par Olivier Bault.

Jean Asselborn – reprĂ©sentant la haute finance
puisqu’il est ministre des affaires Ă©trangĂšres de ce paradis fiscal
qu’est le Luxembourg – se permet de donner des leçons à Salvini !

« Merde alors ! », s’est exclamĂ© l’inĂ©narrable et indĂ©boulonnable Jean Asselborn, ministre des Affaires Ă©trangĂšres du Luxembourg depuis 2004 (et vice-Premier ministre de 2004 à 2013), lors d’une rĂ©union du Conseil de l’UE vendredi en Autriche.

Ce qui l’a fait sortir de ses gonds, c’est la rĂ©action du bouillant ministre de l’IntĂ©rieur italien Matteo Salvini Ă  son affirmation selon laquelle l’Europe vieillissante aurait besoin d’immigrĂ©s. L’Italien lui a en effet rĂ©pondu qu’il Ă©tait, lui, payĂ© par ses concitoyens non pas pour faire venir de « nouveaux esclaves » qui remplaceront les enfants que les Italiens ne font pas, mais pour inciter ses compatriotes Ă  se remettre Ă  faire des enfants.

Asselborn s’est alors emportĂ©, interrompant le ministre italien : « Au Luxembourg, cher Monsieur, on avait des dizaines de milliers d’Italiens ! Ils sont venus comme migrants, ils ont travaillĂ© au Luxembourg, pour que vous en Italie vous ayez l’argent pour vos enfants, merde alors ! »

Non content d’avoir mis sur un pied d’égalitĂ© les immigrĂ©s italiens venu lĂ©galement travailler au Luxembourg dans le passĂ© aux centaines de milliers d’immigrants qui arrivent illĂ©galement, et donc sans y avoir Ă©tĂ© invitĂ©s, d’Afrique et d’ailleurs, le Luxembourgeois est allĂ© encore plus loin – trĂšs loin, mĂȘme – dans une interview publiĂ©e dimanche dans l’hebdomadaire allemand Spiegel : il a affirmĂ© que « Salvini a les tonalitĂ©s et les maniĂšres fascistes des annĂ©es 30. »

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise n’en est pas Ă  ses premiĂšres insultes contre les membres des gouvernements d’autres pays europĂ©ens, en thĂ©orie amis et partenaires du Luxembourg, puisqu’il avait traitĂ© le Premier ministre hongrois Viktor OrbĂĄn de dictateur dans une interview pour le journal allemand Tagesspiegelen fĂ©vrier dernier. En septembre 2016, M. Asselborn appelait dĂ©jĂ  (cette fois dans une interview pour le journal allemand Die Welt) l’Union europĂ©enne Ă  suspendre la Hongrie qu’il accusait de violer les « valeurs europĂ©ennes » en dĂ©fendant la frontiĂšre extĂ©rieure de l’espace Schengen. Par ses propos, il voulait « secouer l’Europe », expliquera-t-il ensuite face aux critiques.

Aujourd’hui, il explique dans une interview pour le journal italien La Repubblica que Salvini a exprimĂ© des concepts hĂ©ritiers d’une Ă©thique fasciste des annĂ©es 30 et qu’il s’est senti obligĂ© d’intervenir car il fallait bien que quelqu’un dise « Maintenant, ça suffit ! » « Les populistes », a dĂ©clarĂ© Asselborn, « veulent remettre l’intĂ©rĂȘt national avant tout, ils veulent dĂ©truire l’Union telle que nous la connaissons. »

Mais l’UE telle que la connaĂźt M. Asselborn n’est pas celle que connaissent la plupart des habitants de l’UE, et la rĂ©ponse du chef de la Ligue n’a pas tardĂ©, via les rĂ©seaux sociaux : « Si vous aimez tant les immigrĂ©s, accueillez-les donc tous au Luxembourg, en Italie nous en avons dĂ©jĂ  trop accueilli. »

Allez, Monsieur Asselborn, ne soyez pas fasciste, vous en prendrez bien une petite centaine de milliers pour commencer ? Les Luxembourgeois comptent, en termes de PIB par habitant, parmi les gens les plus riches de la planÚte (3e au dernier classement du FMI aprÚs le Qatar et Macao). Vous pouvez vous le permettre !

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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