Aujourd’hui, j’aimerais m’adresser Ă  tous ceux qui usent et mĂȘme abusent des mots et des formules toutes faites.

Car moi qui vous parle, mĂȘme si parfois, je le sais, il m’arrive de commettre ici oĂč lĂ  de terribles fautes de syntaxe, je suis un amoureux des mots
 Si ! Si ! je vous assure
 D’ailleurs, dĂ©jĂ  tout petit Ă  l’école, mon jouet prĂ©fĂ©rĂ© Ă©tait le dictionnaire !

Je sais bien que ce jouet n’est plus guĂšre prisĂ© de nos jours, voire qu’il est mĂ©prisĂ©, et pour tout dire, n’ayons pas peur des mots : il est quasiment tombĂ© en dĂ©suĂ©tude.

Et pourtant, quelle belle invention que le dictionnaire !

Je profite d’ailleurs de l’occasion qui m’est donnĂ©e ici pour remercier tous ceux qui, grĂące Ă  cette magnifique crĂ©ation, ont largement contribuĂ© Ă  redonner au petit Ă©colier nul en maths que j’étais, un peu d’espoir et une vie un peu plus rigolote. C’est vrai, je l’avoue, j’ai adorĂ© jouer avec Messieurs Robert, Larousse, LittrĂ©, Bescherelle, j’en passe et des
 moins connus !

Mais revenons Ă  nos moutons, car il s’agit bien de moutons dont je veux parler, encore que perroquets serait peut-ĂȘtre plus adaptĂ©.

Je veux ici parler de tous les clients du prĂȘt Ă  penser, que dis-je, du prĂȘt Ă  rĂ©pĂ©ter, qui m’épuisent du soir au matin. Mais ne tournons pas davantage autour du pot, allons droit au but, et prenons un exemple parmi tant d’autres.

Prenons le mot « nausĂ©abond » : « En voilĂ  un mot qu’il est beau », aurait dit Coluche. N’en doutez pas mes amis, nausĂ©abond est bien dans le Top 5 des mots et formules Ă  la con, labellisĂ©s et utilisĂ©s par les adeptes du copiĂ©-collĂ© ambiant, mais vous qui me lisez, vous le saviez dĂ©jĂ , bien sĂ»r !

Si cela vous tente, sachez qu’il est trĂšs facile de nos jours d’intĂ©grer ce club des pestifĂ©rĂ©s nausĂ©abonds, le ticket d’entrĂ©e Ă©tant trĂšs accessible.

J’ai personnellement hĂ©ritĂ© du qualificatif, un jour oĂč j’ai osĂ© dire : « Quand mĂȘme, un pĂšre et une mĂšre pour faire et Ă©lever un gosse, c’est quand mĂȘme mieux, vous ne croyez pas ? »

Que n’avais-je dit là ! Mais, je le sais, vous connaissez tout cela par cƓur, je vous Ă©pargnerai donc l’avalanche de mots d’amour dont m’ont gratifiĂ© certaines personnes ce jour-là !

Du coup, vous n’imaginez pas Ă  quel point ce mot m’horripile ; je ne peux plus le voir en peinture, encore qu’à bien y rĂ©flĂ©chir, je devrais plutĂŽt dire que je ne peux plus le
 sentir !

Et pourtant toi, pauvre mot, tu n’y es pour rien si ces cohortes de volatiles bien-pensants abusent de toi et n’hĂ©sitent pas Ă  t’user jusqu’à la corde.

Certains de ces babillards sont anonymes, d’autres trĂšs connus et passent Ă  la tĂ©lĂ©, mais peu importe ! Ils disent tous la mĂȘme chose.

Je me rappelle avoir entendu Éric Zemmour disant Ă  propos de la grande famille des chanteurs, comĂ©diens et artistes de gĂŽoche Ă  la mode, un truc du genre « Tous ces gens rĂ©pĂštent inlassablement les mĂȘmes sentences politiquement correctes, on a un peu l’impression qu’ils ont un cerveau pour tous  »

Eh bien ! franchement, c’est exactement ce que je ressens.

Alors, insultez-moi si vous voulez, mais de grùce faites un effort, mettez à la poubelle votre kit perroquet bon marché, et trouvez vos propres mots.

Bien que d’aucuns en haut lieu s’emploient Ă  la tuer un peu plus chaque jour, notre langue est encore, dieu merci ! suffisamment riche, profitons-en, ça ne durera peut-ĂȘtre pas !

Pour ne prendre au hasard que quelques synonymes du mot du jour, je ne sais pas moi, vous avez « fĂ©tide, pestilentiel, mĂ©phitique  ». C’est beau, non ? Et si ça peut vous rassurer, c’est tout aussi cruel !

N’oubliez pas que les mots, c’est comme tout : ça s’use ! Et les mots usĂ©s, ça ne veut plus rien dire.

DorĂ©navant, ayez le bon rĂ©flexe et dites-vous : « Quand j’entends le mot pourriture, je sors mon dictionnaire  »

À bon entendeur
 Salut !

Cette chronique a été diffusée sur Radio Libertés.

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