Pendant que les « gilets jaunes » dĂ©filent et captent l’attention des mĂ©dias et du public, le Pouvoir orchestre, en douce, dans ses arriĂšres boutiques, quelques mauvais coups contre la France. La signature du pacte onusien de Marrakech en est une illustration. Mais il y a une autre affaire qui pourrait se tramer dans le dos des citoyens français.

Conseil de sécurité des nations-unies.

Conseil de sécurité des nations-unies.

Depuis la fondation des Nations Unies au lendemain de la IIe Guerre mondiale, la France est, avec les États-Unis, le Royaume-Uni, l’ex-URSS et la Chine, membre permanent du Conseil de sĂ©curitĂ©, l’organe exĂ©cutif du « machin », comme disait De Gaulle. Une prime aux vainqueurs, en quelque sorte.

Le siĂšge onusien de la Chine changea, passant des mains du gouvernement du marĂ©chal Tchang-KaĂŻ-Tchek – celui de la Chine nationaliste rĂ©fugiĂ© dans l’üle de Formose (Taiwan) –, Ă  celle de la Chine rouge, le gouvernement de PĂ©kin. AprĂšs la reconnaissance du rĂ©gime de Mao par, notamment, le Royaume-Uni, la France en 1964 et, surtout les USA du PrĂ©sident Nixon, PĂ©kin devint aux yeux du monde la « seule Chine » au grand dam du gouvernement de Taipeh. Aujourd’hui, il semblerait que nos bons alliĂ©s allemands, faute de pouvoir accĂ©der eux-mĂȘmes Ă  titre permanent au Conseil de sĂ©curitĂ©, mĂšnent une activitĂ© de lobbying pour Ă©jecter, semble-t-il, leur partenaire d’outre Rhin, c’est-Ă -dire
 nous !

PrĂ©texte, l’équilibre europĂ©en. C’est ainsi que le vice-chancelier de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale, Olaf Scholz, a dĂ©claré : « Si nous prenons l’Union europĂ©enne au sĂ©rieux, l’UE devrait Ă©galement parler d’une seule voix au Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies (
) À moyen terme, le siĂšge de la France pourrait ĂȘtre transformĂ© en siĂšge de l’Union europĂ©enne. »

Et ceci est exprimĂ© au moment mĂȘme oĂč l’administration Trump ne semble plus accorder de statut diplomatique au reprĂ©sentant de cette Union europĂ©enne Ă  Washington, au prĂ©texte, tout Ă  fait justifiĂ©, que l’UE « n’est pas un État » !

Une réforme, oui, un abandon, non

La France propose une rĂ©forme du fonctionnement du Conseil de sĂ©curitĂ©, en avançant l’idĂ©e d’un Ă©largissement aux puissances montantes, une par continent, Inde, NigĂ©ria ou Afrique du Sud, BrĂ©sil. Russes comme AmĂ©ricains estiment quant Ă  eux, que l’institution onusienne est rĂ©guliĂšrement bloquĂ©e par le fameux « droit de veto », dont les deux compĂšres usent et abusent rĂ©ciproquement sans vergogne !

Que va faire Paris alors que des voix s’élĂšvent, encore bien timides et isolĂ©es, pour suggĂ©rer que la France devrait se retirer au profit d’un partenaire europĂ©en ? Le Quai d’Orsay, par l’intermĂ©diaire de son porte-parole a dĂ©claré : « La France est favorable Ă  l’élargissement du Conseil de sĂ©curitĂ© (
) pour faire entrer comme membres permanents l’Allemagne, mais aussi le Japon, le BrĂ©sil, l’Inde ainsi que deux pays africains. »

Un avocat des intĂ©rĂȘts d’Outre-Rhin ?

Paris qui, pour l’instant, n’a officiellement rien choisi, s’efforce de cacher sa gĂȘne derriĂšre le paravent de sa bonne conscience europĂ©enne en disant qu’au-delĂ  de son propre discours, la France s’efforce toujours d’exprimer le « consensus » europĂ©en tel qu’il ressortirait des dĂ©cisions de son Conseil.

Que fera Macron, europĂ©iste convaincu ? VoilĂ  une bonne question Ă  soumettre Ă  un rĂ©fĂ©rendum : « Voulez-vous que la France abandonne son siĂšge au Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies au profit de l’Union europĂ©enne ? »

Prenons tout de suite les paris ! Mais attention, il y a des voix Ă©tranges qui s’élĂšvent au sein de La RĂ©publique en Marche – en marche arriĂšre ? –, favorables Ă  la « Grosse Germania », telle celle de cet AurĂ©lien TachĂ©, dĂ©putĂ© du Val d’Oise, qui n’hĂ©site pas Ă  dĂ©clarer : « Le fait de transfĂ©rer une grande partie de la souverainetĂ© nationale au niveau europĂ©en, c’est le cƓur de ce que l’on va proposer aux Ă©lections europĂ©ennes. »

Paris, qui pour l’instant n’a officiellement rien choisi, s’efforce de cacher sa gĂȘne derriĂšre le paravent de sa bonne foi europĂ©enne en disant qu’au-delĂ  de son propre discours, la France s’efforce toujours d’exprimer le « consensus » europĂ©en tel qu’il ressort des dĂ©cisions de son Conseil.

Que fera Macron, europĂ©iste convaincu ? VoilĂ  une bonne question Ă  soumettre Ă  un rĂ©fĂ©rendum : « Voulez-vous que la France abandonne son siĂšge au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU au profit de l’Union europĂ©enne ? »

Attention, il y a des partisans potentiels des intĂ©rĂȘts la « grosse Germania » semble-t-il, tel que cet AurĂ©lien TachĂ©, dĂ©putĂ© LREM du dĂ©partement 95, le Val d’Oise, qui n’hĂ©site pas Ă  dĂ©clarer : « Le fait de transfĂ©rer une grande partie de la souverainetĂ© nationale au niveau europĂ©en, c’est le cƓur de ce que l’on va proposer aux Ă©lections europĂ©ennes. »

Ce jeune homme ferait mieux de lire et relire l’histoire s’il veut sauver en 2022 ou avant, son siĂšge Ă©jectable de parlementaire !

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A propos de l'auteur

Jean-Claude Rolinat

Jean-Claude Rolinat a Ă©tĂ© successivement cadre administratif, documentaliste et journaliste dans la presse d’opinion. Il a publiĂ© plusieurs ouvrages consacrĂ©s Ă  l’histoire contemporaine et rĂ©digĂ© les biographies du gĂ©nĂ©ral Peron (Argentine), du marĂ©chal Mannerheim" (Finlande), et de Ian Smith (RhodĂ©sie), "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec RĂ©mi Tremblay). Derniers livres parus aux Ă©ditiions Dualpha : "La Bombe africaine et ses fragmentations", prĂ©facĂ© par Alain Sanders et "Dictionnaire des États Ă©phĂ©mĂšres ou disparus de 1900 Ă  nos jours” (2e Ă©d. revue, corrigĂ©e et augmentĂ©e).

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