La rentrée des institutions européennes se fait en sourdine, tant les incertitudes brouillent toute perspective.

D’aucuns pensent que le nƓud gordien serait tranchĂ© au sommet de Bratislava, le 26 septembre prochain. Mais chaque sommet depuis un an semble ĂȘtre celui de la derniĂšre chance, alors que les conclusions se rĂ©vĂšlent timides et inconsistantes, expression de volontĂ©s nationales contradictoires. La prĂ©sidence slovaque de l’Union europĂ©enne (UE) pour le deuxiĂšme semestre 2016 espĂšre faire plier le bulldozer allemand sur la question des quotas de migrants. Cette rĂ©partition de l’invasion par quotas est devenue le symbole d’une Europe suicidaire face Ă  la jeune Europe du groupe de ViĆĄegrad.

Ces derniers ont un atout dans leur sac : le week-end suivant, le 2 octobre, l’Autriche retourne aux urnes afin de voter Ă  nouveau pour le deuxiĂšme tour de l’élection prĂ©sidentielle, annulĂ© au printemps dernier pour cause de fraude. Ce risque de voir l’Autriche basculer avec le FPÖ, alliĂ© du Front National, dans le camp du groupe de ViĆĄegrad, est Ă©norme. D’autant que, le mĂȘme jour, les Hongrois sont appelĂ©s aux urnes, prĂ©cisĂ©ment sur la question de savoir si la Commission peut imposer Ă  la Hongrie des quotas de migrants. Des discussions infructueuses Ă  Bratislava pourraient bien offrir la victoire ce dimanche 2 octobre aux tenants de l’Europe identitaire et libre.

Les Ă©vĂšnements de la fin du mois se prĂ©parent donc en sourdine. Angela Merkel s’est rendue Ă  Varsovie vendredi 26 aoĂ»t pour rencontrer ses homologues des pays de ViĆĄegrad, contre lesquels s’émoussent les attaques convenues de la bien-pensance occidentale.

À titre d’exemple, la prochaine session plĂ©niĂšre du Parlement europĂ©en, du 12 au 15 septembre, prĂ©voit un dĂ©bat sur les atteintes aux droits fondamentaux en Pologne. Ici encore, les chiens aboient, la caravane passe.

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