C’est avec des bĂątons, des couteaux et d’Ă©tranges armes griffues (voir photo), dignes de films d’horreur,  que les pacifiques « No-Borders » aident les clandestins Ă  franchir la frontiĂšre française depuis Ventimille.

D'Ă©tranges armes griffues


D’Ă©tranges armes griffues


À l’heure oĂč l’Europe part en miette, que les migrants affluent, les No-Borders mettent de l’huile sur le feu.

Huit personnes ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es, sept Français et un Italien habitant Paris. Mais le plus impressionnant sont les armes saisies : un gant avec des pointes acĂ©rĂ©es modĂšle X-Men, un couteau style Rambo avec une lame de 30 centimĂštres, des bĂątons, des tuyaux en plastique en guise de matraques, des capuches. Le kit du parfait manifestant. Ils rejoignent les migrants qui se sont installĂ© dans les grottes de Balzi Rossi en attente d’un avenir meilleur et ensuite font de la provocation ,  pour ensuite jouer les habituelles victimes. Bref, les classique « pacifistes » armĂ©s…

Loin de nous de vouloir critiquer leurs idées, il ne manquerait plus que ça. Les antagonistes et les centres sociaux ont le droit de clamer leurs opinions, mais trop souvent leur scénario déraille.

Ici, Ă  Ventimille, avec 600 personnes bloquĂ©es Ă  deux pas de Menton et de la trĂšs convoitĂ©e France, s’est produit un fait imprĂ©visible qui a bouleversĂ© leurs plans de guĂ©rilla : samedi soir, un policier, Diego Turra, est mort d’un infarctus alors qu’il Ă©tait en premiĂšre ligne devant les manifestants. Les No-Borders, surpris, on annulĂ© le cortĂšge prĂ©vu et ont pris les devants : « Nous ne voulons pas tomber dans le piĂšge. Nous n’avons rien Ă  voir avec cette mort survenue de cause naturelle pendant que ses collĂšgues nous poursuivaient et nous tapaient dessus. »

Les arrestations et les feuilles de route nous dĂ©voilent un scĂ©nario diffĂ©rent. Les armes saisies font partie des instruments classiques pour provoquer un aprĂšs-midi de terreur. Cela ne se dĂ©roulent plus au cƓur de Milan ou dans le Val de Suse, mais dans un endroit oĂč l’Italie et la France se rejoignent. RĂ©sultat d’une politique toujours plus impuissante. « C’est le mĂȘme mĂ©canisme que nous avons vu si souvent avec les Black-Bloc – disent les agents qui Ă©tudient le phĂ©nomĂšne – qu’ils soient Italiens ou Français importe peu : ils s’organisent et se donnent rendez-vous dans les endroits les plus chauds pour faire monter la tension.

C’est avec les armes ci-dessous que les « pacifistes » voulaient attaquer les policiers :

armes-saisies-ventimiglia

Angelino Alfanano, (ndt, ministre de l’IntĂ©rieur italien), dans une interview donnĂ©e au journal Republica, s’attribue des mĂ©rites extraordinaires : « Si Ventimille n’est pas devenu un Calais italien, c’est grĂące aux contrĂŽles que nous faisons » Mais ses belles paroles ne nous tranquillisent pas. Au contraire. Le gouverneur de la Ligurie, Giovanni Toti, dĂ©nonce « une situation dĂ©sormais insoutenable Ă  Ventimille, oĂč une dĂ©cision et une intervention énergique du gouvernement est urgente : Identification des migrants et fermetĂ© sans failles face aux No-Borders qui, de façon irresponsable, ajoutent des tensions Ă  celles dĂ©jĂ  existantes. »

Le sĂ©nateur Maurizio Gasparri (Forza Italia) est sur la mĂȘme longueur d’onde : « Le gouvernement sous-Ă©value dramatiquement la situation Ă  Ventimille. Nous voulons que tous les clandestins soient immĂ©diatement Ă©loignĂ©s de la ville et que l’on soit trĂšs fermes avec les provocateurs. »

Le chef de la police, Franco Gabrielli, qui affronte tout ça Ă  la maniĂšre d’un politicien usĂ©, a dĂ©clarĂ© : « Nous allons intensifier les opĂ©rations de dĂ©compression de façon Ă  allĂ©ger la pression sur cette zone. Et allĂ©ger la pression signifie dĂ©placer ces personnes dans un autre endroit ». Il ajoute : « Quant aux No-Borders, ce sont des professionnels de l’agitation, mais les rendre responsables de la mort du policier n’est pas sĂ©rieux ». Un point sur lequel nous sommes tous d’accord, mais cela n’efface pas le mĂ©contentement gĂ©nĂ©ral : pendant que l’Europe se dissout, les policiers italiens sont toujours plus vieux, mal payĂ©s, mal Ă©quipĂ©s. Et, dans ce bout de territoire situé à l’extrĂ©mitĂ© de l’Italie, ils doivent affronter le risque que, parmi ces migrants, se trouve des terroristes.

Source en italien Il Giornale.it.

Traduit par Danielle Borer pour Eurolibertés.

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