connaĂźtre en dĂ©tail les goĂ»ts artistiques du dĂ©funt, par exemple son amour immodĂ©rĂ© pour le SeptiĂšme art (jusqu’à cinq sĂ©ances de cinĂ©ma dans une mĂȘme journĂ©e) ?

Pourquoi ignorons-nous les goĂ»ts musicaux du caporal-chef Julien BarbĂ©, mort dans le cadre de l’opĂ©ration Barkhane ? Était-il fan de la musique brĂ©silienne ou du hard rock ?

Pourquoi ignorons-nous les violons d’Ingres du marĂ©chal des logis-chef Fabien Jacq tombĂ© lui aussi au Mali ? Pratiquait-il la pĂȘche en riviĂšre ? Était-il un philatĂ©liste passionné ? Un supporter de l’Olympique Lyonnais ?

Pourquoi ignorons-nous tout de la personne qui a traduit l’émotion de ses proches lors des funĂ©railles du Brigadier MichaĂ«l Chauvin fauchĂ© dans la fleur de l’ñge quelque part en Afrique ? Était-ce un frĂšre ? Un ami ? Une fiancĂ©e ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Que de « pourquoi » !

Une rĂ©ponse inavouable vient soudain m’effleurer. Non, ce n’est pas possible. Je dĂ©raille
 Vade retro satanas !

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