Michel Grimard, Président du ROUE

 Incertitude et suspicion dĂ©veloppent l’inquiĂ©tude qui plane sur l’effacement de la paix dans le monde. TraitĂ©s rĂ©duits Ă  nĂ©ant, sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), sur les Forces NuclĂ©aires IntermĂ©diaires (FNI), doute sur l’avenir de la Non-ProlifĂ©ration des Armes NuclĂ©aires (TNP) ou la limitation d’armes nuclĂ©aires de longue portĂ©e, New Start. PerplexitĂ© accentuĂ©e pour l’Europe sur la viabilitĂ© sĂ©curitaire de l’OTAN, aprĂšs le bilan des Ă©changes du soixante-dixiĂšme anniversaire de l’organisation.

Ces Ă©vĂ©nements ne peuvent que nous rendre particuliĂšrement soucieux de la sĂ©curitĂ© de notre continent, qui devient, plus que jamais, une urgence. L’édification d’une dĂ©fense europĂ©enne, dont la CoopĂ©ration StructurĂ©e Permanente est un Ă©lĂ©ment accĂ©lĂ©rateur, n’accepte plus d’atermoiement. L’esprit du traitĂ© franco-allemand du 22 janvier 2019 renforce la CSP.

Dans son paragraphe 3, il stipule : « Les deux États s’engagent Ă  renforcer encore la coopĂ©ration entre leurs forces armĂ©es en vue d’instaurer une culture commune et d’opĂ©rer des dĂ©ploiements conjoints. Ils intensifient l’élaboration de programmes de dĂ©fense communs et leur Ă©largissement Ă  des partenaires.

Ce faisant, ils entendent favoriser la compĂ©titivitĂ© et la consolidation de la base industrielle et technologique de dĂ©fense europĂ©enne. Ils sont en faveur de la coopĂ©ration la plus Ă©troite possible entre leurs industries de dĂ©fense, sur la base de leur confiance mutuelle. Les deux États Ă©laboreront une approche commune en matiĂšre d’exportation d’armements en ce qui concerne les projets conjoints. »

Tout rĂ©cemment, la ChanceliĂšre Angela Merkel et le PrĂ©sident Emmanuel Macron ont prĂ©cisĂ© leur perception de la dĂ©fense europĂ©enne, en parlant « d’une vraie armĂ©e europĂ©enne. »

Des avancĂ©es ont indĂ©niablement permis le renforcement de la rationalisation de l’industrie militaire et de l’utilisation de ces diffĂ©rentes composantes. Toutefois, des questions se posent. Qu’en est-il de l’avancement du char franco-allemand du futur, en principe intĂ©grĂ© dans la CSP et oĂč se situe le planeur hypersonique français. L’optimisation n’accepte aucune exception. Tout ce qui y concourt doit figurer dans la CSP.

Notre curiositĂ© nous conduit Ă©galement Ă  scruter, sans grande visibilitĂ©, le devenir des nombreux projets initialement comptabilisĂ©s lors du lancement de la CSP. Leur rĂ©ussite, dans ce cadre, serait pourtant essentielle, en permettant Ă  l’Europe de s’affranchir des contraintes extĂ©rieures, par une industrie militaire propre, la dĂ©gageant de toute entrave pour agir. Cette perspective dĂ©plaĂźt aux États-Unis, potentiels perdants sur le plan matĂ©riel et hĂ©gĂ©monique.

Mais pour ĂȘtre totalement efficiente, la concurrence de l’industrie militaire de l’Union nĂ©cessite une armĂ©e europĂ©enne. S’il faut certes renforcer cette politique d’armement et d’exportation commune, il convient que les oubliettes ne soient pas le sort rĂ©servĂ© aux autres problĂšmes, commandement centralisĂ©, pour ĂȘtre efficace et rĂ©actif, intĂ©gration assumĂ©e, relations avec l’OTAN. Il faut accĂ©lĂ©rer et proposer quelques perspectives, au-delĂ  de la seule rationalisation des matĂ©riels et des armes.

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliquĂ©, formule que l’Union europĂ©enne semble affectionner. Le SystĂšme de Combat AĂ©rien du Futur (SCAF), lancĂ© en juillet 2017 par le PrĂ©sident Emmanuel Macron et la ChanceliĂšre Angela Merkel, dans lequel figure le premier chasseur franco-allemand, s’il ne manque pas d’intĂ©rĂȘt, peut ĂȘtre dĂ©routant. L’étude de cet avion de combat du futur signĂ©e cette annĂ©e par les deux ministres, français et allemand, de la dĂ©fense, n’avait-elle pas un rĂ©ceptacle naturel, la CoopĂ©ration StructurĂ©e Permanente.

Dans le cas contraire, quelle est l’articulation qui donne de la cohĂ©rence Ă  ces deux organisations, qui chevauchent leurs actions.

La signature, par le ministre de la dĂ©fense espagnole, de l’accord, que d’autres pays europĂ©ens souhaitent Ă©galement parapher, pouvait s’effectuer, en toute lĂ©gitimitĂ©, avec la CSP. CrĂ©er un lien avec de possibles utilisateurs du matĂ©riel militaire qu’elle conçoit, aurait Ă©tĂ© positif, comme leur formation, dans un mĂȘme creuset, Ă  la pratique de tous les matĂ©riels, classiques ou novateurs. Une façon de maximaliser la formation et de renforcer la capacitĂ© de la CSP.

La SCAF peut certainement contribuer Ă  favoriser une indĂ©pendance militaire europĂ©enne, mais un projet d’une telle ampleur est soumis Ă  de nombreux alĂ©as, d’oĂč l’importance de poursuivre avec vigueur, le dĂ©veloppement de la CoopĂ©ration StructurĂ© Permanente.

Être des experts n’est pas notre prĂ©tention. Nous tentons simplement d’expliciter le mieux possible, l’intĂ©rĂȘt de cette CSP, Ă  tous ceux, qui intuitivement pensent nĂ©cessaire une force europĂ©enne de dĂ©fense pour assurer l’indĂ©pendance de l’Union.

Contrairement au GĂ©nĂ©ral Pierre de Villiers, chef militaire que nous respectons, nous croyons Ă  la dĂ©fense europĂ©enne, dans le cadre d’une armĂ©e indĂ©pendante, sans laquelle un gouvernement europĂ©en n’aurait effectivement aucun sens. La seule forme efficace d’une armĂ©e est celle d’un commandement unique, dĂ©cidĂ© par un pouvoir politique lĂ©gitime.

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