À l’heure oĂč aucune suite n’a Ă©tĂ© donnĂ©e au rapport sur les abattoirs et la maltraitance des animaux vouĂ©s Ă  la mort pour remplir nos assiettes, notre complicitĂ© est insupportable car le sujet est Ă  la fois une question morale pour notre sociĂ©tĂ©, mais aussi nous met en dĂ©faut sur nos valeurs humaines et rĂ©publicaines.

Nous sommes un pays qui dĂ©fend les droits de l’homme (abolition de l’esclavage, statut infĂ©rieur des femmes,
), plein de contradictions. En effet, comment pouvons-nous ne pas dĂ©fendre les droits des animaux ? MaltraitĂ©s par nos cultures, nos croyances valables aussi bien pour les musulmans que pour les chrĂ©tiens (les agneaux de PĂąques en sont un exemple !), nos habitudes alimentaires ou encore la force commerciale des lobbies de l’industrie agroalimentaire.

Complices, nous nous taisons
 et laissons faire alors que nous savons et que nous pouvons changer les choses. Nous cosignons la maltraitance avec les industriels du carnage. Nous nous rendons coupables de la souffrance d’ĂȘtres que nous aimons. Nous laissons tuer sans en avoir toujours la nĂ©cessitĂ©. Nous sommes responsables des quantitĂ©s de viande jetĂ©es chaque jour dans la grande distribution !

L’horreur des abattoirs n’est pas acceptable ! Ce sont 3 millions d’animaux, ovins et bovins qui sont mis Ă  mort avec effroi et cruautĂ©, et ce, sans compter les produits de la pĂȘche et tous les animaux marins tuĂ©s par la mĂȘme occasion.

Imaginons nos animaux de compagnie, tuĂ©s comme dans les abattoirs ! Nos chiens, nos chats, nos lapins, nos oiseaux, Ă©gorgĂ©s par le couteau du « hallal » ou l’électricitĂ© comme il est aujourd’hui d’actualitĂ©. Les mĂ©thodes aussi cruelles les unes que les autres ne manquent pas.

Y a-t-il des maniĂšres de tuer plus « douces » ? Non c’est notre mode de consommation qui est en cause. Il est possible de faire autrement. Il est un dĂ©fi auquel le lecteur pourra se livrer : combien d’animaux sur terre ont-ils la paix, autrement dit, que nous ne mangeons pas ?

De surcroĂźt, StĂ©phane Travert, Ministre de l’agriculture prĂ©sente son projet de loi agriculture et alimentation, qui n’ira pas dans le sens des dĂ©fenseurs des animaux. L’un des volets est consacrĂ© au « bien-ĂȘtre animal ». On croit rĂȘver dans cet environnement de guerre des prix et de lobbying en tout genre !

C’est ainsi que des grincements de dents se sont fait entendre et que quelques personnalitĂ©s associĂ©es au mouvement L214, ont rĂ©agi fortement. Parmi ces personnalitĂ©s Sophie Marceau, RĂ©mi Gaillard ou encore notre Ă©gĂ©rie bien-aimĂ©e Brigitte Bardot (1). Tous ont interpellĂ© le gouvernement et certains dĂ©putĂ©s sur l’urgence Ă  agir.

Brigitte Bardot veut toucher « un maximum de gens, pour leur demander de faire attention Ă  ce qu’ils mangent quand ils mangent un bifteck ou une cĂŽte de porc ».

Pour le moment « Macron ne fait rien » fustige Brigitte Bardot effondrĂ©e en visionnant de nouvelles images de l’abattoir d’AlĂšs dans le Gard (dĂ©jĂ  Ă©pinglĂ© en 2015 !), tournĂ©es en camĂ©ra cachĂ©e : « Des vaches vivantes suspendues par la patte, un cochon frappĂ© quand il tente de fuir
 Il y a un petit veau qui vomit le lait qu’il a tĂ©tĂ© de sa mĂšre ! ».

« Si les abattoirs avaient des fenĂȘtres, les gens seraient vĂ©gĂ©tariens », dit RĂ©mi Gaillard convaincu que la jeune gĂ©nĂ©ration est plus sensible Ă  la protection animale. Mais est-ce vraiment la rĂ©alité ?

