Je vais vous faire un aveu : lorsque j’assiste Ă  une rencontre sportive tĂ©lĂ©visĂ©e, je coupe le son afin d’éviter les propos oiseux que les « consultants » se croient obligĂ©s de tenir, pour justifier leur statut sinon leur cacheton.

De fait, lorsque vous vous rendez au Stade de France pour assister par exemple à un France-Galles, personne ne vous commente le match. Pour autant appréciez-vous mieux la qualité de la prestation qui vous est offerte ? Non ? Alors !

C’est cette rĂ©alitĂ© qui m’a incitĂ© Ă  bouder les dĂ©bats de politologues, tous plus autoproclamĂ©s les uns que les autres. PrĂ©textant Ă©clairer les joutes politiques en cours, ils tentent en fait de vous convaincre que le salut de l’HumanitĂ© ne saurait passer que par les autoroutes formatĂ©es d’une pensĂ©e unique (la leur).

Ils condamnent ainsi et fort sournoisement, l’usage des chemins vicinaux et autres sentiers de traverse sentant bon la noisette
 ou le crottin de cheval. Est-ce mon esprit rebelle qui m’incite Ă  emprunter ces derniers, balisĂ©s par des vers luisants amicaux ou autres feux follets aussi brillants qu’inattendus ?

Pour mieux me faire comprendre, je vais vous livrer en vrac quelques réflexions recueillies au cours de ce vagabondage sans frontiÚre auquel je me livre le plus souvent en consultant un atlas.

Ainsi Ă  contempler la botte italienne je me surprends Ă  mĂ©diter sur le destin de l’Empire romain. J’imagine CĂ©sar triomphant venant de franchir le Rubicon et s’emparant de l’Arimna Ă©trusque pour en faire Rimini, lorsqu’une voix romagnole me susurre : « Pour vivre, ou plutĂŽt pour survivre, nous avons laissĂ© s’installer le flĂ©au. En vĂ©ritĂ©, si nous avons capitulĂ©, c’est que nous avions peur, en protestant, de passer pour des rĂ©actionnaires. C’est d’ailleurs ce qu’on nous aurait sĂ»rement avancĂ© si nous avions, comme beaucoup d’entre nous le souhaitaient, moi le premier, dĂ©fendu la famille, la poĂ©sie, l’émotion, la loyautĂ© dans tous les domaines. Amarcord (souviens-toi) je suis Federico Fellini. »

Jules CĂ©sar franchit le Rubicon.

Jules CĂ©sar franchit le Rubicon.

Glissant de l’Adriatique vers la TyrrhĂ©nienne, mon doigt se pose sur la Sardaigne d’oĂč surgit l’ombre incertaine du visionnaire bigleux Gramsci : « Le vieux Monde se meurt, le nouveau tarde Ă  apparaĂźtre et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. »

Certes, mais quels monstres ? Étaient-ce ceux qu’imaginait l’opiniĂątre propagandiste de l’hĂ©gĂ©monie et du combat culturels ? Ou bien Ă©tait-ce son miroir qui lui renvoyait sa propre image


Le monde intellectuel s’accorde Ă  faire de la Renaissance italienne, avec ses artistes et ses banquiers mĂ©cĂšnes (dĂ©jà !), une matrice de l’Humanisme dont le florentin PĂ©trarque serait le pĂšre. Curieusement, comme un Ă©cho, j’entends une voix venant de Toscane : « Les fausses idĂ©es des intellectuels ont toujours fait couler beaucoup de sang, et c’est toujours le sang des autres. C’est ce qui explique que certains philosophes se sentent Ă  l’aise pour dire n’importe quoi. »

L’ombre de Camus hantant Florence. Pourquoi pas ? N’avait-il pas rĂ©vĂ©lĂ© ce que reprĂ©sentait cette ville dans son Ă©volution d’homme rĂ©volté : « Une des seules villes d’Europe oĂč j’ai compris qu’au cƓur de ma rĂ©volte dormait un consentement. Dans son ciel mĂȘlĂ© de larmes et de soleil, j’apprenais Ă  consentir Ă  la terre et Ă  brĂ»ler dans la flamme sombre de ses fĂȘtes. »

L’Humanisme, une bien belle idĂ©e ! Mais n’est-ce pas Jean Lacouture qui faisait de Pol Pot, « le libĂ©rateur du Cambodge », un humaniste admirable ? Sans doute n’avait-il pas entendu Anouilh Ă©mettre quelque rĂ©serve quant Ă  la sincĂ©ritĂ© de certains des adeptes de ce chaleureux concept : « Ceux qui parlent trop souvent de l’humanitĂ© ont une curieuse tendance Ă  dĂ©cimer les hommes. »

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