par Pierre Malpouge.

Traiter les demandes d’asile « localement », c’est-Ă -dire au dĂ©part ou Ă  proximitĂ© des pays d’origine des demandeurs d’asile afin d’endiguer l’afflux, le dĂ©ferlement (quotidien) de « migrants » sur les cĂŽtes europĂ©ennes mais Ă©galement de mettre des bĂątons dans les roues des passeurs et autres ONG complices, sans qui le chemin vers l’Europe est irrĂ©alisable, en crĂ©ant des camps hors des frontiĂšres de l’UE ? C’est ce Ă  quoi commencent Ă  rĂ©flĂ©chir, malheureusement trĂšs tardivement, les dirigeants europĂ©ens.

A la suite de la crise ouverte par l’Italie avec l’« exode » des 629 « migrants » de l’Aquarius (rappelons que l’Italie, abandonnĂ©e de tous, a vu dĂ©barquer sur son sol quelque 690 000 « migrants » depuis 2013), et alors que des centaines de milliers de clandestins sont entrĂ©es dans l’espace europĂ©en, la mise en place d’une vĂ©ritable politique partenariale avec les pays tiers et les organisations internationales sera l’une des prioritĂ©s du prochain sommet europĂ©en qui se tiendra dans une semaine Ă  Bruxelles.

L’asile ailleurs

DĂ©localiser les centres de tri pour « migrants » en Afrique du Nord, dans les Balkans ou en MĂ©diterranĂ©e pour « prĂ©venir la rĂ©pĂ©tition des flux incontrĂŽlĂ©s de 2015 et comprimer davantage l’immigration illĂ©gale sur toutes les routes » est la prĂ©conisation qui figure dans les conclusions provisoires soumises mercredi aux 28 capitales par le prĂ©sident Donald Tusk, prĂ©sident du Conseil europĂ©en, hĂŽte du sommet annoncĂ©.

AprĂšs tant d’annĂ©es d’hypocrisie, le Conseil europĂ©en envisage donc des « plateformes rĂ©gionales » : « ces plateformes devraient permettre de traiter rapidement les dossiers individuels afin de distinguer entre les migrants Ă©conomiques et ceux qui ont besoin d’une protection internationale. Elles permettraient Ă©galement de rĂ©duire l’incitation des migrants Ă  un voyage pĂ©rilleux » sur des embarcations de fortune.

Face Ă  l’inquiĂ©tude des populations europĂ©ennes, lutter contre l’immigration clandestine devient l’une des prĂ©occupations majeures des États de l’Union europĂ©enne. A commencer par l’Allemagne oĂč la chanceliĂšre Angela « Mutti » Merkel, de plus en plus surcontestĂ©e et isolĂ©e, se voit poussĂ©e dans ses retranchements par son ministre de l’IntĂ©rieur CSU Horst Seehofer, mais aussi par une majoritĂ© d’Allemands, dont la volontĂ© est dĂ©sormais de refouler aux frontiĂšres tous les « migrants » qui ont dĂ©jĂ  demandĂ© l’asile dans un autre pays de l’UE ou dont la demande d’asile a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rejetĂ©e.

Pour l’heure, alors que ce projet de camps de rĂ©tention et de tri hors des frontiĂšres de l’UE rencontre l’avis favorable de pays comme l’Autriche ou encore le Danemark, l’Allemagne et la France sont officiellement en quĂȘte d’une « solution europĂ©enne ».

En France, tout en se disant « trĂšs prudent », Emmanuel Macron ne rejette pas l’idĂ©e de cette dĂ©localisation. « Toute initiative concrĂšte qui permet de rĂ©pondre Ă  nos impĂ©ratifs moraux et humanitaires, de prĂ©server la vie [
] et d’éviter l’afflux de femmes et d’hommes qui n’ont aucune chance d’obtenir l’asile est un bon mĂ©canisme », a-t-il dĂ©clarĂ© mercredi lors de son dĂ©placement en Allemagne.

Ils y pensent. Ils vont, une fois de plus, en discuter. Mieux vaut tard que jamais, mais des centaines de milliers de clandestins errent dĂ©jĂ  en Europe, les filiĂšres d’immigration sont toujours en place, les organisations de soutien et les rĂ©seaux de passeurs « humanitaires » et « solidaires » ont rodĂ© discours, structures, procĂ©dures judiciaires, complicitĂ©s mĂ©diatiques. Et leurs caisses sont pleines.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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