De L’esclavage irlandais en AmĂ©rique. En enfer ou Ă  la Barbade, un livre Ă©crit par Sean Callaghan rĂ©vĂšle les vĂ©ritĂ©s derriĂšre les Irlandais qui ont Ă©tĂ© vendus en esclavage.

Esclavage irlandais Amerique Sean Callaghan (Ă©d. Mainstream Publishing _ The White Slave, Richard Hildreth Ă©d. Adamant Media Corporation)

AprĂšs la bataille de Kinsale (1601), les Anglais avaient capturĂ© quelque 30 000 prisonniers militaires, crĂ©ant ainsi une politique officielle de bannissement ou de transport. James II encouragea la vente des Irlandais comme esclaves aux planteurs et aux colons des colonies du Nouveau Monde. La premiĂšre vente enregistrĂ©e d’esclaves irlandais a eu lieu en 1612 dans une colonie situĂ©e sur le fleuve Amazone.

En 1625, une proclamation officielle ordonna aux prisonniers irlandais d’ĂȘtre rassemblĂ©s et vendus comme esclaves aux planteurs anglais. Entre 1629 et 1632, un grand nombre d’Irlandais, hommes et femmes, furent envoyĂ©s en Guyane, Ă  Antiqua et Ă  Montserrat. En 1637, environ 69 % de la population de Montserrat Ă©tait constituĂ©e d’esclaves irlandais. Il fallait acheter de nouveaux esclaves, de 20 Ă  50 livres sterling, des esclaves irlandais capturĂ©s et vendus pour 900 livres de coton. Les Irlandais sont devenus la plus grande source d’esclaves pour les marchands d’esclaves anglais.

De 1641 à 1652, plus de 550 000 Irlandais ont Ă©tĂ© tuĂ©s par les Anglais et 300 000 autres ont Ă©tĂ© vendus comme esclaves. Comme de plus en plus d’hommes Ă©taient transportĂ©s, laissant leurs femmes et leurs enfants derriĂšre eux, ils Ă©taient aussi rassemblĂ©s et vendus comme esclaves. Les Irlandaises et leurs filles Ă©taient de moins bonne qualitĂ© que les esclaves noires et Ă©taient considĂ©rĂ©es comme des esclaves domestiques.

En 1649, Cromwell entreprit une campagne de terreur en Irlande. Tous les soldats capturĂ©s ont Ă©tĂ© transportĂ©s pour ĂȘtre vendus en esclavage. Quelques mois plus tard, en 1650, 25 000 Irlandais Ă©taient vendus Ă  des planteurs Ă  St. Kitt.

Au cours des annĂ©es 1650, plus de 100 000 enfants irlandais, gĂ©nĂ©ralement ĂągĂ©s de 10 Ă  14 ans, ont Ă©tĂ© enlevĂ©s Ă  leurs parents et vendus comme esclaves aux Antilles, en Virginie et en Nouvelle-Angleterre. En fait, plus d’Irlandais ont Ă©tĂ© vendus comme esclaves aux colonies amĂ©ricaines de 1651 à 1660 que la population totale « libre » existante des AmĂ©rique !

En 1652, Cromwell ordonna que les Irlandais soient transportĂ©s Ă  l’étranger, Ă  commencer par 12 000 prisonniers irlandais vendus Ă  la Barbade. La fameuse proclamation « To Hell or to Connacht » fut publiĂ©e le 1er mai 1654, confisquant toutes les terres irlandaises, et les Irlandais indigĂšnes devaient dĂ©mĂ©nager Ă  l’ouest du Shannon ou ĂȘtre transportĂ©s aux Antilles.

Pour accĂ©lĂ©rer le processus en 1657, la loi a Ă©tĂ© clarifiĂ©e comme suit : « Ceux qui ne parviennent pas Ă  se transplanter dans Connaught ou Co Clare dans les six mois seront atteints de haute trahison
 doivent ĂȘtre envoyĂ©s en AmĂ©rique ou ailleurs
 les mers
 les bannis qui reviennent doivent subir les souffrances de la mort en tant que criminels en vertu de cet acte, sans bĂ©nĂ©ficier du clergĂ©. »

Ce n’était pas un crime de tuer des Irlandais, comme les soldats Ă©taient encouragĂ©s Ă  le faire, mais la traite des esclaves rentable Ă  ignorer. En consĂ©quence, 52 000 Irlandais ont Ă©tĂ© vendus Ă  la Barbade et Ă  Virginia uniquement. 30 000 Irlandais et Indiennes ont Ă©tĂ© faits prisonniers et ont Ă©tĂ© transportĂ©s et vendus comme esclaves. En 1656, le Conseil d’État de Cromwell ordonna que 1 000 filles irlandaises et 1 000 garçons irlandais soient rassemblĂ©s et emmenĂ©s en JamaĂŻque pour ĂȘtre vendus comme esclaves Ă  des planteurs anglais.

