Quelques jours aprĂšs la victoire du FPÖ au premier tour des Ă©lections prĂ©sidentielles autrichiennes, le changement de paradigme a bien eu lieu, s’inscrivant en lettres de feu dans la conscience des politiciens de Vienne. La politique migratoire devient le facteur dĂ©cisionnel majeur de l’opinion, tous les autres aspects de la vie publique Ă©tant relĂ©guĂ©s Ă  des rĂŽles secondaires.

Les mĂ©dias dĂ©noncent dĂ©sormais de « l’Orbanisation » de l’Autriche, selon l’adjectif façonnĂ© pour dĂ©crire la façon dont le dirigeant hongrois Viktor OrbĂĄn a dĂ©cidĂ© de faire face au flux migratoire, fermant la frontiĂšre hongroise avec des barbelĂ©s et mettant en place en urgence tout un train de mesures lĂ©gislatives pour criminaliser les franchissements intempestifs.

En Suisse tout particuliĂšrement, de nombreux esprits brillants expliquent rĂ©guliĂšrement sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision et dans les colonnes des journaux l’absurditĂ© d’une politique de fermeture des frontiĂšres, trop chĂšre, difficile, impraticable, et finalement impossible. Ils ont juste un petit problĂšme avec ce graphique:

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