Union europĂ©enne. Les dirigeants de l’Union europĂ©enne ont poussĂ© un Ă©norme ouf de soulagement, dimanche 23 avril au soir, Ă  l’annonce des rĂ©sultats du premier tour de l’élection prĂ©sidentielle française. Jean-Claude Juncker, le prĂ©sident de la Commission europĂ©enne, a aussitĂŽt « fĂ©licité » sur Twitter le candidat d’En marche !

À Bruxelles comme Ă  Berlin, depuis plusieurs mois, il y a une prise de conscience, liĂ©e au Brexit et aux victoires des populistes dans les urnes, que le statu quo europĂ©en n’est plus tenable.

La Commission europĂ©enne a prĂ©sentĂ© mercredi 26 avril une proposition visant Ă  mettre en place un socle europĂ©en de droits sociaux afin de pouvoir Ă©valuer et rapprocher dans le futur les performances des politiques nationales en matiĂšre sociale et d’emploi, notamment au sein de la zone euro.

L’AssemblĂ©e parlementaire du Conseil de l’Europe (APEC) a ouvert une procĂ©dure de suivi concernant la Turquie, en raison des nombreuses violations de l’État de droit et des droits de l’homme. Ankara a dĂ©jĂ  fait l’objet d’une telle procĂ©dure entre 1996 et 2004. Erdogan s’en tape !

Estonie. DĂ©pĂȘchĂ©s cette semaine sur la base d’Ämari en Estonie, deux chasseurs bombardiers furtifs F-35A Lightning II de l’U.S. Air Force sont venus se familiariser avec le vol au contact de l’espace aĂ©rien russe et dĂ©montrer le « soutien militaire » de Washington aux pays baltes, maillons faibles de l’OTAN.

Ces deux avions qui appartiennent au dĂ©tachement du 34th Fighter Squadron de Hill Air Force Base (Utah), actuellement dĂ©ployĂ©s pour plusieurs semaines sur la base anglaise de RAF Lakenheath, sont les premiers du genre Ă  ĂȘtre mis en place aussi prĂšs de la frontiĂšre occidentale russe.

Angleterre. Des dizaines de coups de canons ont retenti vendredi 21 avril Ă  Londres pour fĂȘter les 91 ans de la reine Elizabeth II.

Le Parti conservateur de la premiĂšre ministre britannique Theresa May est nettement en tĂȘte des intentions de vote pour les Ă©lections anticipĂ©es du 8 juin, selon un sondage Kantar.

Allemagne. CongrĂšs de l’AfD Ă  Cologne la ligne Frauke Petry a Ă©tĂ© dĂ©savouĂ©e. Sa motion conduisait Ă  refuser la ligne dure. Elle espĂ©rait proposer « une option rĂ©aliste » pour accĂ©der « au pouvoir en 2021 ». Plus radicale et mĂ©fiante, la base a refusĂ© de choisir.

Jörg Meuthen, coprĂ©sident du parti, s’est inquiĂ©tĂ© que les musulmans reprĂ©sentent un jour « la majoritĂ© de la population en Allemagne », il a rĂ©cusĂ© la « bipolarisation » du parti entre rĂ©alistes et radicaux.

Au final, ce sont dĂ©sormais deux personnalitĂ©s, Alexander Gauland (76 ans) et Alice Weidel (38 ans), qui auront la charge de dĂ©fendre les couleurs de l’AfD dans la bataille Ă©lectorale Ă  venir. Le congrĂšs s’est mis par ailleurs d’accord sur un programme qui affirme notamment que « l’islam ne fait pas partie de l’Allemagne », rĂ©clame l’expulsion des « migrants criminels » et prĂŽne une « politique nataliste ambitieuse. »

Un autre parti est en crise en Allemagne : les Verts. À cinq mois des Ă©lections fĂ©dĂ©rales du 24 septembre, les intentions de vote en faveur des Ă©cologistes se situent Ă  leur plus bas niveau depuis quinze ans : 6 % des voix dans l’enquĂȘte Emnid parue dans Bild, dimanche.

