Aaaaah on en a mangĂ© du Black Friday, hein ! Houlalala ! On se remettait tout juste d’Halloween, avec ses sucreries et ses dĂ©guisements Ă  la noix, que paf ! « The Amazing Black Friday » se pointe.

Bon, entre-temps, on nous avait quand mĂȘme invitĂ©s, trĂšs discrĂštement, c’est vrai, Ă  partager, une belle dinde entre amis. Attention, il ne s’agit pas lĂ , de celle du grand nord, dont les Inuits raffolent dĂ©jĂ , paraĂźt-il, non, non, je parle bien de celle de Thanksgiving


Thanksgiving, encore un truc ricain qui ne nous concerne pas vraiment, mais qu’on va sans doute essayer de nous vendre dans les annĂ©es Ă  venir, j’en prends le pari.

Or donc, pas de pitiĂ© ni de rĂ©pit pour les pauvres consommateurs dĂ©biles que nous sommes, dĂšs le lendemain et en pleine digestion de gallinacĂ©, voilĂ  le retour d’un des Tops du Top de la crĂ©ation des marchands de tout et de rien


« Black friday », littĂ©ralement « Vendredi noir » 

J’en profite d’ailleurs au passage pour vous faire remarquer que l’aspect discriminant de l’affaire, n’émeut pas grand monde, le Friday, il est Black, ET – PIS – C’EST – TOUT ! Enfin, ça me titille quand mĂȘme cette histoire : les soldes ne seraient-elles pas un peu racistes, des fois ? Pas question de compter sur le CRAN pour dire quelque chose, He bien non ! et comme on n’a rien d’équivalent pour les Blancs vu que le CRAB n’existe pas, et bien, on est marron, mais bon ! c’est d’actualité !

Bref, ça ne vous aura sans doute pas Ă©chappé : la cuvĂ©e 2017 du rituel aura Ă©tĂ© particuliĂšrement agressive, toutes les enseignes ou presque s’y sont mises : affiches Ă  chaque coin de rue, courriels en pagaille, SMS en veux-tu en voilĂ , spots, radio tĂ©lĂ©, STOOOOOOOP, n’en jetez plus, tout ce noir m’a dĂ©primé !

La dinde à dose homéopathique, passe encore, mais la surdose de « noir vendredi », ça ne va plus du tout !

AprÚs un tel bourrage de mou, nous aurions pu espérer un peu de repos, mais que nenni, le cadavre du Black Friday fumait encore, que le Cyber Monday, animé sans doute par un noir désir un tantinet nécrophile, lui passait allÚgrement sur le corps, et venait copuler avec son ami vendredi, le lundi suivant


Vous me suivez ??? Bon, je vous explique : non, parce que, ce vendredi-lĂ , le Black Friday, voyez-vous, Ă  cette particularitĂ© de durer 4 jours (si ! si !) : le lundi, c’est encore vendredi, faut bien laisser un peu de temps pour qu’on dĂ©pense plus, hein, les gars ! Ah bon ! Quand mĂȘme !

Tout ça a dĂ» commencer, je crois, vers la fin du XIXe siĂšcle, lorsque des petits gĂ©nies du concept mercantile, nous ont inventĂ© le « shopping », cette saine occupation distractive pour la bourgeoisie d’alors qui s’ennuyait, et qui allait susciter – et c’était bien le but – un irrĂ©sistible besoin de consommer.

Bien des annĂ©es plus tard, alors que d’aucuns prĂ©tendent que nous ne sommes que des foules sentimentales, plus que jamais, on nous fait toujours croire que le bonheur c’est d’en avoir pleins nos armoires ! Et le pire, c’est que ça marche


Ayant visionnĂ© quelques vidĂ©os provenant de camĂ©ras de surveillance de certains magasins (situĂ©s Ă  l’étranger pour la plupart, ouf !), le comportement de certains de mes congĂ©nĂšres face Ă  la « doudoune en peau de chiffons recyclĂ©s soldĂ©s Ă  – 30 % » fout un peu les jetons : certains, intentionnellement ou non, sont prĂȘts Ă  tuer pour l’embarquer (ça ou n’importe quel truc, pourvu qu’il soit soldĂ©)


Un vendeur new-yorkais en a malheureusement fait les frais, se faisant mortellement piĂ©tiner par une horde de sauvages Ă  l’ouverture des portes du magasin.

Ces AmĂ©ricains sont dĂ©finitivement tarĂ©s, mais franchement le plus inquiĂ©tant, c’est qu’ils font tout pour qu’on leur ressemble et ça aussi, ça marche, et c’est bien plus prĂ©occupant que rigolo.

Car ne vous y trompez pas, ce gavage non-stop venu d’outre-atlantique, c’est une guerre permanente et impitoyable, cette fameuse guerre dont parlait François Mitterrand lors d’un entretien accordĂ© quelque temps avant sa mort, je le cite : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’AmĂ©rique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre Ă©conomique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont trĂšs durs, les AmĂ©ricains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre Ă  mort. »

Bon, je vous laisse mĂ©diter lĂ -dessus, je retourne faire du shopping
 Allez ! Bon week-end !
 et see you later, of cause !

Cette chronique a été diffusée sur Radio Libertés.

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A propos de l'auteur

Bruno Philippon

Bruno Philippon, chroniqueur sur Radio LibertĂ©s, a Ă©tĂ© prĂšs de 30 annĂ©es consultant dans la communication Ă©vĂ©nementielle d’entreprise, mais Ă©galement comme musicien dans les studios d’enregistrement. Il livre son Ă©coute et son regard particuliers sur les soupirs et fausses notes du monde actuel !

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