(suite et fin de l’article d’Anne Lauwaert – Plages : du naturisme au burkini – premiĂšre partie).

Dans les annĂ©es 60, sur les plages de la CĂŽte d’Azur, il y avait des «camps missions» pendant lesquels  des groupes de jeunes catholiques qui, aussi nus que tous les autres, faisaient de l’évangĂ©lisation moderne. Ils organisaient des soirĂ©es avec chants et guitares, lectures, mĂ©ditations et messes cĂ©lĂ©brĂ©es sur la plage  par de jeunes prĂȘtres qui portaient les parements liturgiques par-dessus leur slip de bain. Ils Ă©taient joyeux, convaincus et convainquant, enthousiasmants.

C’en Ă©tait fini des pruderies, complexes et autres tartuferies, l’amour libre et aussi l’amour chrĂ©tien avec le  grand espoir ƓcumĂ©nique : toutes les religions du monde allaient se donner la main, tablant sur ce qui nous unit et occultant ce qui nous divise. Surtout ne pas penser que les guerres se font sur ce qui nous divise. Allaient suivre les rassemblements de priĂšre Ă  Assise
 Les retraites Ă  TaizĂ© Ă©taient de bon ton et citer Lanza del Vasto, mĂȘme sans l’avoir lu, complĂ©tait le tableau. L’optimisme Ă©tait partout. On s’y est tellement habituĂ© qu’on a mĂȘme oubliĂ© les raisons pour lesquelles on a commencĂ© Ă  aller Ă  la mer et Ă  s’y dĂ©vĂȘtir.

On n’avait pas prĂ©vu l’offensive islamiste avec le dĂ©barquement du burkini ; voilĂ  des musulmanes qui veulent venir Ă  la plage habillĂ©es. Il leur suffirait de mettre un Tshirt, bermuda et chapeau de paille ou bonnet de bain. Mais lĂ , on ne les remarquerait pas et elles, ce qu’elles veulent, c’est se faire remarquer car c’est l’uniforme de leur militantisme qui les valorise
 mĂȘme et surtout, s’il va complĂštement Ă  l’encontre de l’esprit d’« aller Ă  la mer ».

À ce point, il convient d’écouter ce qu’en dit Ahmed Moualek (ici) et qui peut se rĂ©sumer  par « ces femmes voiles-burqa-burqini sont manipulĂ©es – si c’est pas pour aller Ă  la plage comme tout le monde, pourquoi y vont-elles ? – tout simplement c’est de la folie. »

Et les fĂ©ministes ? Elles ont changĂ© de camp : hier la nuditĂ©, c’était la liberté ; aujourd’hui, l’enfermement c’est « leur » liberté  Ces femmes doivent ĂȘtre libres de s’enfermer
 Nous voulons notre nudisme moderne, mais « elles » elles doivent pouvoir continuer leurs archaĂŻsmes
 C’est ça la diffĂ©rence entre  « nous » (Ă©voluĂ©es) et « elles » (retardĂ©es) 
 Si ça, c’est pas discriminatoire ?

MalgrĂ© tout, l’islamisme ambiant commence Ă  tellement irriter de monde que «plus on les voit, moins on en veut» 

Question: qui est derriĂšre cette provocation continuelle?

Il y a certainement le cĂŽtĂ© commercial. Plus il y a de gens et moins il y a de travail, plus il faut inventer de nouvelles sources de revenus. Construire des mosquĂ©es, c’est vendre des terrains et donner du travail Ă  des bureaux d’architectes, entrepreneurs et ouvriers du bĂątiment. Le halal Ă©tait un crĂ©neau Ă  prendre, c’est fait. La mode islamique Ă©tait un autre crĂ©neau Ă  prendre c’est aussi fait. Le burqini est une trouvaille qui durera ce que durent les modes ensuite le business trouvera autre chose. En 2009 le «Mobile Muezzin» (l’appel Ă  la priĂšre via le tĂ©lĂ©phone portable) avait remportĂ© le grand prix suisse de la crĂ©ation
 Le «musulman» c’est 1,5 milliards de consommateurs potentiels, un fameux crĂ©neau commercial providentiel en pĂ©riode de crise. Pas Ă©tonnant que mĂȘme des non-musulmans s’y engouffrent : business is business et l’argent n’a pas d’odeur.

Ce qui sera moins rentable ce sera quand les caisses maladie vont dire « mais madame vous vous ĂȘtes promenĂ©e toute votre vie en burqa et maintenant vous avez l’ostĂ©oporose ? selberschuld ! Vous l’avez bien cherchĂ© alors, nous on ne  rembourse pas, ni les consultations des mĂ©decins, ni les mĂ©dicaments, ni les cures d’UV
 » Et les petites filles, quand, adultes,  elles auront des problĂšmes de santĂ©, elle les reprocheront Ă  leurs mĂšres comme nous avons reprochĂ© les effets nĂ©fastes des corsets Ă  nos mĂšres.

Si les musulmans se comportaient comme tout le monde, on ne les remarquerait pas et ils pourraient vivre leurs croyances tranquillement, sans hostilitĂ©, ni discrimination. Pourquoi veulent-ils, au contraire, provoquer? Ils sont si excessifs qu’on dirait qu’ils le font exprĂšs.

Je reviens Ă  mon hypothĂšse: en coulisse ceux qui tirent les ficelles utilisent la provocation : priĂšres de rues, halal, revendications, violences, vĂȘtement et autres fĂȘtes de  dĂ©capitation des moutons, pour, d’abord, attiser la colĂšre gĂ©nĂ©ralisĂ©e contre les musulmans et ensuite, la destruction de l’islam. Il y a 1,5 milliards de musulmans sur 7,5 milliards d’habitants de la planĂšte. BientĂŽt ils auront 6 milliards d’individus contre eux. On le voit de plus en plus, comme le dit Michel Paulat dans cette vidĂ©o


MĂȘme les Chinois des banlieues commencent Ă  rĂ©agir. Attention, les Chinois quand ils ont le razl’bol ils ne rigolent pas, les Japonais, les Hindous, les Bouddhistes et bien d’autres non plus d’ailleurs. De plus en plus de personnes se disent qu’on ne va pas continuer Ă  se laisser emmerder
 voir aussi les Ă©lections de ce week-end en Allemagne

De plus en plus d’ex-musulmans rejoignent les athĂ©es et apostats ou se convertissent au christianisme comme le directeur du journal Corriere della Sera, Magdi Cristiano Allam. Pourquoi nos mĂ©dias ne donnent-ils pas plus de visibilitĂ© aux « dĂ©froquĂ©s »Â qu’aux bigots ?

C’est simple : ceux qui tirent les ficelles sont entrain de chauffer la salle et quand elle sera Ă  point ce sera le brusque revirement « tous contre l’islam » 

Quand les « musulmans » aussi non-pratiquants que les catholiques non-pratiquants vont se rendre compte d’ĂȘtre manipulĂ©s, ils seront les premiers Ă  se rĂ©volter.

Alors, cours d’arabe, burqas, burqinis et autres salamalecs
 c’est une balle dans la babouche, c’est harakiri
 bĂȘte et mĂ©chant.

 

Anne Lauwaert.

Anne Lauwaert.

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