20 mars 2019

L’atomisation du Canada

Par Rémi Tremblay

Après avoir été considéré comme la nation la plus catholique au monde, après avoir joui de familles nombreuses comptant plus d’une dizaine d’enfants par foyer, le Québec est entré dans la modernité avec la Révolution tranquille. Depuis, le Québec n’est plus une exception, un îlot résistant sur sa terre relativement isolée ; les tares qui affligent l’Occident s’y sont répandues à une vitesse incroyable.

Parmi les changements sociétaux qui ont été enclenchés avec cette triste révolution, il y eut l’arrivée du divorce et l’éclatement de la famille qui s’est ensuivi. Alors que les familles nombreuses étaient la norme, elles sont devenues plus restreintes, puis on le constate, elles ont été « reconstituées » avec des « modèles alternatifs ». Exit la famille traditionnelle, la famille unitaire.

En parallèle le libéralisme s’implanta et l’individualisme en découlant se répandit dans cette région où un certain communautarisme était de rigueur.

Il s’agit là de phénomènes sociaux et plus d’un se permettent d’affirmer qu’il s’agit d’un choix individuel qui est aussi valable qu’un autre. Mais ce n’est pas tout à fait vrai.

Une étude récente publiée par l’officine gouvernementale Statistiques Canada révélait que le phénomène de la décomposition de la famille et l’individualisme avaient atteint leur paroxysme : en 2016, année du dernier recensement, le type de ménage le plus fréquent, arrivant avant les autres modèles, était celui de l’adulte vivant seul. Séparés, célibataires ou même vivant en couple sans pour autant cohabiter avec leur partenaire, 28 % des Canadiens vivent seuls dans leur demeure et les Québécois, ceux dont on raillait les familles nombreuses, sont les premiers dans ce domaine. On explique le phénomène par les séparations, le divorce qui après avoir été légalisé fut banalisé puis désuet quand le mariage vint à être remplacé par le concubinage, mais aussi par les unions sans cohabitation. Le couple se fréquente et partage de bons moments, mais ne souhaite pas vivre les désagréments de la vie à deux. On imagine que face à un coup dur, la relation risque de ne pas tenir longtemps. La famille comme cellule de base de la société semble avoir été dépassée par l’individu. Voilà le triomphe du libéralisme et de la Révolution tranquille.

Mais ce changement ne semble pas apporter davantage de bonheur. Les trois quarts de ceux vivant au sein d’une famille ou en couple se déclarent satisfaits de leur vie, alors que seulement 61 % de ceux vivant seuls peuvent en dire autant. L’éclatement de la famille et la libéralisation des mœurs n’ont donc pas eu l’impact positif sur le bonheur des gens comme on le scandait il y a cinquante ans.

Nous vivons donc dans une société où l’on est plus seul que jamais et dans laquelle si, l’on s’inquiète des conséquences de cette atomisation, on ne cherche jamais à en trouver les causes et à trouver une alternative. La famille fut sacrifiée au nom de la modernité et nous en payons le prix. Quel avenir pour une nation dont le modèle familial numéro un le plus en vogue est justement l’absence de famille.

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