CE PROGRAMME, YOUNG LEADERS (JEUNES LEADERS) DÉRIVE D’UN ACCORD ENTRE GERALD FORD PRÉSIDENT DES ETATS-UNIS ET LE PRÉSIDENT FRANÇAIS GISCARD D’ESTAING EN 1976, ÉTABLISSANT UNE FONDATION DÉDIÉE À L’AMITIÉ ENTRE LES DEUX PAYS, AVEC UN SIÈGE À PARIS ET UN SIÈGE À NEW-YORK. LA FONDATION A PERMIS L’ÉMERGENCE DU PROGRAMME JEUNES LEADERS À PARTIR DE 1981.

400 YOUNG LEADERS FORMÉS

Depuis cette date plus de 400 Jeunes leaders ont Ă©tĂ©  formĂ©s, dont la moitiĂ© de français. Le verbatim du programme : « Chaque annĂ©e(avec parfois des annĂ©es blanches 85/88, 90/93, 97, le programme est ensuite continu depuis 1998, soit 29 promotions au total) vingt français et amĂ©ricains, ĂągĂ©s de 30 Ă  40 ans appelĂ©s Ă  jouer un rĂŽle important dans les relations entre les deux pays sont sĂ©lectionnĂ©s par un jury en France et aux États-Unis. Les candidats retenus participent Ă  deux sĂ©minaires de cinq jours, chacun sur deux annĂ©es consĂ©cutives, alternativement en France et en AmĂ©rique, afin d’échanger sur des sujets d’intĂ©rĂȘts communs aux deux pays et tisser des liens d’amitiĂ© durable ». Parmi les sponsors on trouve les groupes amĂ©ricains Boston Consulting et Egon Zehnder. Chacun comprendra comment cette « formation » peut devenir un moyen incomparable d’influence pour l’AmĂ©rique. Nous ne dĂ©taillerons que les Young Leaders agissant dans les mĂ©dias français sans nous intĂ©resser aux politiques et dirigeants Ă©conomiques (nombreux) passĂ©s par le programme depuis 1981. Nous mettons entre parenthĂšses (1981) l’annĂ©e de promotion.

LA TÉLÉVISION ET LES YOUNG LEADERS

Quelques jeunes leaders ont eu une jolie carriĂšre Ă  la tĂ©lĂ©vision : JĂ©rĂŽme ClĂ©ment (1982), fondateur d’Arte puis de la Cinq, Ă©galement longtemps prĂ©sident du CNC (Centre national du cinĂ©ma). Bernard Faivre d’Arcier (1983) a prĂ©sidĂ© plus de dix ans le festival d’Avignon et aussi La Sept, branche française d’Arte. Emmanuel Chain (2000) a animĂ© plus de quinze ans l’émission Ă  succĂšs Capitalsur M6 puis est devenu producteur de tĂ©lĂ©vision. Plus jeune, Estelle Youssoufa (2011) est journaliste à France2/TV5Monde. D’autres plus multi-cartes se retrouvent aussi dans les radios ou la presse Ă©crite (voir infra)

LA RADIO ET LES YOUNG LEADERS

Le service public est trÚs bien servi en Jeunes leaders. David Kessler (1999) a été comme JérÎme Clément (1982) directeur du CNC mais aussi du CSA, directeur de France Culture et directeur général chargé des programmes de Radio France. Bernard Guetta (1981) a animé plus de 25 ans une émission de géopolitique à France Inter. Jean-Noël Jeanneney (1983) a été PDG de Radio France et de Radio France International, il anime depuis 20 ans une émission à caractÚre historique Concordance des temps sur France Inter (il a été également président de la chaßne de télévision thématique Histoire). Catherine Sueur (2007) aprÚs un passage au Monde a été directrice déléguée de Radio France.

Mais le secteur privĂ©, s’il est moins bien loti, n’est pas oubliĂ©. Nicolas Escoulan (2014) est passĂ© de Canal+ à Europe1 oĂč il est directeur de la rĂ©daction. Son camarade de la promotion d’avant JĂ©rĂŽme Chapuis (2013) est responsable du service politique de la radio concurrente RTL.

LA GALAXIE LE MONDE/L’OBS

Ce n’est plus une galaxie c’est une vĂ©ritable constellation de Jeunes leaders. Sur les 19 promotions, 13 comportent au moins un membre de ces rĂ©dactions.Thierry Pfister (1981, premiĂšre promotion) a ƓuvrĂ© dans les deux rĂ©dactions (plus de nombreuses en province). Jean-Claude Guillebaud (1982) a Ă©crit aussi pour les deux journaux. Jean-Marie Colombani (1983) a Ă©tĂ© directeur du Mondependant treize ans. Denis Olivennes (1996) a Ă©tĂ© directeur de la rĂ©daction du Nouvel Obs (et aussi à Canal+, Europe1 et LagardĂšre active). Dominique Nora (1995) est responsable de la rĂ©daction de L’Obs. Elle avait succĂ©dĂ© Ă  Mathieu Croissandeau (2002) qui a collaborĂ© aussi à Arte. A tous seigneurs tous honneurs Matthieu Pigasse (2005) et Louis Dreyfus (2005) ont dĂ» ĂȘtre de trĂšs bons Ă©lĂšves du programme. Le premier est co-propriĂ©taire du groupe Le Monde (et actionnaire Ă  titre personnel des Inrocks et de radios), le second prĂ©side le directoire du groupe depuis 2010. Nabil Wakim (2012) au Monde a Ă©tĂ© crĂ©ateur des DĂ©codeurs, chef du service politique, rĂ©dacteur en chef et responsable de l’innovation. Plus rĂ©cemment Élise Vincent (2015) y est responsable du service Justice. Sylvie Kaufmann (1998) est directrice Ă©ditoriale au mĂȘme quotidien du soir. Pascal RichĂ© (1999), ancien de LibĂ©ration, fondateur de Rue89 est directeur adjoint de L’Obs. Erik Izraelewicz (1994) aprĂšs ĂȘtre passĂ© par Les Échos et La Tribune a Ă©tĂ© directeur des rĂ©dactions du Monde de 2011 Ă  sa mort en 2012.