L’Allemagne, qui a suivi de trĂšs prĂšs la campagne Ă©lectorale française, n’espĂ©rait au fond qu’une seule chose : que Marine Le Pen n’affronte pas, au second tour, Jean-Luc MĂ©lenchon. Autrement dit que le duel final n’oppose pas deux candidats vus l’un et l’autre comme deux adversaires rĂ©solus de l’Allemagne en particulier et de l’Union europĂ©enne en gĂ©nĂ©ral.

En octobre dernier, l’Afghanistan et l’Union europĂ©enne se sont mis d’accord sur les procĂ©dures d’expulsion. Depuis, quatre avions ont dĂ©collĂ© d’Allemagne avec Ă  leur bord des hommes, et des personnes condamnĂ©es par la justice. Direction Kaboul. Une association afghane berlinoise lance une campagne de communication pour s’y opposer.

Les Afghans reprĂ©sentaient l’an passĂ© le groupe le plus important, derriĂšre les Syriens, Ă  demander l’asile en Europe. Ils Ă©taient 127 000. La polĂ©mique a pris une tournure plus politique lorsque le ministre allemand de l’intĂ©rieur, Thomas de MaiziĂšre, a demandĂ© aux seize rĂ©gions du pays, en charge de l’organisation des expulsions, de les mener Ă  bien.

Danemark. Face Ă  la montĂ©e du parti nationaliste Dansk Folkeparti, dĂ©sormais deuxiĂšme force du pays, Inger StĂžjberg, ministre de l’Immigration, a durci drastiquement la politique d’immigration danoise pour sĂ©duire l’électorat extrĂ©miste. Elle compte dĂ©sormais rĂ©tablir les contrĂŽles aux frontiĂšres. Notamment avec la SuĂšde.

La fermeture de la frontiĂšre suĂ©doise fait du Danemark le pays d’accueil le plus proche, rĂŽle qu’il ne souhaite pas tenir : « Nous ne voulons pas ĂȘtre la destination finale des demandeurs d’asile », a ainsi dĂ©clarĂ© la ministre Inger StĂžjberg. Le Danemark est devenu un pays phare en matiĂšre de lutte contre l’immigration.

Vatican. Ça ne mange pas de pain et ça peut rapporter gros. Le pape François est saisi d’une frĂ©nĂ©sie de canonisation. À peine arrivĂ© au pouvoir qu’il dĂ©clarait saints les 813 Italiens d’Otrante (Pouilles), victimes en 1480 de l’envahisseur ottoman.

Pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme saint au paradis, un comitĂ© vĂ©rifie que l’on a deux miracles Ă  son actif. Un seul miracle fait de vous un « bienheureux » comme Alexandre (film d’Yves Robert en 1968).

Pour info, Jean-Paul 2 en a canonisé 482.

Hongrie. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, s’est exprimĂ© devant les eurodĂ©putĂ©s Ă  Bruxelles lors d’un dĂ©bat sur la situation en Hongrie, qui provoque une « inquiĂ©tude gĂ©nĂ©rale » des responsables europĂ©ens. La prĂ©sence du Premier ministre hongrois Ă  ce dĂ©bat n’était initialement pas prĂ©vue.

Viktor Orban s’est lancĂ© dans une violente diatribe contre Soros, « qui a dĂ©truit la vie de millions d’EuropĂ©ens avec ses spĂ©culations financiĂšres ». Et de justifier par lĂ  mĂȘme la fermeture de l’universitĂ© d’Europe centrale financĂ©e par le mĂȘme ignoble Soros.

Jusqu’ici, la Hongrie a toujours Ă©chappĂ© au dĂ©clenchement de l’article 7 du TraitĂ©, qui dĂ©taille la procĂ©dure Ă  suivre en cas de « violations systĂ©matiques de l’État de droit. »

Russie. Pro-europĂ©en, le candidat d’En marche ! est perçu Ă  Moscou comme un obstacle au « monde multipolaire » que le Kremlin voudrait imposer. DĂ©peint comme un « mondialiste pro-amĂ©ricain » et le « chouchou des mĂ©dias », le voici dĂ©sormais prĂ©sentĂ© comme le successeur de François Hollande avec lequel les relations s’étaient dĂ©gradĂ©es.

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