Christian Hofer : Burkhalter avait procĂ©dĂ© Ă  sa crise de bien-pensance au sujet des rĂ©fugiĂ©s erythrĂ©ens en donnant des leçons d’humanitĂ©… avec notre argent et au dĂ©triment de notre sĂ©curitĂ©.

Bien Ă©videmment, notre presse romande brille par son silence qui n’est autre qu’une technique de dĂ©sinformation. Pire, mĂȘme un site anglais reprend le sujet. C’est dire Ă  quel point nos mĂ©dias romands politisĂ©s ne veulent plus accomplir le travail pour lequel ils sont payĂ©s. Il est vrai qu’ils dĂ©pensent une Ă©nergie folle Ă  dissĂ©quer quotidiennement les moindres faits et gestes de Donald Trump et Ă  nous le prĂ©senter comme le mal absolu. Il y a des prioritĂ©s, vous comprenez…

Comment des gens qui sont censĂ©s vivre de prestations minimales peuvent ainsi s’offrir le billet d’avion aller-retour et des vacances en ErythrĂ©e (sans contrĂŽle) alors que de nombreux autochtones en Suisse n’arrivent plus Ă  joindre les deux bouts? Jusqu’Ă  quand nous prendra-t-on ainsi pour des imbĂ©ciles?

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Article de la Basler Zeitung:

ÉrythrĂ©e: Un pays mauvais pour y vivre mais bon pour les vacances.

La scĂšne a eu lieu ici en juillet 2016, Ă  l’aĂ©roport de Zurich-Kloten. C’est la saison des vacances.Des milliers de personnes prennent l’avion pour leurs destinations de vacances d’Ă©tĂ©. Parmi eux, beaucoup de gens de l’ÉrythrĂ©e, des hommes, des femmes, des familles entiĂšres. Ils possĂšdent des documents de voyage en tant que rĂ©fugiĂ©s ou en tant que requĂ©rants admis provisoirement, lesquels peuvent rester en Suisse malgrĂ© leur requĂȘte d’asile refusĂ©e. Les cantons ont Ă©mis les documents Ă  la demande des ÉrythrĂ©ens et celle-ci a Ă©tĂ© examinĂ©e par le gouvernement fĂ©dĂ©ral.

Beaucoup d’entre eux ne prennent pas l’avion pour l’Italie, l’Allemagne ou la SuĂšde, oĂč il y a de grandes communautĂ©s de la diaspora Ă©rythrĂ©enne. Ils volent vers leur pays. Dans ce pays oĂč, selon la politique de rĂ©fugiĂ©s de la ConseillĂšre fĂ©dĂ©rale Simonetta Sommaruga, « ils risquent leur vie et leur intĂ©gritĂ© physique » et par consĂ©quent vers lequel ils ne peuvent en aucun cas ĂȘtre expulsĂ©s mĂȘme aprĂšs une demande d’asile refusĂ©e.

Cependant, le voyage ne mĂšne pas directement en ErythrĂ©e. Ces vols ne sont pas disponibles Ă  partir de Zurich mais, selon les recherches effectuĂ©es par le journal en ligne Bazonline.ch, via une escale intermĂ©diaire, par exemple, via Istanbul. De lĂ , on voyage vers la capitale soudanaise Khartoum ou vers la capitale de l’Éthiopie, Addis-Abeba. Chaque jour, il y a jusqu’Ă  cinquante personnes qui quittent la Suisse et volent vers un pays voisin de l’ÉrythrĂ©e. En haute saison d’Ă©tĂ©, l’aller et le retour via Istanbul coĂ»tent environ 650 francs. À l’heure actuelle, ils peuvent ĂȘtre achetĂ©s pour 599 francs.

Quatre ÉrythrĂ©ens sur cinq sont bĂ©nĂ©ficiaires de l’aide sociale en Suisse. Celle-ci est apparemment si gĂ©nĂ©reuse qu’il est possible pour de nombreux ÉrythrĂ©ens de rentrer dans leur pays natal.

À ce jour, le SecrĂ©tariat d’Etat pour les migrations (SEM) a prĂ©tendu qu’il Ă©tait difficile de dĂ©terminer qui voyageait vers un pays voisin de l’ErythrĂ©e car il n’existait pas de vols directs. (…)

Ce week-end, il a Ă©tĂ© annoncĂ© qu’en 2016 seulement six procĂ©dures pour retrait du statut d’asile ont Ă©tĂ© effectuĂ©es avec succĂšs. En 2015, il y en avait sept. Cela, alors mĂȘme que chaque annĂ©e des milliers de permis pour des voyages Ă  l’Ă©tranger sont Ă©mis. Entre 2010 et 2014, 46’213 demandes de voyage Ă  l’Ă©tranger ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es par des rĂ©fugiĂ©s, des demandeurs d’asile et des requĂ©rants admis temporairement pour toute la Suisse et 45’080 d’entre elles (97,5%) ont Ă©tĂ© approuvĂ©es. Environ 15 000 d’entre elles Ă©manent d’ÉrythrĂ©ens. Juste des cas isolĂ©s ou Ă  un phĂ©nomĂšne de masse frĂ©quent?

(…)

Article paru sur le site Les Observateurs.

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