Le candidat Macron, peut-ĂȘtre dopĂ© par le muguet, Ă  moins que ce ne soit par les sondages, joue de plus en plus Ă  l’hercule de foire. Dans sa derniĂšre pitrerie, il vient de faire de Madame Le Pen la candidate de l’Anti-France !

Cela en devient risible et ce n’est pas sans Ă©voquer une supercherie historique : la bataille de Valmy, qui fut selon les doctes historiens militaires une « bataille Ă  fronts renversĂ©s ». Effectivement, les Prussiens, venus de l’Est, se retrouvaient Ă  l’Ouest du terrain, et les Français Ă©taient sĂ©parĂ©s de la direction de Paris par l’armĂ©e ennemie. Cela n’avait guĂšre d’importance, puisque les gĂ©nĂ©raux savaient qu’ils ne livreraient qu’un semblant de bataille.

Tout se rĂ©duisit, en effet, Ă  une canonnade, qui fit nĂ©anmoins quelques centaines de morts des deux cĂŽtĂ©s. C’était le prix, acquittĂ© par les malheureux figurants, pour crĂ©er une lĂ©gende nationale française et laisser repartir chez eux des gĂ©nĂ©raux d’Outre-Rhin, enrichis par quelques bijoux de la couronne, volĂ©s au Garde-Meubles par le sieur Georges Danton (ministre de la Justice !) et ses monte-en-l’air
 les mƓurs de voyous de nos honorables excellences de la Ve tirent leur origine des « Grands AncĂȘtres ».

La galéjade macronesque de cette fin de campagne ressemble fort à la comédie burlesque de septembre 1792 et, comme ce fut le cas il y a 230 ans (ou presque), ce sont des Français qui vont faire les frais des macroneries, comme ils devinrent de la chair à canons durant les vingt années qui suivirent la « Victoire de Valmy ».

Prenons le Macron-rigolo au mot : Marine = Anti-France. Cela revient à dire que :

1 – L’immigration-invasion d’extra-europĂ©ens, singuliĂšrement d’imams et d’ulĂ©mas gueulant leurs appels au djihĂąd : nos exotiques, « c’est la France », selon saint-Macron.

2 – Les financiers et nĂ©gociants cosmopolites, les spĂ©culateurs Ă  l’argent tellement volatil qu’à la fin d’une journĂ©e de boursicotages, il a fait trois fois le tour (fictif) de la planĂšte : « c’est la France » de Macron, le politicien issu du monde merveilleux du capitalisme de spĂ©culation.

3 – La dĂ©sertification industrielle de la France, liĂ©e aux dĂ©localisations d’entreprises (nettement plus nombreuses en France qu’en Allemagne) : « c’est la France » de Macron, l’homme lige de l’économie globale.

4 – que l’intĂ©gration programmĂ©e de l’agriculture française au sein d’énormes groupes multinationaux : « c’est la France », chĂšre Ă  Macron-mondialisation.

5 – Que l’insĂ©curitĂ© dans les quartiers non-chics (donc non ou Ă  peine surveillĂ©s par la police), les forces de l’ordre perpĂ©tuellement dĂ©fiĂ©es et ridiculisĂ©es par les voyous gauchistes et les dĂ©linquants d’origine extra-europĂ©enne : « c’est la France » de Mignon-Macron.

L’étude des promesses de Papa NoĂ«l-Macron dĂ©montre Ă  l’évidence que la seule Anti-France, c’est celle que nous concoctent, nous prĂ©parent, nous fignolent ceux qui agitent les ficelles de Macron-Pantin.

DĂšs le 8 mai (quel symbole !), les Français vont apprendre Ă  souffrir plus encore qu’actuellement. Ils en viendront mĂȘme Ă  regretter Bouffon Ier !

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

Articles similaires