Le 23 mai, le CSNU a tenu sa discussion successive sur l’Ă©tat des choses autour du soi-disant « dossier chimique » de la chimie. La «troĂŻka» occidentale des membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU a cherchĂ© Ă  donner un tournant anti-Assad et anti-russe Ă  cet Ă©vĂ©nement. Il a Ă©tĂ© confirmĂ© que ces «exposants» de Damas n’Ă©taient pas intĂ©ressĂ©s Ă  Ă©tablir la vĂ©ritĂ© dans une question cruciale de qui Ă©tait rĂ©ellement derriĂšre l’utilisation allĂ©guĂ©e de sarin le 4 avril 2017 dans la province syrienne d’Idlib. Des reprĂ©sentants des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France ont rĂ©sistĂ© dĂ©sespĂ©rĂ©ment Ă  toute tentative de dĂ©terminer dans quelle mesure leur verdict prononcĂ© « par contumace » au sujet de la responsabilitĂ© prĂ©tendument indĂ©niable du gouvernement Bashar Al-Assad pour cette attaque chimique Ă  Khan Sheikhoun Ă©tait justifiĂ©.

Une scĂšne inesthĂ©tique a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e. Il semble que prĂšs de deux mois aprĂšs l’incident chimique, personne n’a eu hĂąte de visiter Khan Sheikhoun afin d’examiner toutes les circonstances d’un tel cas d’impact Ă©levĂ©. De plus, les Occidentaux ont exclu mĂȘme la possibilitĂ© de visiter la base aĂ©rienne de Shayirat oĂč, selon leurs propres allĂ©gations, le sarin utilisĂ© dans Khan Sheikhoun Ă©tait stockĂ©.

Malheureusement, aucune opĂ©ration n’a Ă©tĂ© entreprise Ă  cet Ă©gard par la Mission d’Ă©tablissement des faits (FFM) de l’OIAC qui procĂšde Ă  un report de sa visite Ă  Khan Sheikhoun accusant des conditions de sĂ©curitĂ© dĂ©favorables. En ce qui concerne le leadership de l’OPAQ – mĂ©canisme commun d’enquĂȘte des Nations Unies (JIM), il est encore de dĂ©velopper un plan d’actions d’enquĂȘte indiquant les sites Ă  visiter, les personnes Ă  interroger et les documents Ă  rĂ©clamer.

La position de la Russie sur cette situation actuelle est bien connue et claire: l’enquĂȘte sur cet incident devrait ĂȘtre effectuĂ©e aussi scrupuleusement que possible, en stricte conformitĂ© avec les mandats JIM et FFM approuvĂ©s par le CSNU et l’OIAC et incluent toutes les actions, mĂ©thodes et Les procĂ©dures prĂ©vues dans les rĂ©solutions pertinentes du CSNU et la Convention sur les armes chimiques (CWC). La base aĂ©rienne de Khan Sheikhoun et Shayirat doit ĂȘtre visitĂ©e, la premiĂšre Ă©tant le site de cet acte barbare et la deuxiĂšme comme Ă©tablissement prĂ©tendument en rapport direct avec elle. La pratique vicieuse Ă©tablie dans le JIM et FFM de mener des enquĂȘtes en mode distant en fonction de la preuve fournie par des tĂ©moins douteux ou parfois mĂȘme de «fausses victimes» est absolument inacceptable. Les ressources des ONG qui se sont compromises depuis longtemps et qui ont Ă©tabli des liens avec des militants et des entitĂ©s terroristes sont largement utilisĂ©es. Ce n’est pas seulement une imitation du travail – nous avons affaire Ă  une falsification dĂ©libĂ©rĂ©e et intentionnelle en fonction d’objectifs politiques clairement Ă©tablis.

Nous demandons une fois de plus Ă  nos partenaires occidentaux de faire preuve de quasi-preuve pour rĂ©pondre Ă  un certain nombre de questions spĂ©cifiques. En particulier, si la procĂ©dure fondamentale de CWC de la chaĂźne de garde a Ă©tĂ© observĂ©e lors de la collecte d’Ă©chantillons biomĂ©dicaux et autres, ou non? N’est-il pas temps d’arrĂȘter de construire des conclusions accusatrices de grande portĂ©e sur des vidĂ©os vidĂ©o organisĂ©es grossiĂšrement et des autres informations peu fiables, avec lesquelles l’opposition syrienne irrĂ©conciliable et ses clients Ă©trangers fournissent en abondance JIM et FFM?

En revenant Ă  la question de la visite de la base aĂ©rienne de Shayirat, nous rappelons que, au dĂ©but d’avril 2017, Damas a dĂ©jĂ  fourni des garanties officielles d’accĂšs sĂ©curisĂ© aux spĂ©cialistes de la FFM. De plus, le gouvernement syrien a exigĂ© qu’une telle visite soit organisĂ©e sans dĂ©lai, confirmant ainsi sa volontĂ© de respecter ses engagements dĂ©coulant de la p. 12 du mandat de FFM (termes de rĂ©fĂ©rence) et dispositions de la p. 15 de la partie XI de l’annexe de vĂ©rification de la CWC. Il est explicitement indiquĂ© que « l’Ă©quipe d’inspection (de l’OIAC) aura le droit d’accĂ©der Ă  toutes les zones qui pourraient ĂȘtre affectĂ©es par l’utilisation prĂ©sumĂ©e d’armes chimiques ». Par consĂ©quent, toutes les conditions prĂ©alables Ă  l’organisation d’une telle visite en termes de sĂ©curitĂ© et de respect des obligations dĂ©coulant de la Convention ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© crĂ©Ă©es. Donc, cela contraste fortement avec l’inactivitĂ© du JIM et une position indiffĂ©rente du leadership de l’OIAC, qui croit que la visite de la base aĂ©rienne dĂ©passe la compĂ©tence de la FFM.

Nous insistons avec le fait que, avec la FFM, le JIM devrait s’impliquer dans l’enquĂȘte sur la situation Ă  la base aĂ©rienne de Shayirat. Nous rappelons que le paragraphe 6 du dispositif de la rĂ©solution 2319 du CSNU stipule que le mĂ©canisme commun d’enquĂȘte offre ses services Ă  l’OIAC. La rĂ©solution 2235 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies, qui a en fait Ă©tabli le mĂ©canisme, contient les pp. 3 et 4 stipulant l’obligation d’identifier les responsables de l’acquisition et du stockage d’armes chimiques. En outre, p. 7 de cette rĂ©solution indique clairement la nĂ©cessitĂ© d’un accĂšs complet Ă  tous.

MinistÚre des affaires étrangÚres de la Fédération de Russie

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retransmis  par www.solidarite-enfantsdebeslan.fr

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