LES AUTRES QUOTIDIENS ET LES JEUNES LEADERS

Laurent Joffrin (1994) aurait pu figurer dans la rubrique Le Monde/L’Obs étant passĂ© dans un tournis incessant de L’Obs à LibĂ©ration et retour. Il est directeur de la rĂ©daction du quotidien de Patrick Drahi depuis 2014 et participe Ă  de nombreux autres mĂ©dias (France Inter, France Info, France5 etc). Laurance N’kaoua (2003) officie au quotidien Ă©conomique Les Échos, tout comme David Barroux (2011). Dans un registre diffĂ©rent François Dufour (2005) est spĂ©cialiste de l’information des jeunes à Mon Quotidien, sa crĂ©ation.

LES MAGAZINES

Yves de Kerdrel (2005) a Ă©tĂ© longtemps directeur de Valeurs Actuelles tout en collaborant au Figaro. Christine Ockrent (1983) surnommĂ©e la reine Christine aurait pu ĂȘtre classĂ©e dans la rubrique tĂ©lĂ©vision (NBC, CBS, Antenne2,TF1, France3, TV5, France 24, BFM) ou radio (Europe1, RTL,RFI, France Inter). Elle a Ă©tĂ© directrice de la rĂ©daction de L’Express de 1994 Ă  1996. Guy Sorman (1982) a lui aussi Ă©tĂ© à L’Express, Le Figaro Magazine et est intervenu auprĂšs de nombreux autres hebdomadaires ou quotidiens. Philippe Le Corre (2004) intervient dans de nombreux mĂ©dias et au Point. Il est difficile de classer Philippe ManiĂšre (1995) qui a Ă©tĂ© un peu partout, Le Point, L’Expansion, Europe1, Institut Montaigne, Le Nouvel Economiste, Les Echos. Le plus jeune Gaspard Koenig (2017) collabore aux Échos et au Point.

AUTRES JEUNES LEADERS DU PROGRAMME

Michel Combes (1994) a longtemps dirigé Altice, la holding Europe du groupe multi-mĂ©dias de Patrick Drahi. BĂ©atrice de Clermont Tonnerre (2011) a travaillĂ© chez Google et à LagardĂšre Active oĂč elle aurait pu croiser la plus jeune Claire Le Ost (2016). Eric Fassin (1994) sans ĂȘtre journaliste intervient rĂ©guliĂšrement dans les mĂ©dias en particulier sur les questions touchant le genre et la dĂ©fense des migrants. Sophie de Closets (2017), toute rĂ©cente Jeune leader, prĂ©side les Ă©ditions Fayard depuis 2014. StĂ©phane Fouks (2001) par sa position chez EuroRSCG a conseillĂ© et conseille de nombreux mĂ©dias et patrons de rĂ©daction. Pour la curiositĂ© Julien VaĂŻsse (2007) n’est pas une personnalitĂ© mĂ©diatique mais le directeur du CAPS le Centre d’analyse, de prĂ©vision et de stratĂ©gie du MinistĂšre des Affaires EtrangĂšres. Une nomination curieuse pour une personnalitĂ© qui semble liĂ©e d’aussi prĂšs Ă  un Etat Ă©tranger.

COUSINAGE ATLANTISTE ET PLUS SI AFFINITÉS

Une participation au programme n’indique pas nĂ©cessairement un alignement complet sur les thĂšses amĂ©ricaines (Arnaud Montebourg et Dupont-Aignan sont d’anciens Jeunes leaders) mais marque, pour la trĂšs grande majoritĂ© des laurĂ©ats, une inclination atlantiste et une trĂšs grande proximitĂ© culturelle/Ă©conomique (et plus si affinitĂ©s) avec le grand frĂšre amĂ©ricain. En-dehors des mĂ©dias il est surprenant de constater que notre prĂ©sident actuel comme le prĂ©cĂ©dent ont Ă©tĂ© Young Leaders, mais aussi de nombreux militaires français de haut rang. Imaginons un instant que les russes aient entrepris le quart de la moitiĂ© de ce programme, le tollĂ© serait immĂ©diat et surpuissant. Ce programme qui n’a rien de secret n’est jamais Ă©voquĂ© par les mĂ©dias dominants. Et pour cause les Young Leaders y pullulent, la solidaritĂ© par le silence en quelque sorte. Ils ont retenu la leçon du MaĂźtre, Speech is silver, silence is golden (La parole est d’argent mais le silence est d’or).

Article paru sur le site de l’OJIM.

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