J’ai dĂ©jĂ  renoncĂ© au tabac dĂšs ma vie intra-utĂ©rine et, depuis ma venue au monde, je n’ai guĂšre fumĂ© que du saumon.

Pour des raisons de diĂ©tĂ©tique sportive, alors qu’au comptoir du Soufflot, mes camarades s’envoyaient des demis sans faux-col je me contentais d’un soutien-gorge (pour les ignorants, il s’agit d’un lait-grenadine) ou d’un « Perrier », le champagne des eaux de table, dont je coinçais la bulle avec conviction.

Transport de viande de boucherie ; Joug tournant pour dompter des boeufs.

Transport de viande de boucherie ; Joug tournant pour dompter des boeufs.

Lorsque, dans les grand’messes soixante-huitardes, l’enivrante Marie-Jeanne commença Ă  tourner la tĂȘte de jeunes bourgeois en manque d’idĂ©al, je me rĂ©fugiai pour ma part dans une consommation raisonnable de « haschich parmentier ». Elle avait dĂ©jĂ  la vertu Ă©cologique d’accommoder les restes et de rĂ©duire de ce fait le gaspillage alimentaire.

Bref, je croyais ĂȘtre sobre et me nourrir sainement, jusqu’au jour oĂč on m’expliqua que l’encĂ©phalopathie spongiforme bovine rendait suspecte la consommation du lait et des abats. Encore un coup sournois des Anglais atteints dans leur lĂ©gendaire breakfast : des cornflakes aux cornes flasques il n’y avait qu’un pas (de Calais) vite franchi. C’est d’ailleurs Ă  cette Ă©poque que disparurent les enseignes de nos tripiers. Exit l’entrecĂŽte Ă  la moelle et les vraies bouchĂ©es Ă  la reine.

Au cours de ma carriĂšre sportive j’avais Ă©tĂ© encouragĂ© Ă  consommer de la viande de cheval, particuliĂšrement riche en fer et en protĂ©ines. Horreur ! Des chercheurs dĂ©couvrirent qu’elle Ă©tait un vecteur de la trichinellose. J’allais immĂ©diatement brĂ»ler une botte de cierges aux pieds de Notre Dame de Lourdes sans laquelle je n’aurais pu survivre Ă  la consommation de quintaux de cette barbaque empoisonnĂ©e. Dans les annĂ©es 50, une boucherie parisienne sur trois Ă©tait chevaline. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le Bon Dieu ne frappe pas des deux mains, c’est ce que du moins nos pĂšres affirmaient. La Boucherie française avait encore ses quartiers (de bƓuf ou de veau) de noblesse. Ce qui me permettait encore de tailler une bavette avec le boucher avant d’en apprĂ©cier la culotte. Sa caissiĂšre d’épouse ne manquait jamais d’en vanter les morceaux les plus nobles. Et de nous payer une bonne tranche avant de nous fendre la poire en nous rappelant que la sauce fait passer le merlan.

J’apprends aujourd’hui que la viande rouge serait classĂ©e « cancĂ©rigĂšne » pour l’homme. C’est ce qui permet Ă  Pierre Medeville, sĂ©nateur de Haute-Garonne, d’affirmer que, comme la charcuterie, elle est plus dangereuse que le glyphosate. Aurait-il une araignĂ©e au plafond (faut suivre
) ? Rosette de Lyon, Henriette du Mans frappĂ©es d’infamie. Que Saint Antoine les protĂšge !

Certes, il n’y a pas d’omelette sans casser les Ɠufs, mais quand on sait que l’Ɠuf augmente le taux de cholestĂ©rol
 Le vĂ©ganisme nous guette.

Pour conclure cette inquiétante chronique, sollicitant le principe de précaution, je vous conseillerai de privilégier les histoires à dormir debout. Il est en effet statistiquement prouvé que 98 % des Français meurent dans un lit.

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A propos de l'auteur

Jean-Pierre Brun

NĂ© Ă  Souk Ahras, Jean-Pierre Brun a sillonnĂ© l’AlgĂ©rie. Il a rejoint l’ArmĂ©e SecrĂšte et s’est retrouvĂ© Ă  Paris au sein de l’OAS MĂ©tro Jeunes
 Il est l'auteur de plusieurs livres aux Ă©ditions Dualpha.

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