par Christine Benoit.

Au Bundestag, les Ukrainiens dĂ©noncent les violations des droits de l’homme dans leur pays.

Les reprĂ©sentants de l’Ukraine ont rĂ©vĂ©lĂ© la vĂ©ritĂ© sur le gouvernement de Kiev lors d’une audience publique tenue au parlement allemand. La rĂ©union sur l’état de la libertĂ© d’expression et des droits de l’homme en Ukraine s’est dĂ©roulĂ©e le 11 juin, avec la participation des hommes politiques allemands, des dĂ©fenseurs des droits de l’homme, des personnalitĂ©s publiques et politiques de l’Ukraine, ainsi que des journalistes.

La censure sert d’instrument d’élimination des opposants.

Le journaliste Rouslan Kotsaba a dĂ©noncĂ© le mĂ©pris absolu de la libertĂ© d’expression en Ukraine. La surveillance totale par le rĂ©gime de Kiev vise Ă  dĂ©truire tout journaliste dissident, a-t-il estimĂ©, citant pour exemple le cas d’Yevgeny Murayev, le propriĂ©taire de la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision Newsone et dĂ©putĂ© ukrainien. AprĂšs avoir eu le courage de critiquer les actions des autoritĂ©s, en particulier la situation autour d’Oleg Sentsov, le dĂ©putĂ© fut immĂ©diatement accusĂ© de « haute trahison ».

Selon Monsieur Kotsaba, de telles actions auraient pu ĂȘtre liĂ©es Ă  l’élimination des potentiels concurrents aux prochaines Ă©lections prĂ©sidentielles.

En effet, le gouvernement ukrainien a pris plusieurs mesures visant Ă  limiter la libertĂ© d’expression, la libertĂ© des mĂ©dias et la libertĂ© d’association. L’annĂ©e passĂ©e, le gouvernement ukrainien a adoptĂ© des lois condamnant Ă  des sanctions pĂ©nales les activistes anti-corruption n’ayant pas dĂ©clarĂ© publiquement leur patrimoine personnel.

Ce n’est pas la premiĂšre fois que les militants des droits de l’homme sonnent l’alarme sur les prisonniers politiques, meurtres et passages Ă  tabac de journalistes en Ukraine, mais c’est la premiĂšre fois que le sujet est dĂ©battu Ă  un si haut niveau.

Les autorités ont recours à des pratiques fonciÚrement anti-démocratiques qui entravent les libertés fondamentales des Ukrainiens.

Dans son discours devant les dĂ©putĂ©s allemands, l’avocat et fondateur de l’association pour l’assistance juridique aux citoyens Ă©trangers en Ukraine Valentine Rybine a Ă©voquĂ© le fait que le gouvernement de Kiev rĂ©Ă©crivait non seulement l’histoire, mais aussi le prĂ©sent, en qualifiant le coup d’État de 2014 de « rĂ©volution de la dignité », et le rĂ©gime nationaliste de dĂ©mocratie.

Rybine a estimĂ© que le mot « dignité » devait signifier l’amĂ©lioration des qualitĂ©s humaines, du niveau de vie des populations, du respect et de la garantie de leurs droits et libertĂ©s. « Car l’Europe, oĂč se dirige l’Ukraine, a compris depuis longtemps que les droits de l’homme sont les principes fondamentaux du dĂ©veloppement d’une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique » a-t-il ajoutĂ©.

Toutefois, en Ukraine, on observe un mĂ©pris flagrant des droits de l’homme.

« Les gens sont en dĂ©tention prĂ©ventive depuis des annĂ©es, et les tribunaux ne sont pas en mesure de faire autrement, quels que soient l’état de santĂ© d’un dĂ©tenu, ses liens ou statut sociaux. Rien n’est pris en compte » s’est-il indignĂ©.

À son tour, l’avocat ukrainien YĂ©lĂ©na Berejnaya a dĂ©noncĂ© des violations de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme, notamment des articles 6 (droit Ă  un procĂšs Ă©quitable), 7 (pas de peine sans loi) et 13 (droit Ă  un moyen efficace de la dĂ©fense juridique).

« La détention de la maire de Sloviansk Nelli Chtepa le 13 juillet 2014 en est un exemple parfait », a dit Berejnaya.

L’ancienne dĂ©putĂ©e du parlement ukrainien Olena Bondarenko a affirmĂ© que Kiev ne pouvait pas assurer aux citoyens le droit le plus important, celui Ă  la vie.

« La constitution ukrainienne garantit le droit Ă  la vie, mais le gouvernement ukrainien, le prĂ©sident et, en particulier, l’armĂ©e ukrainienne garantissent-ils la vie Ă  ceux qui vivent actuellement dans le Donbass ? »

« Non ! », a répondu Bondarenko, notant que les Forces armées ukrainiennes bombardaient les villes que les autorités de Kiev considÚrent comme leurs territoires.

« Il y a 3,5 millions d’habitants qui ne tiennent pas d’armes Ă  la main, qui vivent, travaillent, Ă©lĂšvent leurs enfants et prennent soin de leurs proches ĂągĂ©s. Et ce sont eux qui deviennent les cibles de l’armĂ©e ukrainienne. Ainsi, le droit Ă  la vie de ces personnes est violĂ© par l’armĂ©e ukrainienne », a-t-elle ajoutĂ©.

Reste Ă  espĂ©rer que, cette fois, les EuropĂ©ens ne laissent pas sans rĂ©ponse les cris d’alarme de leurs voisins.

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