par Georges Colleter.

Au comptoir du café-épicerie du village de Ploumazec, 853 habitants.

Plusieurs personnes, au comptoir, discutent de la derniÚre déclaration de Monsieur Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, en Autriche (ceci entre diverses appréciations sur la météo prévue et la réunion du dernier conseil municipal
).

Eh oui ! dans notre village, on suit quelques bribes d’informations sur « l’Europe » et aussi internationales, Trump-Poutine, etc., par quelques retraitĂ©s encore intĂ©ressĂ©s et quelques plus jeunes qui « surfent » sur internet au lieu d’aller « surfer » sur la petite plage Ă  5 km


Et ce Monsieur Junker, nous explique le grand Kaourant (Corentin), a déclaré (1) que « Les frontiÚres sont la pire invention politique », et ceci dans le contexte de sa position politique personnelle : « Nous devons combattre le nationalisme. Nous avons le devoir de ne pas suivre les populistes et de bloquer leur venue au pouvoir. »

Suivent des Ă©changes, sur les « frontiĂšres », de France, de « l’Europe de Maastricht », de « l’Espace Schengen » , sur les quantitĂ©s de « migrants » qui les traversent
, dont peu sont des « rĂ©fugiĂ©s » venant de plus de trĂšs loin
, qui s’apparentent plus Ă  une invasion


Sans citer les intervenants, on entend des prĂ©cisions, comme « d’autant plus que la majoritĂ© de ces “migrants” viennent seuls et sont adeptes d’une idĂ©ologie totalitaire qui veut imposer celle-ci Ă  l’humanitĂ© entiĂšre donc sans tenir compte de “frontiĂšres”
, «et bien sĂ»r Ă  chacun d’entre nous  »

Et « Sans oublier que cette idĂ©ologie masquĂ©e derriĂšre le paravent de “religion” prĂŽne, a vĂ©cu, et vit sur le travail des populations et territoires conquis  », « lire les sourates du Coran », « lire l’Histoire de l’islam  »,


Jakez, de ses 80 balais, qui a vĂ©cu, vadrouillé  (la Marine
), et lu beaucoup, en rajoute en rappelant que cette idĂ©ologie, sur les treize siĂšcles de ses actions a dĂ©passĂ© largement plus de 270 millions de morts civils
, et bat tous les records d’esclavagisme, surtout en Afrique, bien que cette pĂ©riode ait laissĂ© peu de traces dans l’Histoire


Forcément : ils castraient les hommes et utilisaient les survivants comme esclaves et les femmes devenues esclaves comme « fabricantes » de nouveaux guerriers pour leur idéologie, etc.

Perrik, un ancien, de seulement 74 ans, paysan, tout rĂ©cemment « retraité », qui lisait beaucoup aussi et « n’était pas bĂȘte », son mĂ©got vissĂ© au coin des lĂšvres, et qui ne disait pas grand-chose, quoique opinant de la tĂȘte parfois, et toujours de bon sens, nous dit tout de go : « Mais d’abord, les frontiĂšres c’est comme les tracĂ©s du cadastre, chaque lopin est tracĂ© comme une frontiĂšre. Non ? »

Et il enchaĂźne : « Depuis des siĂšcles chaque individu et sa famille ont utilisĂ© la terre pour en vivre et y vivre. Non ? Ceci depuis l’abandon de la chasse, la pĂȘche, le nomadisme d’élevage vivrier, il y a bien longtemps  ».

« Et chaque paysan a une parcelle de terre bien délimitée par le Cadastre ».

« Et il en est de mĂȘme pour ceux qui ne sont pas ou plus paysans et qui ont construit une petite maison avec jardin sur une parcelle de terre achetĂ©e ou reçue en hĂ©ritage. C’est bien dĂ©limitĂ© par le Cadastre. Non ? »

Perrik semble s’énerver. Nous l’écoutons tous maintenant.

Il continue : « Et de ma terre vivriĂšre, je n’irais pas importuner – autre mot utilisĂ© – mes voisins sur leurs parcelles ou leurs jardins, et je n’accepterais pas que quiconque d’oĂč qu’il vienne, se permette de franchir les limites cadastrales sans mon autorisation, sauf cas d’urgence de vie, bien sĂ»r. C’est ma frontiĂšre Ă  moi. »

Devant nos mines attentives, il continue : « Ben ! Au fil des siĂšcles, des individus, des familles, des tribus, des villages, villes
 se sont regroupĂ©s, par consensus, ou ont Ă©tĂ© regroupĂ©s par la force et des drames, pour travailler ensemble et crĂ©er les moyens de vie pour tous, et pour former une unitĂ© d’un “pays” et donc se doter de limites territoriales et ainsi de “frontiĂšres” Ă  l’intĂ©rieur desquelles on peut gĂ©rer et organiser une population, la laisser ou la faire progresser, progrĂšs scientifiques, techniques, etc. Ces “frontiĂšres” ont dĂ» ĂȘtre dĂ©fendues contre diverses invasions
 au prix de nombreux drames humains. »

Et il rajoute : « Alors, quand Monsieur Junker affirme que “les frontiĂšres sont la pire invention politique”, il semble plutĂŽt, avec “l’espace Schengen” et la suppression des frontiĂšres en Europe, et l’invasion constatĂ©e de “migrants” surtout mahomĂ©tans, que c’est la suppression des frontiĂšres qui soit la pire invention politique de nos dirigeants et de ceux de l’Union EuropĂ©enne. »

Et il conclut interrogativement : « Quand donc, Monsieur Junker demandera et imposera la suppression des “frontiĂšres” limites de parcelles des documents du Cadastre ? »

Il est tard, et personne ne veut continuer la conversation, car


Nous finissons nos verres, quasiment en silence


Et vous, qu’en pensez-vous ?

Notes

(1) Source : réinformationtv : http://reinformation.tv/jean-claude-juncker-frontieres-pire-invention-politique-pete-cable-mille-58882-2/

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