Nous savons que depuis au moins deux dĂ©cennies, le rĂ©fĂ©rentiel droite/gauche n’est plus valide. Certains avaient d’ailleurs inventĂ© la notion de « pensĂ©e unique » voici une vingtaine d’annĂ©es.

Fatalement donc, nous savons trĂšs bien que les contestataires de l’ordre Ă©tabli en France, Ă©manation d’un ordre autrement plus vaste qui n’est autre que celui du nouvel ordre mondial, peuvent ĂȘtre issus de la droite comme de la gauche, anciennes moutures.

Ainsi pourraient trÚs bien nous apparaßtre dans un premier temps sympathiques, les manifestants comme ceux de Nuit Debout ou une personnalité comme celle de Jean-Luc Mélenchon.

ConsidĂ©rons ce dernier. Il a dĂ©clarĂ© que Hollande, c’était « pire que Sarkozy ». Il n’a peut ĂȘtre pas tort. Il n’empĂȘche, en 2012, lors des Ă©lections prĂ©sidentielles, c’est quand mĂȘme lui qui avait invitĂ© ses Ă©lecteurs du premier tour, Ă  se reporter sur François Hollande au second. Or, on le sait, cette Ă©lection fut remportĂ©e par le candidat, improprement qualifiĂ© de socialiste, d’extrĂȘme justesse. Fatalement donc, et dĂšs le dĂ©part, Jean-Luc MĂ©lenchon porte la responsabilitĂ© du mandat Hollande.

AprĂšs tout, il aurait pu dĂ©clarer depuis qu’il a Ă©tĂ© dupĂ©. C’est un peu le jeu qu’il nous propose. Il n’empĂȘche, pour un trotskiste – vicieux par essence – cela fait tarte


Plus grave, il n’est pas impossible qu’il perdure dans l’idĂ©e de l’union de la dĂ©suĂšte gauche, quoiqu’il puisse dire. N’omettons pas que le triste sire a acceptĂ© un poste de secrĂ©taire d’État sous le trĂšs libĂ©ral et capitaliste Lionel Jospin, de sinistre mĂ©moire. Il fut alors trĂšs discret et trĂšs zĂ©lĂ©. Par voie de consĂ©quence, nous n’avons objectivement, aucune raison de lui faire confiance.

Il va d’ailleurs trĂšs probablement jouer un double jeu pour 2017. Critiquer la gauche – son Ă©lectorat l’y oblige – mais aussi la droite. Et la droite davantage que la gauche. En ce sens, il restera ce qu’il fut : une courroie de transmission du parti dit socialiste.

Autre courroie de transmission, celle des manifestants pseudo-rĂ©volutionnaires de Nuit Debout. Ils permettent Ă  l’actuel gouvernement de jouer le rĂŽle du parti de l’ordre. La fameuse notion d’ordre juste prĂŽnĂ©e par SĂ©golĂšne Royal naguĂšre. VoilĂ  qui permet Ă  la gauche au pouvoir de ne pas perdre, voire mĂȘme de s’attirer la sympathie d’une partie des Ă©lecteurs du centre comme de la droite. Le SystĂšme Ă©crivais-je
 On n’entend plus guĂšre parler d’eux en ce jour. Le pouvoir aurait-il, UEFA Euro 2016 oblige, rappelĂ© sa future force de frappe aux ordres ?

N’est pas vraiment rĂ©volutionnaire qui veut


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