Avant le Brexit, les sondages disaient que le Brexit ne passerait pas (vous ĂȘtes-vous demandĂ©s pourquoi on connaissait tous ce terme et pas l’autre ?). Les experts et BHL tempĂȘtaient contre la xĂ©nophobie et la mĂ©diocritĂ©, les bourses montaient et « le monde entier » (le simple fric en fait) se sentait mieux.

Le succĂšs du Brexit a contredit les experts, les sondeurs, les analystes et les chers journalistes.

Mais
 Car il y a un mais !

Le vendredi 24, le lendemain de ce vote de la saint Jean, la bourse perd 12 % en Espagne et en Italie, 8 % en France, et presque rien en Angleterre et Ă  Wall Street. HypothĂšse conspiratrice alors : les Anglo-saxons (toujours eux, ces nuisibles depuis 1815 et mĂȘme avant, depuis Utrecht en 1714, depuis la Fondation de la Banque d’Angleterre en 1694 qui finance Ă  la folie tout leur impĂ©rialisme quantitatif) ont-ils voulu le Brexit pour couler notre Europe qui fut en fait leur Europe ?

Le gĂ©nĂ©ral Donovan avec l’Otan crĂ©e la CEE dans les annĂ©es cinquante, l’Europe leur Ă©chappe un peu, on se dĂ©barrasse De Gaulle en 68-69, puis on installe une fournaise bureaucratique qui vire Ă  l’aigre et aux privatisations via deux champions : le dĂ©funt LĂ©on Brittan (originaire des pays baltes qui veulent aussi la guerre avec la Russie), et Peter Sutherland, patron de BP, Goldman Sachs, ami du pape et promoteur du mouvement des rĂ©fugiĂ©s qui a organisĂ© de main de maĂźtre la trouille europĂ©enne.

Un mouvement anti-Europe précipitera-t-il la fin de cette Europe ? La fin financiÚre, économique, démographique, la fin totale ?

HomĂšre le dit : on ne tombe pas de Charybde en Scylla. Il faut Ă©viter Scylla. On va comprendre pourquoi si on le lit, si on le cite (chant XII) : « Et si tu arrivais quand elle l’engloutit, celui qui Ă©branle la terre, lui-mĂȘme, voudrait te sauver, qu’il ne le pourrait pas. Pousse donc rapidement ta nef le long de SkyllĂš, car il vaut mieux perdre six hommes de tes compagnons, que de les perdre tous. »

Vous vous imaginez gouvernés en France par Florian Philippot, François Hollande ou Alain Juppé, avec un chaos européen, avec des taux non plus de zéro, mais de 10 % ? Car enfin, il faudra rembourser cette dette, et sans le parapluie énorme de la BCE. Alors, le satané Brexit, encore un cadeau empoisonné des Anglais ?

Vous divaguez, jeune homme. Raison gardez.

Quelques crĂ©tins, experts pour la plupart, se frottent les mains. Patrick Artus, qui s’est toujours trompĂ© sur tout, explique que les marchĂ©s vont remonter dans quinze jours. Ils peuvent aussi s’effondrer. Le CAC Ă©tait Ă  7 000 en l’an 2 000. Il est dĂ©sormais Ă  moins de 4 000. Le CAC a donc beaucoup Ă  remonter


En Espagne, un Trissotin explique que les Anglais se repentent, qu’on ne les y reprendra plus, qu’il faut revoter. Ô pauvre monde


Enfin un malandrin des Échos explique que Paris va devenir le parangon de la destination du luxe aprĂšs la chute de Londres. Pauvre monde ! Entre les attentats, Nuit debout, le chaos, le marasme immobilier (- 50 % en deux ans !), la saletĂ© de cette ville Ă  l’agonie, faites-nous le coup de la relance, oui faites-le.

Mais qui lit encore ces journaux d’ailleurs ? Des moteurs de recherche ?

Une chose Ă©mane de ce Brexit : les gens costauds intellectuellement comme Trump et Soros le prĂ©voyaient. Les gens malins qui achĂštent de l’or depuis des mois ou des annĂ©es le prĂ©voyaient (Hollande ou Merkel vous le laisseront votre or ?).

Les Ă©conomiclastes voient qu’un systĂšme mondialiste Ă  bout de souffle et surendettĂ© va s’écrouler complĂštement, malgrĂ© les ahuris de la presse, de la bureaucratie et de la politique. Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre, dit-on. Et s’il les rendait complĂštement crĂ©tins ?

Le bonbon – et la conclusion – iront encore aux journalistes espagnols : ceux d’ABC veulent rĂ©cupĂ©rer Gibraltar pour punir les Britishs. Comment, ils ne le disent pas encore


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