Il est Ă©vident, pour tout esprit libre de dogme(s), qu’il n’existe pas plus de vĂ©ritĂ© politique, philosophique ou juridique qu’il n’existe de vĂ©ritĂ© historique ou religieuse. Toutefois, il existe une vĂ©ritĂ© factuelle : les faits d’observation forment des Ă©vidences et nier ces Ă©vidences dĂ©finit mĂ©dicalement le dĂ©lire.

Fait : le terrorisme mahomĂ©tan est devenu un risque permanent un peu partout dans le monde et rien ne permet de diffĂ©rentier a priori un fidĂšle d’Allah calme d’un djihadiste en puissance. De mĂȘme qu’une canaille d’affaires peut un jour dĂ©cider de ne plus escroquer son prochain, de mĂȘme qu’il arrive qu’un alcoolique ou un droguĂ© cessent d’ĂȘtre esclaves de leur poison, un homme pieux peut devenir un illuminĂ©, fou de son dieu.

Affiche-terroristes

 

Un jour peut-ĂȘtre, les « penseurs » comprendront-ils qu’il n’est pire criminel de masse que celui qui impose un dogme oĂč l’extermination des ennemis est prĂ©sentĂ©e comme chose belle et bonne, agrĂ©able Ă  la divinitĂ© ou Ă  son substitut politique.

Il arrivera fatalement qu’un historien « rĂ©visionniste », versĂ© dans l’exploitation prudente des statistiques modernes et des estimations chiffrĂ©es antiques et mĂ©diĂ©vales, estime que les religions monothĂ©istes ont Ă©tĂ© aussi meurtriĂšres que le marxisme qui a endeuillĂ© le XXe siĂšcle.

Ce ne sera pas une chose aisĂ©e Ă  prĂ©senter, ni dĂ©pourvue de risque judiciaire dans un monde oĂč le milieu politique est prosternĂ© devant les divinitĂ©s Ă©conomiques (et le pĂ©trole en est une aussi puissante que la finance cosmopolite dont Wall Street et la City ne sont plus que des bases historiques)
 sans mĂȘme Ă©voquer « l’action directe » dont le courageux auteur pourrait ĂȘtre l’objet de la part de tueurs fanatiques.

Il est Ă  noter que si notre « État de droit » n’intervient pas souvent pour freiner le dĂ©lire verbal des imams et ulĂ©mas hĂ©bergĂ©s sur le sol français, toute allusion aux risques que la religion mahomĂ©tane fait courir aux Français peut ĂȘtre requalifiĂ©e « d’appel Ă  la haine » dite « raciale » ou religieuse par un magistrat proche de la mouvance globalo-mondialiste.

Fait : les races de chiens, de vaches, de chevaux, etc. existent. Aucun politicien n’a Ă©tĂ© assez stupide pour lĂ©gifĂ©rer sur ce point ni aucun juriste assez carriĂ©riste pour condamner un vĂ©tĂ©rinaire au titre du racisme canin ou caprin. En revanche, selon la Loi française du rĂ©gime macronien, il n’existe pas de race humaine, mais « de prĂ©tendues races ». Toutefois, il existe un racisme, qu’en bonne logique on devrait dĂ©nommer « supposé » ou « prĂ©sumé » puisque son objet n’existe pas ou plus.

Parler de races Ă©tait autrefois un sujet d’anthropologie, pouvant dĂ©boucher sur des constatations sociologiques dĂ©nommĂ©es ethnologie et cela pouvait mener Ă  devenir membre d’une acadĂ©mie ou titulaire d’une chaire d’universitĂ©. En nos jours de progrĂšs continu des connaissances (et des lĂ©gislations toquĂ©es), cela mĂšne Ă  la case prison ou Ă  un « stage de rĂ©Ă©ducation civique. »

Fait : l’Europe, oĂč les autochtones les moins certifiĂ©s, mais aussi parfois de jeunes diplĂŽmĂ©s connaissent un chĂŽmage massif et de longue durĂ©e, n’a nul besoin d’une immigration d’extra-europĂ©ens dont une grande partie est analphabĂšte (les autoritĂ©s scandinaves et allemandes l’ont reconnu), dĂ©pourvue de toute connaissance professionnelle
 sans mĂȘme parler de la dĂ©linquance voire des activitĂ©s criminelles d’un nombre effarant de jeunes hommes importĂ©s, avec la bĂ©nĂ©diction pontificale, Ă  la demande de la grande distribution pour accroĂźtre ses bĂ©nĂ©fices grĂące Ă  une consommation en partie parasitaire, alimentĂ©e par les contribuables.

PrĂ©senter cette rĂ©alitĂ© quotidienne, Ă©voquer la menace d’une substitution de population majoritaire et les risques de guerres de « prĂ©tendues races » et de religion au sein de notre continent qui se remet Ă  peine du prĂ©cĂ©dent Ă©pisode, mĂšnent au lynchage mĂ©diatique et Ă  de ruineux procĂšs.

Fait : l’omniprĂ©sente corruption, dans les milieux politique, mĂ©diatique et administratif. On peut en parler de façon vague, mais citer prĂ©cisĂ©ment ses mĂ©canismes, ses institutions, notamment sectaires, les agents corrupteurs mĂšne devant un juge


Et l’on pourrait multiplier ces vĂ©ritĂ©s factuelles qui sont tellement dĂ©rangeantes pour nos vĂ©ritables maĂźtres que leur Ă©vocation en est devenue pĂ©rilleuse. Auparavant, l’on disait : « Toute vĂ©ritĂ© n’est pas bonne Ă  dire ». Il se pourrait bien que dans un avenir pas trop Ă©loignĂ© on en revienne Ă  l’application d’un rituel mongol : le messager porteur de mauvaises nouvelles est exĂ©cutĂ©.

L’histoire le prouve abondamment : une civilisation meurt peu aprĂšs avoir atteint son apogĂ©e. Mais une sociĂ©tĂ© oĂč le fait de dĂ©lirer – c’est-Ă -dire : nier l’évidence des faits – est institutionnalisĂ©, sanctifiĂ© par des lois de circonstances aussi bien que par « l’idole que l’on adore au Vatican » (saluons « Voltaire »), ne peut que s’effondrer sous le poids de sa bĂȘtise, de sa mĂ©diocritĂ©, de son absence de rĂ©fĂ©rence Ă©thique, comme l’ont fait les sociĂ©tĂ©s marxistes.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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