Le mythe du Vlaams Belang qui hait les francophones a la dent dure. Cette allĂ©gation parfaitement mensongĂšre est systĂ©matiquement resservie dĂšs qu’il est question du Vlaams Belang dans la presse francophone de Belgique, mais aussi en France oĂč rĂ©cemment encore cette formation Ă©tait prĂ©sentĂ©e comme « le parti qui hait les francophones », alors que le Vlaams Belang est prĂ©sent au sein de la formation politique au Parlement europĂ©en qui regroupe le Front National de Marine Le Pen, le PVV du nĂ©erlandais Geert Wilders, le FPÖ autrichien, l’AfD de l’Allemagne fĂ©dĂ©rale et bien d’autres.

Il ne s’est jamais agi de stigmatiser qui que ce soit, sauf les responsables du dĂ©labrement wallon et bruxellois, Ă  savoir le personnel politique, syndical et mĂ©diatique francophone. Tout au plus peut-on reprocher aux Wallons et aux Bruxellois francophones d’avoir votĂ©, et de voter encore, pour ceux qui, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration, ont crĂ©Ă© les conditions de la catastrophe, et encore


À cet Ă©gard, il existe quelques arguments de poids Ă  dĂ©charge de ces Ă©lecteurs fourvoyĂ©s : le contrĂŽle quasiment soviĂ©tique de l’information, les exclusions des syndicats pour celles et ceux qui auraient eu l’outrecuidance de figurer sur une liste Ă©lectorale qualifiĂ©e d’extrĂȘme droite et une propagande systĂ©matique en faveur du PS et de la FGTB (syndicat socialiste) qui ferait pĂąlir de jalousie le chef de l’État Nord-CorĂ©en lui-mĂȘme.

Le dĂ©sĂ©quilibre Ă©conomique grandissant entre la Flandre et la Wallonie et Bruxelles et les transferts financiers gigantesques de la Flandre vers la Wallonie et Bruxelles qu’il implique (autour de 12 milliards d’euros par an) finissent par irriter considĂ©rablement le contribuable flamand. Celui-ci n’est pas insensible aux difficultĂ©s des francophones, mais il a le sentiment trĂšs dĂ©sagrĂ©able que les autoritĂ©s wallonnes n’utilisent pas le fruit de son labeur Ă  bon escient. Il constate que son argent n’est pas consacrĂ© Ă  la relance Ă©conomique et donc Ă  la crĂ©ation d’emplois en prioritĂ© en rĂ©gion wallonne et Ă  Bruxelles ; par contre, il observe le lancement de travaux prestigieux, prĂ©tentieux et inutiles (comme la gare des Guillemins Ă  LiĂšge) pour la gloire Ă©phĂ©mĂšre de quelques apparatchiks socialistes souvent corrompus. Le contribuable flamand sait Ă©galement qu’au-delĂ  des stĂ©rĂ©otypes, il y a des chiffres qui reflĂštent une rĂ©alitĂ©.

Un exemple rĂ©cent illustre parfaitement notre propos : Barbara Pas, Chef du groupe parlementaire du Vlaams Belang Ă  la Chambre fĂ©dĂ©rale, posait une question au ministre Peeters sur les jeunes qui quittent l’école et qui restent un an ou plus au chĂŽmage. Ces allocataires sociaux reprĂ©sentent en Wallonie et Ă  Bruxelles 74 % du total national. Pour les cinq premiers mois de 2016, on comptait 53 105 jeunes dans ce cas dont 39 547 en Wallonie et Ă  Bruxelles, soit 74 %. PrĂ©cisons que l’écart est encore plus grand en ce qui concerne les allocataires de longue durĂ©e (plus d’un an), puisqu’on atteint lĂ  les 78 % pour la Wallonie et Bruxelles.

Au début de cette année, le Ministre-Président Wallon, Paul Magnette (PS), affirmait avec un certain aplomb que « Les Wallons ne vivent pas sur le compte des Flamands », ce qui est malheureusement démenti lors de chaque publication de chiffres économiques ou sociaux officiels. Il ne sert à rien de mentir aux Wallons. La réalité est tragique et il faut la voir en face.

Barbara Pas observe avec pertinence que les flux financiers de la Flandre vers la Wallonie « ne stimulent pas l’économie wallonne, elle l’anesthĂ©sie plutĂŽt. »

Il est vrai que le fait de devoir simplement attendre le jour dit pour percevoir la manne cĂ©leste venue de Flandre pour boucler le budget ne titille pas vraiment l’esprit d’entreprise et de rĂ©forme. VoilĂ  pourquoi il n’est pas dĂ©raisonnable de penser que la voie de l’indĂ©pendance pour la Wallonie serait la condition sine qua non du renouveau et de son sauvetage Ă©conomique, politique, social et culturel.

Dans ce contexte, cette Wallonie Ă  nouveau fiĂšre d’elle-mĂȘme, obligĂ©e de trouver en elle le sens de l’effort et du sacrifice pour le bien commun, oĂč Ă©mergeront forcĂ©ment des personnalitĂ©s sans boulets prĂȘts Ă  lancer les grandes rĂ©formes structurelles indispensables, prendra la place qui lui revient parmi les nations europĂ©ennes. Il est Ă©vident que, dĂšs lors, cette Wallonie ressuscitĂ©e deviendra un partenaire privilĂ©giĂ© pour la Flandre et que de nouveaux liens de respect mutuel seront tissĂ©s. Sans oublier les liens d’amitiĂ© qui existent dĂ©jĂ  entre les Flamands et les Francophones et qu’on pourra cultiver en parfaite Ă©galitĂ©.

Mais pour y arriver, il faut balayer le socialisme une fois pour toutes hors de Wallonie et de Bruxelles. Pas seulement celui du PS, mais aussi le socialisme rampant des Ă©cologistes, des libĂ©raux et des sociaux-chrĂ©tiens (rebaptisĂ©s « humanistes », comme si cela voulait dire quelque chose !). Impossible ? À cƓur vaillant, rien d’impossible ! Ce sont les Francophones qui dĂ©cideront, lors des prochaines Ă©lections : la rĂ©signation
 ou l’honneur !

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