Il faudra bien, un jour (assez lointain, on le reconnaĂźt volontiers, puisque trop d’intĂ©rĂȘts politiques, Ă©conomiques et tribaux sont en jeu), Ă©crire l’histoire du XXe siĂšcle telle qu’elle a Ă©tĂ© et non telle que la prĂ©sente la propagande des vainqueurs de 1945.

Franklin Delano Roosevelt, effarĂ© par la rechute de la crise Ă©conomique aux USA au second semestre de 1937, avait compris que son New Deal – soit une expĂ©rience d’économie dirigĂ©e – Ă©tait une absurditĂ© dans un pays aussi Ă©tendu qu’un continent et pourvu d’énormes richesses naturelles, dont une armĂ©e d’ingĂ©nieurs inventifs et entreprenants.

Il a progressivement, durant les annĂ©es 1937-40, ruminĂ© ses projets d’économie globale et de mondialisation de la vie politique, corrĂ©lĂ©s Ă  une exportation de l’american way of life. C’est pourquoi, le cher homme voulait anĂ©antir les pires concurrents Ă©conomiques des USA : les puissances allemande, nippone, française et britannique. Il espĂ©rait faire main basse sur le meilleur des Empires coloniaux et des protectorats (de fait ou de droit) : les Indes et l’IndonĂ©sie, l’Indochine et la zone cĂŽtiĂšre de Chine, le Maroc et l’Égypte, Dakar, les pĂ©troles d’Iraq, d’Iran et d’Arabie saoudite.

Dans cette stratĂ©gie gĂ©opolitique Ă  moyen et long termes, la bolchevisation d’une grande partie de l’Europe Ă©tait une excellente tactique : les Allemands, Français, NĂ©erlandais et Britanniques concentreraient leurs forces pour se dĂ©fendre contre les visĂ©es impĂ©rialistes du colosse soviĂ©tique et seraient forcĂ©s de cĂ©der tout ou partie de leurs colonies. Il n’était d’aucun intĂ©rĂȘt pour FDR de parlementer avec les Allemands de l’opposition au FĂŒhrer. Il fallait dĂ©truire un maximum d’ĂȘtres et de biens en Europe : occupĂ©s Ă  relever leurs ruines, les EuropĂ©ens qui ne seraient pas tombĂ©s sous la coupe de la grotesque Ă©conomie soviĂ©tique ne pourraient plus concurrencer de longtemps les exportateurs US.

C’était le sens et l’objectif de la DĂ©claration de Casablanca que FDR n’eut aucune difficultĂ© Ă  faire agrĂ©er par Churchill, ivre mort Ă  son habitude, tandis qu’Eden protestait en vain. L’Unconditional Surrender Ă©tait idĂ©ale pour faire se battre Allemands et Nippons jusqu’à complet Ă©crasement. Tout ĂȘtre sensĂ© en Europe – et mĂȘme aux USA, mais cela ne faisait pas grand monde lĂ -bas en janvier 1943 – jugeait insane une telle exigence de capitulation sans condition, dont les consĂ©quences furent autant de crimes contre l’humanitĂ©.

FDR meurt le 12 avril 1945, d’une hĂ©morragie cĂ©rĂ©brale consĂ©cutive Ă  une hypertension artĂ©rielle maligne. Son successeur, le trĂšs intelligent Harry Truman, n’est au courant de rien. Lorsque le 25 avril 1945, le gouvernement suĂ©dois lui fait connaĂźtre l’offre d’Himmler de mettre bas les armes Ă  l’Ouest pour mieux se battre contre l’ArmĂ©e Rouge, il est bien obligĂ© de refuser : son opinion publique a gobĂ© les idĂ©es rooseveltiennes et a Ă©tĂ© tenue dans l’ignorance des dĂ©gĂąts monstrueux et des tueries de civils induits par les bombardements terroristes de l’US-Air Corps en France, aux Pays-Bas et surtout en Allemagne. De toute façon, il lui semble qu’il est trop tard pour changer d’option politique.

