DeuxiÚme acte : provoquer un « rejet » de greffe massif
contre la nouvelle administration Trump

Trump rĂ©siste Ă  un coup d’État semi-lĂ©gal : drame en 3 actes 1/2 (suite)

L’opĂ©ration commence dĂšs novembre 2016 dans les salons de l’hĂŽtel Mandarin de Washington avec Nancy Pelosi, George Soros et un arĂ©opage de financiers, qui se dĂ©cline ensuite via l’administration Obama partante, les rĂ©seaux liĂ©s aux fondations Soros, les rĂ©seaux des ministĂšres de la Justice et des affaires Ă©trangĂšres, les #NeverTrump nĂ©oconservateurs, les agences de renseignement, le FBI, les bureaucrates des ministĂšres rĂ©galiens (ArmĂ©es, Justice, Affaires ÉtrangĂšres), la presse, la Silicon Valley, les GAFAM, Hollywood, les amis australiens et britanniques des services secrets amĂ©ricains, le rĂ©seau international du sĂ©nateur McCain (qui se voit comme le fondateur de l’Eurasie « libre »), en particulier ses amis britanniques et ukrainiens, etc. Bref, un tsunami gigantesque se dĂ©clenche contre Trump, trop pris Ă  gĂ©rer les divisions au sein de son clan pour le partage du Pouvoir, mais qui se croit invincible du fait que les rĂ©publicains, suite Ă  « l’effet Trump », dĂ©tiennent miraculeusement les deux chambres du CongrĂšs.

L’on comprend dĂ©jĂ  qu’il s’agit ici de priver Trump de tout pouvoir, et de lui faire rater son dĂ©marrage. D’abord l’administration Obama partante (la transition dure presque 3 mois) modifie juste avant la passation de pouvoir les rĂšgles sur la classification des secrets d’État. RĂ©sultat : une nuĂ©e de fonctionnaires de niveau moyen ont soudain accĂšs Ă  des informations qui peuvent ainsi ĂȘtre plus facilement fuitĂ©es, et sans crainte de repĂ©rer rapidement les fuiteurs. Trump se trouve alors bombardĂ© par une pluie de mĂ©tĂ©orites, dont les plus graves visent son propre ministre de la Justice Sessions et son directeur Ă  la SĂ©curitĂ© Nationale, le gĂ©nĂ©ral Flynn, ami des Russes et des Turcs. Sessions, paralysĂ©, se rĂ©cuse de l’affaire Russe et perd le contrĂŽle de son ministĂšre : Rosenstein (ministre adjoint) et Comey (chef du FBI), tous deux sortis de la marmite bushiste deviennent totalement autonomes. Trump est immĂ©diatement privĂ© de deux leviers : la Justice et les affaires Ă©trangĂšres (Flynn Ă©tant lui-mĂȘme « dĂ©missionné » pour avoir dit Ă  l’ambassadeur russe que la question des sanctions serait revue par la nouvelle administration).

Vicieusement, les nominations des hauts fonctionnaires choisis par Trump sont « retardĂ©es » au SĂ©nat, en particulier celles des ambassadeurs qui ne se gĂȘnent pas pour le camper en prĂ©sident temporaire. La planĂšte entiĂšre, Ă  l’exception des IsraĂ©liens et des Saoudiens, ne sait s’il faut prendre Trump au sĂ©rieux. Les Chinois font semblant. Car s’ouvre trĂšs vite une multitude d’enquĂȘtes parlementaires, en parallĂšle Ă  l’enquĂȘte du FBI sur la potentielle collusion russe de la campagne Trump. Trump, naĂŻf, se fait piĂ©ger alors par Comey. Ce dernier lui prĂ©sente, immĂ©diatement aprĂšs son intronisation, le « dossier Steele » (dossier qui a dĂ©clenchĂ© dĂ©jĂ  depuis plusieurs mois une mise de l’équipe Trump « sous Ă©coute », espionnage autorisĂ© par des tribunaux spĂ©ciaux et secret (FISA), en vertu d’impĂ©ratifs de sĂ©curitĂ© nationale – on le dĂ©couvrira plus tard). Comey admet lors de la rencontre qu’il est de son devoir de prĂ©senter au prĂ©sident ce dossier, qu’il prĂ©sente par ailleurs comme « salace et invĂ©rifié ».

Dans les minutes qui suivent, l’existence du dossier est divulguĂ©e par un site mineur, lequel amorce les grands mĂ©dias qui connaissaient ce document, n’attendant qu’une lĂ©gitimation (ainsi de la rĂ©fĂ©rence Ă  la discussion entre le prĂ©sident et le Directeur du FBI) pour lancer la campagne.

