« Toutes les demandes (d’asile) ne se valent pas
et il faut pouvoir les hiérarchiser.
Il faut ĂȘtre lucide et avoir bien conscience
des pays d’oĂč viennent les abus,
sans stigmatiser les populations.
Une part non nĂ©gligeable de la demande d’asile
correspond en réalité à de la migration économique »
(Manuel Valls, mai 2013)

Entretien avec Philippe Randa, auteur de Le Roman noir des Demandeurs d’asile, prĂ©face de Jean-Yves Le Gallou, Ă©ditions de L’Æncre.

(Propos parus dans le quotidien Présent lors de la parution du livre).

Pourquoi vous ĂȘtes-vous intĂ©ressĂ© Ă  ce sujet ?

Sur la question des demandes d’asile, je me suis aperçu que l’opinion publique a Ă©tĂ© fortement marquĂ©e par les rĂ©fugiĂ©s chiliens dans les annĂ©es 70 du siĂšcle dernier aprĂšs le putsch du gĂ©nĂ©ral Pinochet au Chili : la propagande de gauche et d’extrĂȘme-gauche ont convaincu nombre de nos compatriotes que tout opposant chilien Ă©tait alors systĂ©matiquement torturĂ© et exĂ©cutĂ©, sans jugement aucun et cela mĂȘme plusieurs annĂ©es aprĂšs la chute de Salvadore Allende
 Fortement marquĂ© par cette manipulation, les Français sont pour beaucoup ignorants des rĂ©alitĂ©s de la question des Demandeurs d’asile en cette deuxiĂšme dĂ©cennie du XXIe siĂšcle
 Dans leur esprit et quelles que soient leurs propres opinions politiques, de telles demandes sont peu ou prou lĂ©gitimes sur le fond
 Mais cette vision, c’était avant ! Depuis longtemps, la majoritĂ© des demandes d’asile s’avĂšre ĂȘtre uniquement de la migration Ă©conomique. Avec deux mamelles – les trafics humains d’une part et les subventions aux associations d’autre part – oĂč s’abreuvent quantitĂ© d’acteurs peu scrupuleux.

Ce n’est d’ailleurs pas seulement vous qui l’affirmez


Non, comme je l’ai indiquĂ© en introduction de mon livre, Manuel Valls l’a lui-mĂȘme reconnu dans les colonnes du Monde, en mai 2013


Votre livre est-il exhaustif ?

Comment pourrait-il l’ĂȘtre, alors que chaque jour, nous assistons Ă  de nouveaux coups de boutoirs d’une immigration-colonisation pas mĂȘme ralentie, contrairement aux affirmations de nos gouvernants
 On ne peut d’ailleurs plus le dissimuler : les tentatives de pĂ©nĂ©tration du continent europĂ©en via par exemple l’üle de Lampedusa font dĂ©sormais rĂ©guliĂšrement la une de l’actualité  mais gĂ©nĂ©ralement lorsqu’un drame humain se produit, soit lorsqu’un bateau oĂč se sont entassĂ©s des centaines de femmes et d’hommes fait naufrage avant d’avoir pu atteindre les cĂŽtes
 Les associations pro-immigration jouent alors sur la pitiĂ©, non seulement pour culpabiliser « l’homme blanc », mais aussi pour rĂ©colter des fonds : l’un n’empĂȘche pas l’autre, mais surtout, l’un est trĂšs profitable Ă  l’autre : Y’a bon la culpabilisation !

Vous dĂ©noncez ainsi les maffias qui tirent profit de ces demandes d’asile


Elles sont rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ©es, mais trĂšs difficilement mises en pĂ©rils. Et pour cause ! Les multiples associations politisĂ©es Ă  outrance – dont beaucoup sont financĂ©es sur fonds publics – n’hĂ©sitent jamais Ă  monter aux crĂ©neaux, sous tous les prĂ©textes possibles, pour entraver l’action des forces de l’ordre ; quant Ă  la Justice oĂč les membres du Syndicat de la Magistrature sont si nombreux, tout lui est bon pour laisser le temps aux pseudo-rĂ©fugiĂ©s de s’échapper dans la nature, de rĂ©cupĂ©rer par des filiĂšres parfaitement au point de « faux-papiers » – rappelons que les « sans papiers » sont une imposture volontaire de langage pour apitoyer « l’homme blanc » et masquer l’image de ce qu’est rĂ©ellement un clandestin : avant tout un dĂ©linquant ! – puis de lancer la procĂ©dure de naturalisation, aidĂ©s par les mercenaires de la cause imigrationniste : militants associatifs, avocats


Vous consacrez d’ailleurs un chapitre Ă  ces cabinets d’avocat spĂ©cialisĂ©s : vous parlez de juteux business


Entre 2008 et 2012, les frais de dĂ©penses liĂ©es aux contentieux des Ă©trangers pour les prĂ©fectures ont doublé : de 8,5 millions d’euros, ils sont passĂ©s de 16,6 millions d’euros. Les « cochons de contribuables » apprĂ©cieront ! Chaque dossier rapporte entre 600 et 3 000 euros et certains avocats traitent jusqu’à 1000 dossiers par an. Des chiffres explicites, non ?

Vous rĂ©vĂ©lez, documents Ă  l’appui, que des sites africains font la promotion des « bons plans » du demandeur d’asile


Un exemple parmi d’autres : un site sĂ©nĂ©galais compare pour le demandeur d’asile les avantages respectifs des « bons plans », des « rĂ©fugiĂ©s clitoridiens » (le pack Clit’CutÂź) et ceux des voyages sportifs ou artistiques (les packs immigr’ArtÂź ou immiSportÂź)
 Le chantage humanitaire Ă  l’excision des petites filles ou Ă  la persĂ©cution des homosexuels est effectivement trĂšs efficace ; il s’agit alors, simplement, de suivre avec une certaine rigueur, la procĂ©dure administrative
 « La demande d’asile expliquĂ©e aux nuls », en quelque sorte !

Le roman noir des Demandeurs d’asile, Philippe Randa, prĂ©face de Jean-Yves Le Gallou, Éditions L’Æncre, collection « L’Essentiel », 150 pages, 21 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

Roman noir demandeurs asile

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