À travers sa premiĂšre apparition au « Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro » (dimanche 24 mars), RaphaĂ«l Glucksmann a fait officiellement son entrĂ©e dans l’arĂšne mĂ©diatico-politique en tant que tĂȘte de liste PS (liste commune avec Place Publique, son propre mouvement) pour les prochaines Ă©lections europĂ©ennes (cliquez ici).

Celui qui fut seulement le fils de son pĂšre, AndrĂ© Glucksmann – intellectuel dont la trajectoire idĂ©ologique brilla par sa cohĂ©rence, de Mao Ă  Sarkozy –, entend se faire un prĂ©nom face Ă  François-Xavier Bellamy – tĂȘte de liste LR – et Emmanuel Macron. Le peuple français voit bel et bien l’émergence d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’intellectuels qui ne veulent plus se contenter de commenter l’actualité : l’élĂšve de « Glucks » senior, l’ancien animateur de Sens commun, mais aussi le disciple de Paul RicƓur. Une gĂ©nĂ©ration qui n’est pas lĂ  par hasard.

L’adjoint au maire de Versailles (depuis 2008) est aussi l’espoir de la droite libĂ©rale-conservatrice, le PrĂ©sident Macron un authentique philosophe-roi (depuis le 14 mai 2017) et le nouveau Glucksmann le compagnon de la journaliste politique LĂ©a SalamĂ© (depuis 2015). Quoi qu’il en soit, ils ne restent que les produits de leur Ă©poque, l’ùre du spectacle hypernumĂ©risĂ©. Lorsque le spectacle n’était que cathodique, Glucksmann pĂšre et Bernard-Henri LĂ©vy s’étaient autoproclamĂ©s « nouveaux philosophes » (dĂšs leur participation Ă  l’émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, du 27 mai 1977). Ces Messieurs Grasset, issus de mai 1968, avaient parfaitement compris que les images et les sons seraient plus efficaces, aux yeux des masses, que les mots et les essais. De toute façon, la crise de l’édition devait crĂ©er ses abominations.

Ces « nouveaux philosophes » Ă©taient plutĂŽt fiers d’ĂȘtre des sophistes. Depuis, les tablettes ont Ă©cartĂ© les textes et l’économique a diluĂ© le politique. « Je crains le jour oĂč la technologie dĂ©passera l’homme. Le monde aura une gĂ©nĂ©ration d’idiots », avait dĂ©clarĂ© Albert Einstein. Car, quand les citoyens ne discernent plus le vrai du faux, ceux-ci sont d’autant plus prompts Ă  se laisser sĂ©duire par des postures rĂ©duites Ă  des impostures. Et comme il est pathĂ©tique de vouloir le pouvoir lĂ  oĂč il n’y en a plus. Ainsi, de l’école Ă  l’universitĂ©, ces mĂȘmes « philosophes » n’ont plus que des postes Ă  partager. Parce que le goĂ»t de l’éloquence a effacĂ© toute tendance pour les essences. Mais que dire du goĂ»t pour l’indignation sĂ©lective ? Contre les Serbes hier, et contre les Russes aujourd’hui. Dans tous les cas, ces idiots futiles font le lit des trafics des salafisto-caĂŻds, de l’Europe de l’Est jusqu’en France.

Platon – Ă  qui nous devons l’idĂ©e de philosophe-roi ainsi que celle d’une caverne dirigĂ©e par les sophistes – avait donnĂ© une consigne trĂšs claire en la matiĂšre : « Il faut aller Ă  la vĂ©ritĂ© avec toute son Ăąme ». La premiĂšre mission assignĂ©e au philosophe n’est-elle pas de dissiper les Ă©crans de fumĂ©e ? En l’occurrence, Bellamy, Macron et Glucksmann sont soumis Ă  la philosophie de l’homme, et non Ă  celle de l’ĂȘtre en tant qu’ĂȘtre. L’homme est, en effet, l’épicentre de toutes les valeurs depuis le XVIIIe siĂšcle. Aucun de ces trois-lĂ  n’est, donc, Ă  mĂȘme de sortir de l’orniĂšre Ă©quationnelle « humanisme = scientisme », autrement dit, « qualitĂ© = quantité ».

À l’évidence, l’homme moderne n’est plus qu’un animal comptable. Telle est la tragĂ©die d’une gĂ©nĂ©ration pour qui la quantitĂ© doit annihiler la qualitĂ©. Ou telle est la comĂ©die qui fait primer le paraĂźtre sur l’ĂȘtre, voire l’avoir sur le savoir. Alors, pourquoi se montrer quand il n’y a plus rien Ă  dĂ©montrer ?

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99