AprĂšs avoir Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme la nation la plus catholique au monde, aprĂšs avoir joui de familles nombreuses comptant plus d’une dizaine d’enfants par foyer, le QuĂ©bec est entrĂ© dans la modernitĂ© avec la RĂ©volution tranquille. Depuis, le QuĂ©bec n’est plus une exception, un Ăźlot rĂ©sistant sur sa terre relativement isolĂ©e ; les tares qui affligent l’Occident s’y sont rĂ©pandues Ă  une vitesse incroyable.

Parmi les changements sociĂ©taux qui ont Ă©tĂ© enclenchĂ©s avec cette triste rĂ©volution, il y eut l’arrivĂ©e du divorce et l’éclatement de la famille qui s’est ensuivi. Alors que les familles nombreuses Ă©taient la norme, elles sont devenues plus restreintes, puis on le constate, elles ont Ă©tĂ© « reconstituĂ©es » avec des « modĂšles alternatifs ». Exit la famille traditionnelle, la famille unitaire.

En parallĂšle le libĂ©ralisme s’implanta et l’individualisme en dĂ©coulant se rĂ©pandit dans cette rĂ©gion oĂč un certain communautarisme Ă©tait de rigueur.

Il s’agit lĂ  de phĂ©nomĂšnes sociaux et plus d’un se permettent d’affirmer qu’il s’agit d’un choix individuel qui est aussi valable qu’un autre. Mais ce n’est pas tout Ă  fait vrai.

Une Ă©tude rĂ©cente publiĂ©e par l’officine gouvernementale Statistiques Canada rĂ©vĂ©lait que le phĂ©nomĂšne de la dĂ©composition de la famille et l’individualisme avaient atteint leur paroxysme : en 2016, annĂ©e du dernier recensement, le type de mĂ©nage le plus frĂ©quent, arrivant avant les autres modĂšles, Ă©tait celui de l’adulte vivant seul. SĂ©parĂ©s, cĂ©libataires ou mĂȘme vivant en couple sans pour autant cohabiter avec leur partenaire, 28 % des Canadiens vivent seuls dans leur demeure et les QuĂ©bĂ©cois, ceux dont on raillait les familles nombreuses, sont les premiers dans ce domaine. On explique le phĂ©nomĂšne par les sĂ©parations, le divorce qui aprĂšs avoir Ă©tĂ© lĂ©galisĂ© fut banalisĂ© puis dĂ©suet quand le mariage vint Ă  ĂȘtre remplacĂ© par le concubinage, mais aussi par les unions sans cohabitation. Le couple se frĂ©quente et partage de bons moments, mais ne souhaite pas vivre les dĂ©sagrĂ©ments de la vie Ă  deux. On imagine que face Ă  un coup dur, la relation risque de ne pas tenir longtemps. La famille comme cellule de base de la sociĂ©tĂ© semble avoir Ă©tĂ© dĂ©passĂ©e par l’individu. VoilĂ  le triomphe du libĂ©ralisme et de la RĂ©volution tranquille.

Mais ce changement ne semble pas apporter davantage de bonheur. Les trois quarts de ceux vivant au sein d’une famille ou en couple se dĂ©clarent satisfaits de leur vie, alors que seulement 61 % de ceux vivant seuls peuvent en dire autant. L’éclatement de la famille et la libĂ©ralisation des mƓurs n’ont donc pas eu l’impact positif sur le bonheur des gens comme on le scandait il y a cinquante ans.

Nous vivons donc dans une sociĂ©tĂ© oĂč l’on est plus seul que jamais et dans laquelle si, l’on s’inquiĂšte des consĂ©quences de cette atomisation, on ne cherche jamais Ă  en trouver les causes et Ă  trouver une alternative. La famille fut sacrifiĂ©e au nom de la modernitĂ© et nous en payons le prix. Quel avenir pour une nation dont le modĂšle familial numĂ©ro un le plus en vogue est justement l’absence de famille.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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