Le 19 juin, la ChanceliÚre allemande recevait le Président Macron au chùteau de Meseberg.

La rencontre portait sur la zone Euro et sur la politique migratoire. Le rĂ©sultat est, paraĂźt-il, historique. En rĂ©alitĂ©, le sommet est historique au sens strictement contemporain puisque rien de politique n’en est sorti. La rencontre a accouchĂ© d’une formule technocratique Ă  propos d’un budget allouĂ© pour mettre en place un processus de stabilisation de la monnaie commune. En d’autres termes, il s’agit d’un budget pour gĂ©rer les budgets.

Merkel et Macron au château de Meseberg.

Merkel et Macron au château de Meseberg.

Le second volet est tout aussi explosif que le premier puisqu’il entre dans une convergence totale des points de vue. Le vingtiĂšme Conseil des ministres franco-allemand reporte au Conseil EuropĂ©en de cette fin juin les orientations Ă  suivre.

Sur ce point Ă©galement, il n’y a pas de dĂ©cision politique. Les États sont soumis Ă  l’Europe. NĂ©anmoins, si le « budget pour le budget » est un principe dont le fond, c’est-Ă -dire le montant, n’est pas acquis puisque la France et l’Allemagne sont en dĂ©saccord, les deux États, a contrario, sont dĂ©jĂ  d’accord pour proposer un Ă©largissement des prĂ©rogatives du Frontex qui se charge des Migrants.

C’est donc dans cet esprit « Meseberg » que s’ouvre, Ă  Bruxelles, le Conseil EuropĂ©en que le journal Les Échos qualifie d’électrique. Les EuropĂ©ens tenteront de reprendre la main sur la question migratoire. On se demanderait presque qui ou quoi les empĂȘcherait de le faire.

Quel est le fond du problĂšme ? Angela Merkel, en bonne fille de l’ex-RDA, dirige l’Europe avec autoritĂ©. Et cette Europe est dĂ©cidĂ©e Ă  intĂ©grer des millions de migrants. AprĂšs tout, quelle diffĂ©rence peut-il y avoir Ă  diriger des EuropĂ©ens de souche ou des EuropĂ©ens immigrĂ©s ?

Mais sur fond de Brexit et d’euroscepticisme de plus en plus affichĂ©, les pays du groupe VisegrĂ d, Pologne, Hongrie, RĂ©publique TchĂšque et Slovaquie qui refusent cette nouvelle Europe, ont un alliĂ© Ă  l’Ouest avec l’Italie. Le groupe de VisegrĂ d a vocation Ă  maintenir une tradition d’unitĂ© de l’Europe centrale face Ă  l’hĂ©gĂ©monie allemande puisque le groupe date officiellement du XIVe siĂšcle. L’Histoire aurait tendance Ă  jouer des tours et Ă  se rĂ©pĂ©ter.

La rĂ©union du Conseil de l’Europe marque l’ironie du sort. C’est bien cela que vont tenter de conjurer Macron et Merkel. Nous avons d’un cĂŽtĂ© l’Europe des technocrates qui se veut politique. Elle dĂ©ciderait d’un ordre Ă©conomique de gestion du Mondialisme. Nous avons d’un autre cĂŽtĂ© l’Europe politique des Nations. Nous avons du premier cĂŽtĂ© les gĂ©niteurs de cette Europe et nous avons du second cĂŽtĂ© l’émergence de l’Europe vĂ©ritable.

Il convient de se rappeler que l’Union EuropĂ©enne, ex-CEE, a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e pour s’opposer au Comecon de l’Europe de l’Est. La plus flagrante rĂ©ussite est alors l’intĂ©gration des pays d’Europe centrale. L’élargissement dĂ©mographique serait Ă©galement tenu par ce biais.

Mais l’Occident ne veut pas de cette Europe. À l’instar de la France avec la loi Pasqua, la politique vise Ă  discriminer l’immigration venue de l’Est en faveur de celle d’Afrique. Il est dix fois plus difficile et plus long pour un citoyen russe d’obtenir un titre de sĂ©jour en France que pour un Africain. Les naturalisations slaves sont pratiquement impossibles.

En MĂ©diterranĂ©e, plus particuliĂšrement dans sa partie occidentale, se joue, pour le contrĂŽle des mouvements migratoires, une partie d’échecs Ă  double entrĂ©e : verticalement entre les États littoraux du nord et ceux du sud, horizontalement entre les membres de chacun de ces deux sous-ensembles Ă©tatiques ce qui n’est pas sans incidence sur les politiques migratoires de ces États pris sĂ©parĂ©ment et sur leur traduction lĂ©gislative et rĂ©glementaire.

Le cadre juridique est un des enjeux majeurs de l’immigration par les consĂ©quences qu’il va entraĂźner. Emmanuel Macron, durant sa campagne Ă©lectorale, insistait sur l’autoroute Ă  crĂ©er entre la France et l’Afrique. C’est un sujet majeur de l’enjeu entre l’Universalisme et les Nations. DerriĂšre l’intention tentĂ©e de bonne morale se cache, malgrĂ© tout, une situation globale complexe.

En effet, le village mondial n’a pas vocation Ă  harmoniser les ressources ni Ă  rĂ©partir Ă©quitablement les revenus de celles-ci. Il a vocation Ă  distribuer des spĂ©cialitĂ©s qui favoriseront le commerce, l’échange au travers d’une offre et une demande.

De maniĂšre concomitante, les situations complexes ne sont Ă  la base que des situations simples regardĂ©es avec complexitĂ©. Pourquoi tant de tolĂ©rance pour l’Islam ? Simplement parce que les populations invitĂ©es sont musulmanes.

L’ironie du sort, c’est que l’Europe pourrait aboutir Ă  ce que les EuropĂ©ens souhaitaient et ce pour quoi l’Union EuropĂ©enne a fondamentalement Ă©tĂ© crĂ©Ă©e. Et ça, les dirigeants europĂ©ens n’en veulent pas. « Make Europe great again ! », quelle horreur !

Alors le titre des Échos : « En plein tumulte, les EuropĂ©ens tentent de reprendre la main sur la question migratoire », est parfaitement comprĂ©hensible. Elle a failli leur Ă©chapper. Le malentendu rĂ©side dans ce qualificatif d’EuropĂ©en quand il s’agit des dirigeants de type Macron.

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