Parlons d’Hillary, car elle n’a plus de nom, la gĂ©nĂ©rale Orwell !

Un Ă©diteur me dit que si elle perd, il faudra voir la tĂȘte des journalistes. Mais pourquoi donc ont-ils tant Ă  y perdre ? Auraient-ils pris trop parti pour la mĂšre de toutes les Ă©lections, et pourquoi ?

Candidate-mÚre, candidate-systÚme, Hillary est le Média. Vous ne pouvez pas ne pas voter pour la générale Orwell. Elle est à la fois le spectacle et le monstre matriarcal planétaire. Elle est la nurse à trique prophétisée par Chesterton. Avec elle, les citoyens redeviendront des mÎmes. Elle est la déesse pourpre de notre apocalypse pour idiots visuels.

Et Trump n’a pas le droit de dire qu’un homme riche et puissant sĂ©duit facilement. La GĂ©nĂ©rale a le droit d’ĂȘtre cocue mĂ©diatique d’un mari violeur car elle est reine eschatologique de l’ineptie ambiante. Trump ne peut rien contre elle en tant que candidate-systĂšme. Il est pourtant une bĂȘte de scĂšne, « un show man », dit Woody Allen ; un « grand moghol », dit Larry King. Dans cette apocalypse mĂ©diatique, j’aurais compris une chose : seuls les grands mĂ©diatiques ont respectĂ© Trump.

La presse est Hillary. Hillary est Dieu. On l’appelle par son prĂ©nom, on la tutoie. Car on est pote avec son Dieu. Pour la premiĂšre fois, le systĂšme est candidate. Le reste doit s’écraser devant cette presse et cette paresse culturelle. Et si Hillary atomise la Russie et avec elle le monde le deuxiĂšme jour, il faudra la bĂ©nir. Et ils la bĂ©niront, mĂȘme au dixiĂšme cercle de l’enfer. La Clinton, cocue pathĂ©tique, devient ce personnage tĂ©ratologique, une rĂ©alitĂ© tĂ©lĂ©-menstruelle qui n’est pas non plus sans Ă©voquer la grosse maison sanglante du Shining de Kubrick. Car les mĂ©dias pissent du Hillary comme du sang. Tout ce qui est masculin doit crever : rival, mari, macho, chĂŽmeur ou ambassadeur US en Libye.

Hillary est le pouvoir, le pouvoir US, et son État profond totalitaire. Et ce de toute Ă©ternitĂ©. Elle ne peut pas ne pas ĂȘtre Ă©lue. D’ailleurs, elle ne devrait pas ĂȘtre Ă©lue, elle devrait ĂȘtre nommĂ©e prĂ©sidente, nommĂ©e et renommĂ©e, et toute rivalitĂ© envoyĂ©e promener ! Car il faut ADORER Hillary. Elle est l’autoportrait de cette info en boucle qui liquĂ©fie le monde. C’est le fĂ©tiche dont parle la mĂšre africaine de Voltaire avant de vendre ses enfants. Et pour la deuxiĂšme fois (Obama fut juste un demi-fĂ©tiche, premier post-candidat), on ne nous demande plus de voter, mais de nous soumettre. Idem en France. DĂ©mission du candidat impie. Assassinat ou mise au coin du contrevenant. Assomption de la Grosse Bertha DĂ©mocratie.

Et dire qu’on avait Ă©tĂ© prĂ©venus : « Au-dessus de ceux-lĂ  s’élĂšve un pouvoir immense et tutĂ©laire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, dĂ©taillĂ©, rĂ©gulier, prĂ©voyant et doux. Il ressemblerait Ă  la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de prĂ©parer les hommes Ă  l’ñge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrĂ©vocablement dans l’enfance » (Alexis de Tocqueville, DĂ©mocratie comme despotisme).

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