LORS DE L’AFFAIRE BENALLA, UNE PARTIE DU SYSTÈME MÉDIATIQUE MACRONIEN A LANCÉ L’IDÉE D’UN GONFLAGE DE L’AFFAIRE PAR DES RÉSEAUX RUSSES. CETTE CAMPAGNE QUI VISAIT À JETER UN RIDEAU DE FUMÉE A ÉTÉ INITIÉE PAR EU DESINFOLAB ET SAPER VEDERE. NOTRE COURTE SYNTHÈSE EST TIRÉE DES ÉTUDES BEAUCOUP PLUS DÉTAILLÉES PUBLIÉES SUR LE SITE LES CRISES ENTRE LE 14 AOÛT ET LE 12 SEPTEMBRE 2018. CES ÉTUDES (ENCORE EN COURS) SONT DISPONIBLES À LA FIN DE NOTRE SYNTHÈSE.

L’AFFAIRE BENALLA

Un thĂ©orĂšme, attribuĂ© de maniĂšre apocryphe Ă  Charles Pasqua, illustre de maniĂšre imagĂ©e une petite partie de l’affaire Benalla, ou plutĂŽt comment certains agents d’influence ont essayĂ© de la noyer dans une autre affaire :

« Quand on est emmerdĂ© par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nĂ©cessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien ».

C’est ce qu’on tentĂ© les deux institutions citĂ©es (voir infra pour leur origine) en construisant un gonflage numĂ©rique des tweets autour de Benalla, puis attribuant la quasi-moitiĂ© de ces tweets Ă  de soi-disant relais d’abord identifiĂ©s comme pro-russes puis qualifiĂ©s directement de russes. Ce montage fĂ»t repris par la macrosphĂšre en gĂ©nĂ©ral, entre autres par le journal patronal L’Opinion ainsi que par Jean Quatremer, avant de faire long feu.

SAPER VEDERE ET EU DESINFOLAB, SƒURS BELGES

L’agence Saper Vedere a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e Ă  Bruxelles le 11 aoĂ»t 2017 par un Belge, Nicolas Vanderbiest, doctorant de l’UCL (UniversitĂ© Catholique de Louvain) et deux Français, Alexandre Alaphilippe et Gary Machado. Il s’agit d’une sociĂ©tĂ© commerciale de prestations de services de conseil en formation depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2017.

L’association EU DesinfoLab est une ASBL (Ă©quivalent de l’association loi de 1901 en France) belge crĂ©Ă©e le 13 dĂ©cembre 2017 par les trois mĂȘmes et qui a pour objet entre autres de «   dĂ©fendre les individus contre la propagation d’informations malveillantes, la dĂ©sinformation et le phĂ©nomĂšne des fake news au niveau national, europĂ©en et international ». En pratique l’agence et l’association agissent en accordĂ©on, chacune relayant les informations de l’autre.

LES PARTENAIRES VIENNENT TRÈS VITE

De bonnes fĂ©es se sont penchĂ©es rapidement sur DesinfoLab. Moins de deux mois aprĂšs sa crĂ©ation, Twitter donne 125.000 dollars pris sur les revenus des publicitĂ©s russes reçues par Twitter et redistribuĂ©es Ă  des « organisations luttant contre la dĂ©sinformation ». Suivent 25.000 dollars de la fondation Open Society de Soros pour suivre les Ă©lections italiennes du printemps 2018. Bien entendu l’étude italienne trouvera une « corrĂ©lation Ă©troite entre trois exemples de dĂ©sinformation et l’éco-systĂšme russe ».

L’Atlantic Council est un des bras armĂ©s de l’influence amĂ©ricaine en Europe avec nombre de membres et anciens membres de l’administration amĂ©ricaine au plus haut niveau Ă  son conseil d’administration. L’Atlantic Council va choisir le tout jeune DesinfoLab pour crĂ©er le « Forum Transatlantique sur la dĂ©sinformation ». Ils organiseront ensemble une confĂ©rence Ă  Bruxelles le 11 avril 2018. La fondation Soros Open Society et DesinfoLab tiendront confĂ©rence commune un mois plus tard dans la mĂȘme ville le 17 mai sur les Ă©lections italiennes.

Viendra plus tard un financement via le fond Erasmus (sic) de l’Union EuropĂ©enne, sans doute pour justifier du EU de EU Desinfolab. Puis un partenariat avec le think tank tchĂšque European Values de Jakub Janka. Jacub Janka qui a pour hĂ©ros le regrettĂ© va-t-en-guerre rĂ©publicain nĂ©o-conservateur John McCain. Le sympathique European Values est partenaire de nos amis de l’Atlantic Council et il est financĂ© par l’Open Society, l’UE, l’OTAN, les ambassades amĂ©ricaine et britannique Ă  Prague etc.

La boucle est bouclĂ©e. Saper Vedere et EU DesinfoLab sont ils des agents d’influence amĂ©ricains ? Nous nous gardons bien de conclure et laissons la rĂ©ponse Ă  la sagacitĂ© de nos lecteurs.

L’étude des Crises (qui continue) se trouve ici.

Article paru sur le site de l’OJIM.

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