De 1600 à 1699, peu de gens comprennent que plus d’Irlandais Ă©taient vendus comme esclaves que d’Africains.

Les contrats de service Ă©taient un accord mutuel par lequel un agent vendait une pĂ©riode de temps en Ă©change de son passage, en Ă©change de quoi il recevrait un logement, de la nourriture, des vĂȘtements et gĂ©nĂ©ralement un terrain Ă  la fin du service. Mais les Irlandais Ă©taient plus souvent une exception.

Parfois, l’esclavage n’était pas enregistrĂ© en tant que tel ou pas du tout enregistrĂ©. À partir de 1625, les Irlandais sont vendus avec un seul objectif : les esclaves. Il n’y avait pas d’entente, pas de protection, pas de choix. Ils ont Ă©tĂ© capturĂ©s et remis aux expĂ©diteurs pour ĂȘtre vendus pour leur profit. Les profits Ă©taient Ă©normes, 900 livres de coton pour un esclave irlandais.

Tout le monde dans le commerce d’esclaves d’Irlande a rĂ©alisĂ© un profit, Ă  l’exception de l’esclave. Les esclaves irlandais et africains Ă©taient logĂ©s dans les mĂȘmes installations et appartenaient au propriĂ©taire de la plantation. Les planteurs devaient payer plus cher pour un esclave noir. Les Noirs africains coĂ»tent gĂ©nĂ©ralement entre 20 et 50 livres sterling, contre 900 livres de coton (environ 5 livres sterling) pour un Irlandais. Les Noirs ont Ă©tĂ© mieux traitĂ©s. Le pape et tous les catholiques romains Ă©taient considĂ©rĂ©s comme un ennemi de Dieu et de la civilisation. Toute infraction a Ă©tĂ© traitĂ©e avec sĂ©vĂ©ritĂ©. Beaucoup d’Irlandais sont morts suite Ă  leur traitement. Tuer un esclave irlandais ne fut pas un crime, mais une perte.

Mais le Parlement avait besoin de protĂ©ger certaines esclaves. En 1677, le Parlement adopta la loi rĂ©glementant le traitement des esclaves dans les plantations britanniques, dĂ©signant les sanctions autorisĂ©es pour inclure les coups de fouet et les marques pour les dĂ©lits d’esclaves commis contre un chrĂ©tien.

Les catholiques irlandais n’étaient pas considĂ©rĂ©s comme des chrĂ©tiens, donc ces protections ne s’appliquaient pas. Les planteurs ont commencĂ© Ă  Ă©lever les Irlandaises parce que c’était rentable. Les enfants des esclaves Ă©taient eux-mĂȘmes des esclaves. Les planteurs ont alors commencĂ© Ă  Ă©lever des femmes irlandaises avec des hommes africains pour produire plus d’esclaves qui avaient une peau plus claire et un prix plus Ă©levĂ©.

En 1681, une loi a Ă©tĂ© adoptĂ©e « interdisant la pratique d’accoupler les esclaves irlandaises aux hommes esclaves africains dans le but de vendre des esclaves. »

Non par considĂ©ration morale, mais parce que les marchands d’esclaves y voyaient une concurrence. En 1691, Ă  la suite de la bataille de la Boyne et de la dĂ©faite du roi James, la traite des esclaves irlandais disposait d’une nouvelle rĂ©serve de captifs prĂȘts Ă  ĂȘtre transportĂ©s. Au cours des 100 annĂ©es suivantes, la politique est restĂ©e le transport d’hommes, de femmes et d’enfants irlandais, vendus comme esclaves, une politique de nettoyage ethnique.

Finalement, en 1839, un projet de loi a été adopté en Angleterre pour interdire ces activités, mettant fin à la traite des esclaves irlandais.

De L’esclavage irlandais en AmĂ©rique. En enfer ou Ă  la Barbade, un livre Ă©crit par Sean Callaghan,Ă©d. Mainstream Publishing _ The White Slave, Richard Hildreth Ă©d. Adamant Media Corporation.

Sources

http://www.irisheyesofva.com/wp-content/uploads/2018/05/Irish_Slavery.pdf

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