« On n’est plus au Moyen Âge, Dieu merci »

Que de fois entendons-nous cette exclamation dans ces dĂ©bats de sociĂ©tĂ© Ă  la faveur desquels certains prĂ©tendent accĂ©lĂ©rer le progrĂšs dĂ©jĂ  en marche. Et Ă  juger des branlements du chef approbatifs d’animateurs le plus souvent complices, se confirme le sage prĂ©cepte qui veut que ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n’en savent pas plus qu’eux.

Il faut reconnaßtre que les historiens médiévistes ne participent à ces joutes verbales que trÚs exceptionnellement et à des heures décourageant un auditoire potentiel.

Dommage, car si l’on en croit l’un d’entre eux, JĂ©rĂŽme Baschet, « sombre repoussoir des LumiĂšres et de la modernitĂ©, le Moyen Âge peine Ă  se dĂ©faire de sa mauvaise rĂ©putation (S’y loge pourtant) une exceptionnelle pĂ©riode d’essor et d’élan crĂ©ateur, dĂ©terminante pour la destinĂ©e du monde europĂ©en. »

« On n’est plus au Moyen Âge ! » Cet argument lapidaire aussi spĂ©cieux que catĂ©gorique, devient presque une formule d’exorcisme chez les intĂ©gristes fĂ©ministes, dames patronnesses de notre temps, grenouilles des sacristies d’orthodoxes Femen, punaises de niche de chiennes de garde. Elles prĂ©tendent faire litiĂšre d’une histoire qu’elles ne connaissent pas et qu’elles refusent de connaĂźtre.

Blanche de Castille, AliĂ©nor d’Aquitaine, Isabeau de BaviĂšre n’ont-elles pas exercĂ©, pour le meilleur comme pour le pire, un pouvoir politique suprĂȘme, des siĂšcles avant qu’Anne Hidalgo n’entreprenne sa croisade contre les trottinettes Ă©lectriques ?

Sait-on chez ces modernistes militants, que, Ă  l’époque de Hildegarde de Bingen dont les prescriptions resurgissent bizarrement presque mille ans plus tard, il y avait autant de femmes que d’hommes s’adonnant Ă  la mĂ©decine.

Marie de France, Gersende de Sabran, Marie de Ventadour poĂ©tisaient les Ă©lans de leur cƓur bien avant que ne s’exercent Ă  la rime GeneviĂšve Pastre et HĂ©lĂšne de Zuylen, grands-mĂšres autoritaires de Simone de Beauvoir et de GisĂšle Halimi .

Les princesses de la Tour de Nesle et autres dĂ©vergondĂ©es auraient-elles dĂ» attendre d’avoir lu Pauline RĂ©age ou Françoise Rey pour jeter leurs bonnets par-dessus les moulins afin de s’adonner plus librement aux galipettes acrobatiques dont s’inspireront bien plus tard ces femmes libĂ©rĂ©es que symbolisent aujourd’hui Catherine Ringer ou Brigitte Lahaie pour ne citer que les plus agiles.

Alors que ces dames condamnent le « machisme » sous ses formes les plus improbables, ne serait-il pas judicieux de leur part de rĂ©habiliter l’Amour courtois, ses chevaliers empressĂ©s, ses gentes dames et plus gĂ©nĂ©ralement cette galanterie bien française qui, naguĂšre, enchanta les cours europĂ©ennes. Oui mais j’entends dĂ©jĂ  certaines de leurs Ă©gĂ©ries protester contre la promotion de ses joutes platoniques, de leurs pucelles complexĂ©es et de leurs damoiseaux par trop effĂ©minĂ©s. Faudrait savoir !

Quant Ă  ces messieurs les gilets jaunes et leurs relais politiciens, ils auraient dĂ» lire les coutumiers mĂ©diĂ©vaux, plus particuliĂšrement ceux de France ou de Normandie, ou les cartulaires des villes franches qui ont prolifĂ©rĂ© Ă  cette Ă©poque, pour tenter de mettre un peu d’ordre dans leurs paniers de revendications dĂ©centralisatrices, tous plus fourre-tout les uns que les autres.

Philippe Martinez, Yves Veyrier et Laurent Berger, secrĂ©taires de la CFGTFO pourraient s’interroger sur les raisons du vote de la loi Le Chapelier et du dĂ©cret d’Allarde de 1791 condamnant des corps intermĂ©diaires multisĂ©culaires et plus particuliĂšrement les corporations et jurandes moyenĂągeuses, avant de se plonger dans la lecture combien instructive de leurs chartes. Mais Ă  l’impossible nul n’est tenu.

Alors ? Ce pan entier de l’ancien rĂ©gime aurait-il Ă©tĂ© aussi sec qu’on le dit ? Ses contempteurs iraient-ils jusqu’à remettre humblement en cause leur jugement trop hĂątif ? HĂ©las !

Si l’erreur est humaine, persĂ©vĂ©rer serait diabolique ? En ĂȘtes-vous si sĂ»r ? En politique politicienne la reconnaĂźtre est impensable parce que suicidaire. C’est d’ailleurs ce que confirme NapolĂ©on, pas le petit, l’autre : « Lorsqu’on s’est trompĂ©, il faut persĂ©vĂ©rer, cela donne raison » Une de mes relations (j’en ai honte), Ă©lu du peuple par dĂ©faut sinon par contumace, se plaĂźt Ă  le rappeler par une pirouette empruntĂ©e Ă  « L’Os Ă  Moelle » : « Une erreur peut devenir exacte, selon que celui qui l’a commise s’est trompĂ© ou non. ». Bienheureux les trompĂ©s ! Heureux ceux qui se trompent ou qui trompent les autres ! L’avenir n’a pas fini de leur appartenir.

C’est pourquoi, selon le thĂ©orĂšme de Laignel, les mĂ©diĂ©vistes Ă©mĂ©rites, auront mĂ©diatiquement tort tant qu’ils seront politiquement minoritaires.

 

Le Moyen Age est une pĂ©riode longue de dix siĂšcles dans l’histoire de l’Europe.

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