Emmanuel Macron se fait en effet complice des chasses à courre ou des lobbies hallal. Encore un mensonge de campagne !

David Cormand, d’Europe Écologie Les Verts estime que la France s’évertue « à soutenir une agriculture archaĂŻque qui dĂ©pend de la chimie, du pĂ©trole et de l’exploitation animale ».

Le ministre Travert n’a pas accĂ©dĂ© aux demandes des personnalitĂ©s ni mĂȘme Ă  celle du mouvement L214 malgrĂ© une vidĂ©o poignante et insoutenable d’un Ă©levage de poules en cages et malgrĂ© une porte-parole de renom en la personne de Sophie Marceau. Et pourtant 90 % des Français souhaitent des mesures. Le gouvernement est sourd. Aucune proposition ne verra le jour avant 2022, sauf peut-ĂȘtre une promesse (encore une de plus !) d’interdiction de vendre des Ɠufs pondus par des poules Ă©levĂ©es en batterie. Mais, ne nous laissons pas endormir car l’élevage de ce type ne sera pas supprimĂ© pour autant et ne concernera pas « les produits transformĂ©s Ă  base d’Ɠufs ».

Selon le Ministre, il n’est pas possible de faire autrement.

Cette rĂ©ponse et cette loi inquiĂšte car le contrĂŽle vidĂ©o dans les abattoirs avait Ă©tĂ© adoptĂ© par l’assemblĂ©e nationale en 2017 puis enterrĂ©e par la commission des affaires Ă©conomiques en avril 2018. Seuls les abattoirs qui le veulent pourront se doter d’un systĂšme de vidĂ©osurveillance. Un arbitrage pour le moins qui en dit long sur l’éthique et la morale de l’individu et de la sociĂ©té !

Nous devons rendre justice aux animaux et protĂ©ger ce qui est prĂ©cieux Ă  notre existence mĂȘme : le respect de nos valeurs et le changement de nos modes de consommation. Ceci est valable aussi lorsque nous parlons du facteur 4 pour le rĂ©chauffement climatique (il faudrait 4 planĂštes pour faire vivre la population mondiale).

L214 se mobilise pour la fermeture des abattoirs (2) et organise en juin 2018, deux marches en France et dix-neuf marches en Europe.

Pour la France, ce sera le 2 juin Ă  13 heures, Ă  Toulouse, face au musĂ©e « Les abattoirs ». Puis Ă  Paris, le 23 juin, Ă  12 heures place de la RĂ©publique. Le cortĂšge (calme et pacifique) accueillera tous ceux qui veulent que les choses changent, que les mentalitĂ©s Ă©voluent, que d’autres modes de consommations (comme le vĂ©gan) se dĂ©veloppent.

Beaucoup d’autres villes se mobilisent aussi (1). Au total, ce sont 36 marches dans des pays europĂ©ens (Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, Irlande, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni
) mais aussi dans le monde (Japon, États-Unis, Turquie, Canada, Australie).

Le projet de loi, Ă  dĂ©faut, se contente d’une mesure coercitive, « la crĂ©ation d’un nouveau dĂ©lit visant Ă  rĂ©primer les mauvais traitements envers les animaux commis dans les transports et les abattoirs, et l’accroissement des sanctions en les portant Ă  un an d’emprisonnement et Ă  15 000 euros d’amende, soit un doublement par rapport au droit existant ». Une autre mesure pour les associations de dĂ©fense des animaux est prĂ©vue : la possibilitĂ© leur sera donnĂ©e de se porter partie civile dans un procĂšs.

La loi agriculture et alimentation ne fait que porter le drapeau de cette « vieille France » obsolĂšte refusant le dĂ©veloppement d’une agriculture d’avenir. Peut-ĂȘtre que d’autres pays du monde, comme la Russie, comprendront le message. Seules les traditions paysannes qui respectent les sols et les animaux pourront dĂ©velopper des produits de qualitĂ© rĂ©pondant aux besoins des consommateurs de bio et vĂ©gan, segment de marchĂ© qui ne fera que croĂźtre dans les chiffres de l’économie de l’avenir.

Marchons pour que nos animaux ne soient pas les grands oubliés.

Marchons pour notre dignité.

Marchons pour notre avenir.

Notes

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99