Quand bien mĂȘme les vapeurs de l’alcool distillĂ© par nos organismes saturĂ©s, ne seraient pas encore entiĂšrement dissoutes et le traditionnel « HĂ©patoum » resterait-il inopĂ©rant, comment n’aurions-nous pas Ă©tĂ© saisis par l’inquiĂ©tante information dĂ©livrĂ©e par un trĂšs sobre collaborateur du Figaro : « L’attrait de l’Hexagone ne se dĂ©ment pas chez les citoyens britanniques. En 2017, 1 518 d’entre eux ont acquis la nationalitĂ© française et 3 173 autres en ont fait la demande. »

passeport francais

Cette terrifiante nouvelle ne pouvait que plonger ma nature craintive dans un abĂźme de rĂ©flexion. Serait-ce le retour des descendants de Guillaume le ConquĂ©rant ? Devrait-on dĂšs lors protĂ©ger le port de Saint ValĂ©ry sur Somme d’oĂč ils Ă©taient partis en septembre 1066 ? Les dĂ©fenses de l’estuaire de la Dive oĂč leur flotte avait Ă©tĂ© armĂ©e, devraient-elles ĂȘtre renforcĂ©es ? Quelle est la face de Falaise la plus exposĂ©e et que faire pour protĂ©ger son chĂąteau ?

Si cet Ă©pouvantable Brexit bouscule Ă  ce point d’honorables et trĂšs anciens sujets de sa trĂšs gracieuse majestĂ©, quel pourrait ĂȘtre son impact sur l’avenir des trois cent et quelques milliers de Français qui, selon le consulat de France, ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s dans le grand Londres. Serions-nous Ă  la veille d’un grand rembarquement ? Comment pourrions-nous accueillir cette masse de rapatriĂ©s et de rĂ©fugiĂ©s, oublieuse voire ignorante des us et coutumes de notre douce France. Nos restaurants d’entreprise, nos cantines scolaires seraient-elles condamnĂ©es Ă  servir de l’oie bouillie Ă  la sauce menthe, accompagnĂ©e de ces boissons aussi aqueuses que tiĂ©dasses qui intĂ©ressent davantage un laboratoire d’analyse qu’un dĂ©bit de boissons ?

Mon voisin, un europhobe rĂ©actionnaire particuliĂšrement agressif, s’est tout bonnement moquĂ© de mes craintes. Il a mĂȘme affirmĂ© que malgrĂ© ses prĂ©ventions Ă  l’égard des fils d’Albion, il ne tirerait pas le premier et ne dĂ©noncerait pas Ă  leurs autoritĂ©s, les citoyens britanniques rĂȘvant d’un Brexit qui refroidirait cette passion Ă  l’origine du dĂ©ferlement dans leur Ăźle, de mĂąles populations exotiques en manque d’affection et de chaleur humaine. Et pour Ă©tayer son argumentation, il a Ă©tĂ© jusqu’à prĂ©tendre que d’aucuns, particuliĂšrement bornĂ©s convenons-en, prĂ©tendraient encore, quarante ans aprĂšs la sortie du film, demander des dommages et intĂ©rĂȘts aux ayants droit du dĂ©funt Michel Lang, pour son Ɠuvre dĂ©vastatrice À nous les petites Anglaises !

Quelle vilenie, n’est-il pas ! God save the Queen ! Et que Dieu sauve la Reine !

Le 2 janvier dans l’émission « C Ă  vous » Marc-Olivier Fogiel s’étonne de l’image nĂ©gative que les mĂ©dias français donnent de Donald Trump, image combien diffĂ©rente de celle perçue par les citoyens de l’AmĂ©rique profonde : « Je suis hallucinĂ© de ce qu’on dit ici, Ă  juste raison je crois, et la façon dont Trump est perçu par des AmĂ©ricains qui rĂ©flĂ©chissent et trouvent qu’aujourd’hui il fait beaucoup de bien Ă  leur pays et sont fiers d’avoir un prĂ©sident tel que lui. »

Des gens on ne peut plus sĂ©rieux prĂ©tendent que la solution Ă  cet inquiĂ©tant problĂšme rĂ©siderait dans le recours Ă  un sĂ©rieux examen psychiatrique de l’énergumĂšne. Du Divan de Fogiel Ă  celui d’un psy il n’y a qu’un pas, aussi souple que discret. Il devrait toutefois prĂ©cĂ©der dans les plus brefs dĂ©lais, un recours salutaire Ă  la camisole de force, Ă  une cellule capitonnĂ©e et aux Ă©lectrochocs. Il semblerait hĂ©las que les AmĂ©ricains, ces grands dadais, n’acceptent pas cette mĂ©thode un peu rude. Alors ? L’ambassade de France aux États-Unis se doit dans ces conditions d’envisager sĂ©rieusement le rapatriement des 160 000 Français qui survivent aux USA et plus particuliĂšrement celui des 60 000 d’entre eux, livrĂ©s Ă  eux-mĂȘmes dans les jungles de San Francisco et de la Silicon Valley. Le principe de prĂ©caution l’impose.

God Bless America ! Et que Dieu bĂ©nisse l’AmĂ©rique !

Ce retour au bercail de nos brebis Ă©garĂ©es ne manquera pas de rĂ©animer par exemple, la belle au bois dormant francilienne victime d’une perte sensible de matiĂšre grise. Et Paris pourra une fois de plus proclamer fiĂšrement que sa nef, battue par les flots, ne coule pas comme un vulgaire camembert fabriquĂ© en Moldo-Valachie ou comme une bielle manufacturĂ©e en Papouasie-kilimandjarienne.

Fluctuat nec Mergitur !

Il ne nous restera plus alors qu’à laisser flotter ces devises comme naguĂšre notre franc anĂ©miĂ©.

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