Grave erreur, sous la pression de ses enfants (selon Steve Bannon), Trump limoge ensuite Comey aprĂšs que ce dernier a annoncĂ© au CongrĂšs que la campagne Trump fait l’objet d’une enquĂȘte dite de « counterintelligence » (contre-espionnage). Ce cafouillage est vu unanimement comme une tentative « nixonienne » d’entrave Ă  la justice. Comey « fuite » alors le compte rendu de ses conversations avec Trump, et Rosenstein, Ministre adjoint de la Justice, lance ainsi l’enquĂȘte Mueller
 le lendemain du jour oĂč Mueller avait auditionnĂ© chez Trump pour prendre la succession de Comey (on dĂ©couvrira plus tard que Rosenstein avait par ailleurs Ă©valuĂ© la possibilitĂ© de limoger Trump en invoquant le 25e amendement). L’enquĂȘte qui a pour but de dĂ©terminer si les Russes sont intervenus dans l’élection, si Trump a complotĂ© avec les Russes pour se faire Ă©lire, et s’il a entravĂ© le dĂ©roulement des enquĂȘtes lancĂ©es contre lui dĂ©marre le 17 mai.

Jusqu’à la rĂ©cente publication des conclusions de son enquĂȘte, Mueller, homme de l’establishment bushiste, aura coordonnĂ© une Ă©quipe essentiellement dĂ©mocrate, dont l’avocate de la Fondation Clinton, et surtout, en position de numĂ©ro 2, l’ancien juriste en chef du FBI et tombeur d’Enron comme d’Arthur Andersen : l’ami proche des Clinton Andrew Weissmann. L’équipe (19 juristes et 40 agents du FBI) aura ainsi entre autre lancĂ© prĂšs de 3000 injonctions, procĂ©dĂ© Ă  500 perquisitions, rĂ©fĂ©rĂ© au criminel de multiples dossiers sortant de son mandat (affaires maintenant en cours Ă  New York et en Virginie), procĂ©dĂ© directement Ă  plusieurs inculpations de sujets amĂ©ricains (parjure, fraudes financiĂšres
), comme de sujets russes (employĂ©s du GRU, principalement). Elle aura Ă©tendu ses recherches Ă  l’étranger, et dĂ©pensĂ© prĂšs de 30 millions de $.

Et, selon l’ancien Speaker Newt Gingrich, les centaines de personnes ciblĂ©es auront dĂ» dĂ©penser prĂšs d’un demi-milliard de dollars en frais d’avocats et autres experts. Beaucoup ont depuis dĂ©clarĂ© faillite personnelle.

De leur cĂŽtĂ©, les mĂ©dias, propulsant leurs taux d’écoute et leurs revenus, auront fait chou gras de 500 000 histoires sur la collusion/trahison russe, ensuite rĂ©percutĂ©es « circulairement » dans les mĂ©dias sociaux. Ils auront consacrĂ©, entre janvier 2017 et le 21 mars 2019 (veille de la remise du rapport Mueller), soit pendant 791 jours, quelques minutes seulement sur le seul sujet de collusion/impeachment, niveau atteint par une Ă©lection prĂ©sidentielle ou une guerre majeure. Quant aux thĂšmes plus gĂ©nĂ©raux portant sur la performance de Trump le prĂ©sident, pendant la mĂȘme pĂ©riode, l’information aura Ă©tĂ© Ă  92 % nĂ©gative. Il n’est donc pas surprenant qu’à la veille de la publication des conclusions Mueller, un peu plus de la moitiĂ© des AmĂ©ricains croient que Trump a volĂ© l’élection d’Hillary avec l’aide des Russes, tout comme les AmĂ©ricains avaient cru que les tours du World Trade Center avaient Ă©tĂ© abattues par Saddam Hussein.

Le 22 mars 2019, le Ministre de la Justice remet les conclusions du rapport Mueller au CongrĂšs : pas de collusion entre Trump et les Russes. Quant aux allĂ©gations d’entrave Ă  la Justice, (dĂ©cision par Trump de renvoyer Comey, critiques massives et publiques de Trump accusant l’enquĂȘte de chasse aux sorciĂšres), Mueller ne se prononce pas sur leur caractĂšre criminel. C’est donc au Ministre Barr et Ă  son adjoint Rosenstein de se prononcer. AprĂšs consultation avec les juristes du ministĂšre, et considĂ©rant que le crime de collusion n’existe pas, Barr et Rosenstein considĂšrent qu’il ne peut donc y avoir d’entrave Ă  la justice, ni de comportement intentionnellement criminel de la part de Trump. Il est donc innocentĂ©. L’ùre post-Mueller peut commencer.

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