Sa dĂ©cision, rendue publique le 26 avril, eĂ»t peut-ĂȘtre Ă©tĂ© diffĂ©rente s’il avait alors disposĂ© de l’arme utilisant la fission de l’atome. Truman Ă©tait convaincu de la rĂ©alitĂ© du pĂ©ril bolchevique et de la nĂ©cessitĂ© de faire bloc avec l’Europe occidentale. Sa politique ultĂ©rieure le dĂ©montre.

C’est lors de la ConfĂ©rence de Potsdam (du 17 au 25 juillet) que Truman irritĂ© par l’arrogance de « Staline » dĂ©cide d’user des deux bombes atomiques dont dispose l’US-Army aprĂšs l’explosion de celle du dĂ©sert d’Alamogordo, le 16 juillet. Il donne cet ordre, moins pour terminer la guerre contre le Japon – dont le gouvernement rĂ©clame depuis le dĂ©but du mois des nĂ©gociations d’armistice –, que pour freiner les visĂ©es impĂ©rialistes du dictateur soviĂ©tique.

De fait, jusqu’à l’époque oĂč la trahison de marxistes (en grande partie des judĂ©o-marxistes, restĂ©s fidĂšles Ă  l’URSS en dĂ©pit des sautes d’humeur antijudaĂŻques de « Staline ») aura permis aux SoviĂ©tiques de faire exploser leur bombe au Kazakhstan, le 29 aoĂ»t 1949, dĂ©butant « l’équilibre de la terreur nuclĂ©aire », « Staline » laissera en paix le reste du monde. C’est la trahison du secret atomique qui fut la cause premiĂšre du dĂ©clenchement de la Guerre de CorĂ©e, le 25 juin 1950.

De nos jours, s’il faut en croire le Yearbook de 2018 (rapport annuel) du SIPI (le Stockholm International Peace Institute), dont le siĂšge est Ă  Solna, dans la banlieue nord-ouest de la capitale suĂ©doise, environ 15 000 bombes contenant des isotopes radioactifs menacent notre environnement
 soyons honnĂȘtes : depuis 1990, le stock a Ă©tĂ© divisĂ© par cinq (il en existait un peu plus de 70 000 Ă  la fin de la Guerre froide).

Les 6 500 bombes russes et autant pour les USA ne sont guĂšre Ă  craindre, comme le sont les 300 françaises ou les 215 britanniques, et il est probable que les dirigeants de la Chine n’useront pas de leur stock, Ă©valuĂ© entre 270 et 300 « tĂȘtes nuclĂ©aires ». Peut-on en dire autant des 140 bombes pakistanaises et de la mĂȘme quantitĂ© dont dispose l’armĂ©e indienne, des 80 Ă  90 bombes israĂ©liennes ou des 15 Ă  30 de CorĂ©e du Nord ?

Certes, des mĂ©ta-analyses ont dĂ©montrĂ© que les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki n’avaient pas entraĂźnĂ© ces flambĂ©es de mutations gĂ©nĂ©tiques et de malformations fƓtales Ă©voquĂ©es par toutes les publications des Ă©cologistes de pacotille. Mais il est exact qu’aprĂšs une explosion atomique ou une fuite grave d’isotopes radioactifs, l’on observe durant trois Ă  cinq ans une augmentation rĂ©gionale des cancers de la thyroĂŻde, des leucĂ©mies et des lymphomes.

Bombes atomiques et bombes Ă  neutrons sont des armes qui menacent les populations civiles dĂ©signĂ©es comme cibles par des dictateurs dĂ©ments ou par des stratĂšges du terrorisme politique ou religieux. Il y a juste soixante-dix ans que nous en sommes menacĂ©s et cela n’est pas prĂšs de finir ! La vie sur Terre est un Enfer, chacun peut le constater. Était-il absolument nĂ©cessaire d’y ajouter un nouvel ingrĂ©dient ?

Pour en savoir plus, lire « L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel » de Bernard Plouvier (Éditions Dualpha), 310 pages, 31,00euros. Pour commander ce live, cliquez ici.

 "L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel" de Bernard Plouvier (Éditions Dualpha).

« L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel » de Bernard Plouvier (Éditions Dualpha).

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