De source bien informĂ©e (Docteur Aphrodite Trentetrois, chef du service de mĂ©decine du travail traitant du personnel de notre confrĂšre Le Canard EnchaĂźnĂ©), nous apprenons que bon nombre de ses collaborateurs sont frappĂ©s par cet impitoyable « burn-out » professionnel qui affecte les salariĂ©s surmenĂ©s. L’interminable campagne Ă©lectorale, cause de ces dĂ©faillances, ne saurait altĂ©rer l’impermĂ©abilitĂ© proverbiale des plumes de ce cancanant colvert sans que notre solidaritĂ© confraternelle soit sollicitĂ©e.

Afin qu’elles puissent goĂ»ter quelques jours de repos dans la canardiĂšre de leur choix, je me fais donc un plaisir de leur communiquer quelques informations qui alimenteront leurs savoureuses terrines pendant leur absence. Le sĂ©rieux de mon informateur ne peut que les rassurer quant Ă  leur crĂ©dibilité : Il s’agit du commissaire Magret


Contrairement Ă  ce qu’ont affirmĂ© trop longtemps des universitaires conformistes, en 487, sur le Champ de Mars de Soissons, ce n’est pas Clovis qui d’un coup d’épĂ©e a brisĂ© le vase sacrĂ© et le crĂąne du guerrier qui ne voulait pas le rendre, mais l’un de ses nervis. L’emploi fictif de celui-ci est aujourd’hui avĂ©rĂ©. PrĂ©tendument employĂ© comme « AttachĂ©-dĂ©tachĂ© au protocole », cet homme de main qui s’y Ă©tait d’ailleurs pris comme un pied, Ă©margeait indĂ»ment Ă  la cassette royale. Le bĂ©nĂ©ficiaire de l’opĂ©ration Ă©tait un certain François Fillon.

S’il est vrai que Jeanne d’Arc, capturĂ©e Ă  CompiĂšgne en 1430, a bien Ă©tĂ© livrĂ©e aux Anglais contre 10 000 livres, il faut savoir que cette somme a Ă©tĂ© immĂ©diatement placĂ©e dans une banque luxembourgeoise. C’est cette confusion homonymique qui a fait attribuer Ă  Jean de Luxembourg, Comte de Ligny, la paternitĂ© de cette ignominieuse transaction. On peut affirmer aujourd’hui que le compte ainsi ouvert, l’était au nom de François Fillon


Lorsque le 20 novembre 1792, l’armoire de fer contenant les secrets de Louis XVI est dĂ©couverte et forcĂ©e, il apparaĂźt que Mirabeau dĂ©livrait clandestinement conseils et informations au roi contre espĂšces on ne peut plus trĂ©buchantes. Mort le 2 avril 1791, le malheureux Mirabeau perd aussitĂŽt sa place au PanthĂ©on au profit de l’aimable Marat. Ce n’est qu’aujourd’hui que le pot aux roses est enfin dĂ©couvert. Mirabeau Ă©tait en fait le nom de code de François Fillon. Malheureux Riqueti, il est temps de te rĂ©habiliter, de retrouver ta dĂ©pouille perdue pour la transfĂ©rer auprĂšs des « Grands Hommes », aprĂšs avoir renvoyĂ© l’Ami du peuple se gratter dans la baignoire qu’il n’aurait jamais dĂ» quitter


Le 16 fĂ©vrier 1899 dĂ©cĂšde dans le salon bleu du Palais de l’ÉlysĂ©e, le prĂ©sident FĂ©lix Faure. Afin d’honorer sa maĂźtresse, Marguerite Steinheil, il vient d’absorber un puissant aphrodisiaque, de la cantharide officinale, qui aurait eu raison de son cƓur malade. Certains se posent immĂ©diatement la question de savoir Ă  qui profite cette disparition en pleine affaire Dreyfus. Qui, deux ans plus tĂŽt Ă  Chamonix, a prĂ©sentĂ© la belle au bouillant FĂ©lix ? François Fillon, un entremetteur aussi mondain qu’interlope, connu curieusement pour ses services rendus Ă  la cause antidreyfusarde


Le 29 octobre 1965, Ben Barka disparaĂźt alors qu’il se rend Ă  un rendez-vous Ă  la Brasserie Lipp. Pourtant en avril un certain Chtouki qui prĂ©tendait travailler auprĂšs d’Oufkir, l’ñme damnĂ©e de Hassan II, avait contactĂ© le journaliste Philippe Bernier pour le prĂ©venir des risques encourus par son ami Mehdi. Contre 400 000 francs, il se proposait d’intervenir pour contrecarrer l’opĂ©ration visant Ă  neutraliser le rĂ©volutionnaire marocain. Sur son lit de mort un ancien porte-flingue de Foccart vient de confesser le nom du prĂ©tendu Chtouki : un certain François Fillon qui logeait chez sa maĂźtresse Henriette Dumans, hĂŽtesse transformiste au cabaret Madame Arthur


J’imagine que ces quelques scoops suffiront Ă  assurer quelques jours de repos Ă  nos palmipĂšdes Ă©puisĂ©s afin que, la pleine forme retrouvĂ©e, ils puissent replonger au plus tĂŽt dans leur mare nourriciĂšre et qu’ils nous en sortent quelques denrĂ©es putrides Ă  cuisiner dans les officines politiciennes.

DerniĂšre Minute ! C’est une fracture du myocarpe qui est Ă  l’origine de la mort d’Horace Tignac, le SecrĂ©taire national du MPCP (Mouvement Pendulaire des Centristes PĂ©riphĂ©riques). Le nom de l’agresseur qui aurait assĂ©nĂ© le coup fatal avec un marteau de chaudronnier, serait dĂ©jĂ  connu des services de police. Il s’agirait d’un certain François Fillon, derviche tourneur sur mĂ©taux dans l’entreprise « Bordel-ChĂ©neau » numĂ©ro un mondial de la merguez sarthoise.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.