Le constat est Ă©vident : l’actuelle campagne pour les PrĂ©sidentielles est Ă  la fois immonde et vide de signification.

Le bon Joseph « Staline » serait ravi : que ce soit directement ou par feuilles de propagande interposĂ©es, les candidats s’arrosent de seaux de purin (pour reprendre la dĂ©licate formulation du tsar rouge). D’un autre cĂŽtĂ©, l’on assiste Ă  un vide idĂ©atoire abyssal et de tous cĂŽtĂ©s : de grand projet politique, il n’en point nulle part Ă  l’horizon.

Le Canard enchaĂźnĂ© avait Ă©tĂ© fondĂ© durant la Grande Guerre pour lutter contre la stupiditĂ© et les ignominies du bourrage de crĂąnes. De nos jours, cet hebdomadaire est devenu une feuille beaucoup moins satirique que partisane. De semaine en semaine, ses Ă©crivassiers nous rĂ©vĂšlent les emplois familiaux des Fillion, sans que l’on insiste trop sur le nĂ©potisme et le copinage d’autres candidats
 et aprĂšs-tout, y a-t-il fraude ?

Quant aux propositions agitĂ©es par ces messieurs dames (et de sexe-genre indĂ©terminable), elles sont presque toutes orientĂ©es vers un excĂšs de dĂ©penses sociales, vers l’afflux de nouveaux immigrĂ©s d’origine extra-europĂ©enne (de nouveaux consommateurs, ça plaĂźt au pape comme aux maĂźtres de la globalo-mondialisation), et la sacro-sainte rĂ©duction des impĂŽts, plaisanterie rhĂ©torique obligĂ©e de toute pĂ©riode Ă©lectorale.

Les vrais problĂšmes, tout le monde s’en moque, mĂȘme celle que les journalistes parent du trĂšs joli qualificatif de populiste.

Qui promet, non seulement l’arrĂȘt intĂ©gral de l’immigration extra-europĂ©enne, mais l’organisation indispensable du grand retour de ces individus vers leur continent d’origine ?

Qui parle d’utiliser l’ArmĂ©e pour rĂ©duire les centres insurrectionnels que sont les citĂ©s de non-droit qui ont prolifĂ©rĂ© en France depuis 1981 ? Tant qu’à payer des soldats de mĂ©tier, autant qu’ils servent la Nation plutĂŽt que les intĂ©rĂȘts des multinationales ou de l’impĂ©rialisme US.

Qui Ă©voque une vĂ©ritable politique nataliste autochtone et la prĂ©fĂ©rence nationale en matiĂšre d’emploi (ce qui Ă©tait un argument classique de Roger Salengro, cacique socialiste en 1936, ou de Marcel Cachin, personnage majeur du PCF Ă  la mĂȘme Ă©poque) ?

Qui promet d’éradiquer la corruption de notre merveilleuse Ripoublique, tant chez les politiciens que dans la fonction publique en instituant une vĂ©ritable mĂ©ritocratie, en lieu et place des nominations au piston : nĂ©potique, syndical, politique, maçonnique ou par l’effet de la scandaleuse « discrimination positive » en faveur des rejetons de l’immigration extra-europĂ©enne ou encore les « promotions canapé » ?

Qui propose le rĂ©tablissement de la peine capitale pour ces serial killers que sont les terroristes, pour les tueurs d’enfants, pour les gros trafiquants de drogue qui sont autant d’assassins en intention ?

Au fait, que peut-on attendre de Mignon-Macron, homme-lige de la finance cosmopolite, d’un Hamon qui ressemble Ă  un Hollande-bis, du MĂ©lenchon, arrogant personnage qui est Ă  la fois un dĂ©magogue marxiste et un millionnaire en euros, d’un Fillion qui fut le Premier ministre adepte du sur-place durant cinq annĂ©es ?

Quant Ă  la Dame du centre-droit que l’on dit « populiste », on aimerait qu’elle se laisse aller et qu’elle dĂ©voile un programme destinĂ© Ă  la Nation française, la vraie, celle qui est composĂ©e d’EuropĂ©ens de souche et qu’elle prenne ouvertement le parti de ces Français-lĂ .

AprĂšs Mitterrand le bourgeois Ă©gotiste qui ouvrit le pays Ă  l’économie globale et Ă  la mondialisation des vies politique et sous-culturelle, aprĂšs Chirac, le prĂ©sident black-beur, aprĂšs Sarkozy qui disait vouloir agir, mais ne fit rien, aprĂšs Hollande dont la nullitĂ© donne un aperçu de ce que doit ĂȘtre l’infini, va-t-on devoir se contenter du retour Ă  Pompidou, sous le rĂšgne duquel RF ne signifiait plus RĂ©publique Française, mais Rothschild FrĂšres, avec un multiplicateur liĂ© Ă  la globalo-mondialisation ?

Pour un Français nĂ© au milieu du siĂšcle prĂ©cĂ©dent, il est triste de constater qu’à cĂŽtĂ© des branquignols actuels, Charles De Gaulle – qui ne fut pourtant qu’un gĂ©nĂ©ral de guerres civiles, de 1944 Ă  1946, puis de 1958 Ă  1962, dont les effets se font encore sentir – avait une classe folle.

Son diagnostic Ă©tait peut-ĂȘtre exact, lorsqu’il qualifiait les Français de son Ă©poque de « peuple de veaux ». De nos jours, la comparaison zoologique de l’électorat autochtone pourrait ĂȘtre moins flatteuse encore.

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